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A Blois, le 1er avril le procès de la direction de l'ADMR 41

Le jour-même de la mobilisation du social et médicosocial partout en France et donc aussi à Blois, avait lieu le procès de l'ADMR Aide à Domicile en milieu Rural, pour travail dissimulé et non prise en compte de l'ensemble du travail des aides à domicile, notamment du temps de trajet entre 2 personnes prises en charge. Les salariées avaient déjà fait la grève en 2020 avec la CGT pour que tout leur temps de travail soit pris en compte; elles qui avaient été considérées comme essentielles durant le COVID, n'avaient pas vu de changement dans leur salaire qui ne leur permettait pas de vivre correctement. Elles ont continué à mener la lutte, et c'est ainsi qu'après enquête de l'inspection du travail, la direction de  l'ADMR devait répondre ce 1er avril au tribunal de Blois. Le délibéré devrait avoir lieu le 10 juin

grève à la Protection Judiciaire de la Jeunesse le 19 septembre

la Protection Judiciaire de la Jeunesse, la PJJ alerte du danger si les moyens en personnel ne sont pas remis dans leurs services. Ils ne pourront pas assumer leur mission.

Le collectif 37 Notre Santé en danger prépare la rentrée

Le collectif santé préparait la rentrée sociale en tenant un stand le jeudi 22 août aux journées d'été d'EELV et le 7 septembre au forum des associations de St Pierre des Corps.

Les thèmes des problèmes de l'accès aux soins en particulier pour les enfants étaient mis en avant ainsi que ceux pour la défense de l'AME, l'Aide Médicale d'Etat et la situation scandaleuse faite aux médecins étrangers, les PADHUE. Ces médecins praticiens à diplôme hors union européenne, sont maintenus dans une situation précaire et largement exploités. Nous faisions signer la pétition de la CGT, l'AMUF, le SNMH FO et l'intercollectif PADHUE (voir en pièce jointe) que nous invitons à télécharger, signer et faire signer.

La pétition contre les restes à charge, initiée par Convergence et la Coordination avait du succès. Bien sûr, il ne faudra pas se contenter d'une pétition devant ce problème de reste à charge exponentiel pour les patient.es.

Nous avons rencontré le maire de Tours et expliqué le maintien de notre opposition à voir la psychiatrie rassemblée sur un seul site d'ici la fin de l'année prochaine avec 84 lits en moins. Nous lui avons exprimé notre regret de n'avoir pas eu un soutien plus ouvert de sa part en direction du personnel qui se battait contre ce projet. Il nous a répondu ne pas être un expert pour refuser un projet de 50 millions d'€ et se fier aux experts, le psychiatre chef de pôle , la direction de l’hôpital et l'ARS...

Sur St Pierre des Corps le jeu de l'oie a permis d'expliquer les diverse problématiques du parcours de santé, parcours du ou de la combattant.e! pendant que parents et enfants jouaient ensemble. Des contacts ont été pris pour continuer à mener ces campagnes ensemble.

Mobilisation le 11 juin contre la fermeture de 24 lits en psychiatrie. le mardi 11 juin 2024 à 13h devant le bâtiment de psychiatrie à Trousseau

Tours, le 07 juin 2024

Communiqué de presse

La Psychiatrie boit la tasse au CHRU de Tours!

Après une fermeture (temporaire aux dires des directions) de 18 lits entre décembre et janvier en psychiatrie B, c’est maintenant la fermeture définitive d’une unité complète de 26 lits jusqu’à la fin de l’année qu’ont annoncé le professeur Camus, psychiatre, et Mme Carré-Renault, Cadre supérieure du pôle de psychiatrie addictologie et le Directeur général adjoint, Mr Rouget.

Le principal motif invoqué par la direction est le manque de personnel soignant, alors que les demandes pour travailler en psychiatrie affluent.

Ces fermetures prendront effet à partir du lundi 8 juillet 2024, faisant fi des patients qui ne sont toujours pas informés, qui subiront des transferts ou des sorties anticipés très déstabilisants et ne pourront plus être pris en charge.
Les familles devront une nouvelle fois prendre le relais, alors qu’elles sont déjà très sollicitées tout au long de l’année, manquant elles aussi d’expérience et de moyens pour accompagner leur proche dignement. Enfin, c’est sans compter le nombre de patients nécessitant une hospitalisation qui se retrouveront livrés à eux-mêmes

Maltraités, humiliés et rabaissés à un simple matricule dans une matrice, les soignants se voient proposer des postes, ne correspondant absolument pas à leur projet professionnel.

Cette maltraitance institutionnelle met les professionnels très en colère, et ceux-ci ont d’ors et déjà déposé un préavis de grève qui débutera le 11 juin 2024. Plusieurs actions sont en cours d’organisation pour les semaines à venir, mobilisant les soignants, les usagers et les familles afin de faire entendre leurs revendications : stop aux fermetures de lits, maintien des effectifs et des postes, maintien de conditions de travail acceptables. Un premier rassemblement est prévu le mardi 11 juin 2024 à 13h devant le bâtiment de psychiatrie à Trousseau.

Le gouvernement nous martèle d’annonces affirmant vouloir déstigmatiser la santé mentale et en faire sa priorité, mais la réalité de terrain se situe bien à l'opposé : La psychiatrie se noie sous le regard attentif d’une majorité d’élus et de la direction qui semblent s’en moquer chaque jour un peu plus.

L’Intersyndicale CGT, FO et SUD Santé Sociaux reste déterminée à proposer une meilleure prise en charge des patients souffrant de troubles psychiatriques et soutient les collègues dans leurs actions et dénonce l’inaction de la direction à trouver des solutions pour permettre le maintien de l’offre de soins de psychiatrie en Indre-et-Loire.

L’Intersyndicale CGT, FO et SUD Santé Sociaux

Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

Par ex à l’EHPAD de Loches où il n’y a plus d’infirmière de nuit, un partenariat a été fait avec une HAD qui couvre 35 établissements. Si un résident a besoin d’antalgique type morphinique qui ne peut être donné par une aide-soignante il doit attendre de longues heures pour être calmé le temps qu’une infirmière puisse être disponible ou bien le renvoyer aux urgences.

Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Vœux du Tour de France pour la Santé et des organisations signataires. à Mme Vautrin, Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités

Madame la Ministre,

Vous prenez vos fonctions à la tête d’un ministère de la Santé confronté à une crise profonde et grave, conséquence des politiques menées depuis plus de 20 ans et poursuivies sous la présidence d’Emmanuel Macron.

La désertification médicale et paramédicale s'étend. Les services d’urgence sont saturés et pour nombre d’entre eux ne sont plus en capacité d’accomplir leur mission de continuité d’accueil 24 heures sur 24, ni même l’assurance d’une prise en charge humaine et de qualité. Ces difficultés sont partagées par l’ensemble des services hospitaliers et 6700 lits ont fermé en 2022. Le médico-social et le social subissent des dégradations à l’identique.

Rassemblement du 18 décembre 23 à Tours contre la loi Darmanin

Le collectif 37 Notre santé en danger avait appelé avec d'autres organisations au rassemblement lundi 18 déc 18h  à Tours contre le projet de loi immigration

Cet appel international avait été relayé nationalement et localement

Pour le collectif santé,  nous n'acceptons pas que l'Aide Médicale d'Etat, que le droit de se soigner pour tous avec ou sans papiers soit remis en cause et fasse l'objet de tractations avec la droite et l'extrême droite.

Dans ce rassemblement les organisations associatives comme notre collectif, syndicales comme solidaires et politiques appelaient à dire non à ces mesures qui visent à pourrir encore plus les conditions de vie et d'accueil des étrangers; des interventions ont été faites du collectif des organisateurs qui ont dénoncé l'ensemble des mesures. Le syndicat d’étudiants solidaires a dénoncé pour sa part les droits d'inscriptions déjà  multipliés par 16 pour les étudiants étrangers, et pour lesquels il est prévu de retenir une caution pour le cas où ils ne retourneraient pas dans leur pays à l'issue des études.
Utopia 56 a posé le problème d'une vingtaine de mineurs non accompagnés sans logement hébergés dans un pavillon sans eau ni électricité. Le Collectif 37 Notre santé en danger a lu un texte sur les atteintes aux soins que représenterait cette loi. voir le texte ci-joint
Le rassemblement s'est terminé en chanson avec la chorale de la P'tite Rouge de Touraine.
Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Grève au CH de Luynes (37) le 5 décembre 23

Àprès 2 semaines de grève, les personnels du CH de Luynes faisaient un rassemblement ce 5 décembre à l’appel de FO et SUD devant l’établissement pour appuyer les négociations pour une amélioration des conditions de travail.

Depuis l’après covid les dégradations de condition de travail et de soins avec les absences non remplacées sont devenus au-delà de l’acceptabilité. A ce jour il y a 13,5 % d’absentéisme.

Le 22 novembre le personnel s’est mis en grève. 

Cet hôpital de 320 lits et 350 agent.es pour un service de SMR de 70 lits, un service de soins palliatifs de 10 lits et du médico social avec un EHPAD de 210 lits et un service de soins à domicile.

Une réunion de négociation devait avoir lieu le 6 décembre.

Les revendications concernent la dégradation des soins et des conditions de travail, le manque de matériel, la demande de fauteuils conformes, la demande de formation pour distribution des médicaments par les AS ( normalement une infirmière doit être présente), le refus du management autoritaire, le droit syndical...

La direction a commencé à reprocher aux grévistes de faire une entrave au service public par son rassemblement et de prendre en otage le personnel et les usagers ! Puis, devant les griefs exposés par les collègues elle a finalement proposé des réorganisations en disant que tout le monde était dans le même bateau et subissait la restriction des budgets, 2 millions pour le CH de Luynes. Ce à quoi le personnel a répondu qu’il ne tenait qu’à eux de soutenir les revendications du personnel auprès des instances de tutelle.

Le directeur a ensuite proposé des heures supplémentaires gérées par logiciel Hublo pour pallier aux absences ; ce système, déjà connu au CHRU de Tours, génère encore plus d’absences par épuisement.Une manifestante a répondu que quand elles reviennent sur leurs repos elles aimeraient pouvoir récupérer en repos et non se voir dire au 31 décembre que ce sera versé au CET Compte Épargne Temps ! Ce qu’il faut ce sont de vraies embauches pérennes donc mettre les moyens pour fidéliser le personnel.

Au total un rassemblement qui a permis au personnel en grève de s’exprimer, de montrer sa force de recevoir le soutien de familles qui passaient voir des résidents. Une étape importante dans la lutte pour la reconnaissance de ses revendications. Des chansons composées par le personnel ont ajouté une note d’enthousiasme dans cette lutte. Malgré tout, une aide-soignante qui travaille depuis plus de 30 ans dit que le sourire des résident.es est la meilleure des récompense et ne lui ferait pas lâcher le travail, ce qui n’empêche qu’elle se bat pour de meilleures conditions de travail et de lutte même s’il faut aussi résister à la culpabilisation des grévistes.

Le collectif 37 Notre santé en Danger appelle à élargir le soutien aux grévistes en faisant connaître leur lutte et en manifestant leur solidarité dès que c’est possible.

interview d’1 ASH et 1 AS du SMR Soins Médicaux et Réadaptation

Depuis 1 an, nous avons des cas de plus en plus lourds sans personnel supplémentaire et sans matériel adapté.

Pour le planning, nous ne sommes pas prévenues des changements ; les temps partiels, 80 et 60 % ne sont pas respectés. Le SMR comprend 50 lits au rez de chaussée et 21 lits au 1er étage, secteur 3. Nous sommes 6 pour le rez-de chaussée . Avant les patients relevaient surtout de la suite d’orthopédie ; maintenant ils présentent des multi-pathologie, soins palliatifs, maladie d’Alzheimer, cas psychiatriques …

Il faudrait pour ce service 1 AS en plus le matin et 1 l’après-midi

interview d’une AS en EHPAD

60 résidents dont certain.es présentant la maladie d’Alzheimer beaucoup de grabataires ou jà stimuler

Il y a 8 agents le matin + 2 postes hôteliers et 2 IDE en théorie ; En réalité depuis l’après covid il manque 1 IDE et les 2 postes hôteliers . Les AS servent les petits déjeuners + aide aux médicaments.

L’AM 4 AS + 2 postes d’entretien et 1 IDE Maintenant il y a un poste d’entretien en moins qui aidait au goûter à la vaisselle…

Un nouveau poste K4 a été mis qui ne fait que du ménage à la suite de plainte de familles qui voyaient des moutons dans les chambres, sachant que le personnel en procédure dégradée privilégie les soins aux patient.es. Les chambres sont plus propres mais il y a moins de personnels pour les soins donc le problème n’est pas réglé. Parfois il n’y a pas d’IDE l’après-midi.

La nuit elles ne se retrouvent souvent que 4 pour faire le travail.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Samedi 30 septembre fête du Sanitas

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger aura un stand à cette fête. Vous pourrez venir nous y retrouver pour faire une partie de jeu de l'oie de la santé, donner vos témoignages , pour connaître les prochaines mobilisations pour défendre l'accès aux soins, le 2 octobre à 14h30 avec le personnel de l’hôpital en grève devant Clocheville et le 7 octobre place jean Jaurès dans le cadre du Tour de France pour la santé.

Le programme de la fête :

  • À 14h30, déambulation, avec un départ à 15h à la rotonde qui se termine aux friches du Hallebardier.
  • À partir de 16h00, le village associatif démarrera avec plusieurs animations proposées tout au long de la journée.
    • De 16h à 19h vous retrouverez les démonstrations des associations.
    • De 19h00 à 21h30, il y aura un concert et un espace de restauration.

Rassemblement de soutien devant le local de la Table de Jeanne-Maire

Le Collectif Santé avait appelé à participer au rassemblement organisé très rapidement mercredi 7 juin devant la table de Jeanne-Marie, après l’incendie criminel qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin. Environ 200 personnes se sont retrouvées pour exprimer leur solidarité avec cette association.

Projet de loi asile et immigration

Communiqué de la Coordination Nationale

le 18 avril 2023

PROJET DE LOI « ASILE ET IMMIGRATION » :

UN RECUL INADMISSIBLE POUR LES PERSONNES ÉTRANGÈRES

GRAVEMENT MALADES

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce avec force le nouveau projet de loi sur l’asile et l’immigration intitulé « projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en cours de préparation au Parlement.

Cette loi s’inscrit dans la lignée de toutes celles mises en œuvre depuis 40 ans, visant à stigmatiser et réprimer toujours plus durement les personnes exilées.

La commission des lois du Sénat a ainsi voté la restriction du droit au séjour et au regroupement familial. Elle a aussi voté le durcissement des critères de protection contre les expulsions pour raisons médicales, ainsi que de la protection des personnes étrangères malades qui saisissent le tribunal administratif suite à une décision défavorable de la préfecture. La suppression du critère dit « de bénéfice effectif des soins » empêchera les personnes étrangères d’accéder aux prises en charge médicales rendues urgentes et vitales, en raison du coût des traitements ou de l’éloignement des structures de soins.

L’Aide médicale d’État est supprimée, remplacée par une « aide médicale d’urgence » dont nous mesurons bien le caractère inique.

Ces dispositions sont en violation des droits humains et de la charte de la Cour Européenne des droits de l’homme. L’expulsion, le bannissement et le refus de soins dans toutes ses dimensions font le déshonneur de notre pays et du gouvernement.

A une époque où la pandémie a démontré la nécessité de penser la santé comme un bien de l’humanité à défendre ensemble, ces reculs ne sont pas des réponses de santé, mais des outils de ségrégation pour entretenir et flatter les peurs de l’autre.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce ces propositions qui visent en réalité à réduire drastiquement l’accès aux soins urgents et essentiels et d’exposer les femmes, les hommes et les enfants les plus fragiles aux risques de santé. Elle appelle à rejeter ce projet de loi répressif et à soutenir une politique migratoire fondée sur l’accueil et la solidarité, le respect des droits et de la dignité des personnes.

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

(Fondée à Saint Affrique en avril 2004)

Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE

Adresse postale : Chez JL Landas - 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes

SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025

Association agréée - Arrêté du 06/06/2018 - N2017RN0146

Site : http://coordination-defense-sante.org/ Facebook https://www.facebook.com/Coordinationdefensesante

Contact :cda12550@coordination-defense-sante.org

Présidente : Michèle LEFLON michele.leflon@orange.fr

Adresse : 34 Rue de la Porte de Bourgogne - 08000 Charleville-Mézières - Tél 06 08 93 84 93

Secrétaire : Rosine LEVERRIER boudchoum@wanadoo.fr

Adresse : 5 Rue Barbey d'Aurévilly - 14500 VIRE - Tél 02 31 67 07 54 - 06 41 29 08 02

Trésorier : Jean-Luc LANDAS jeanluc.landas@sfr.fr

Adresse : 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes - Tél : 07 50 45 06 87

Déserts médicaux : les fausses (et mauvaises) solutions du gouvernement !

Pour répondre à la question épineuse des déserts médicaux, le gouvernement propose, dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), de faire faire une quatrième année aux internes de médecine générale dans ces zones géographiques en manque de médecins.

Pour une psychiatrie ouverte avec des moyens

Le 8 avril, le personnel s'est faite entendre au conseil d’administration du CHU de Tours.

Après le personnel de nuit venu rappeler son opposition à la nouvelle organisation des roulements de nuit pour pallier l'absentéisme, (voir article précédent), une trentaine de membres du personnel de psychiatrie dont des médecins est venue s'opposer aux nouveaux plans de restructuration de la psychiatrie.

"Il est urgent de prendre le temps pour ne pas aller à la catastrophe" a martelé l'un d'eux après que les uns et les autres ont expliqué que la situation était déjà intenable au point que des médecins et des infirmiers démissionnent. Il y a déjà de nombreux lits fermés à cause du manque de psychiatres. le service d'Accueil et de Crise aux urgences n'a pas été ré ouvert.

Il n'est donc pas envisageable de voir le projet du Nouvel Hopital Psychiatrique rassembler tous les secteurs sur Trousseau avec 84 lits de secteur adulte en moins. Les conséquences seront des patients attachés sur des brancards aux urgences, d'autres qu'il ne sera pas possible d'hospitaliser quand ils seront en crise et qui seront à la charge de leur famille ou bien, certains risquent de terminer à la rue ou en prison. C'est un délaissement total du soin de psychiatrie qui s'annonce avec ce plan.

La directrice a expliqué que sur l'enveloppe de 522 millions d'€ pour la rénovation du CHU, 41.5 étaient pour la psy avec 180 lits; mais il y a eu un surcoût pour un bâtiment qualitatif à 50,4 millions et l'ARS a demandé de réduire le coût. C'est ainsi que la capacité en lits a été réduite.

Le maire de Tours s'est dit préoccupé et inquiet de cette réduction. Il entend la priorité pour la psychiatrie et a exprimé sa volonté d’écrire au ministre de la santé qui lors de sa venue à Tours lui avait promis la fin des fermetures de lits. Il était déjà dubitatif sur le projet COPERMO. Il propose d’organiser une ou 2 réunions multipartites sur le projet médical avec des représentants des financeurs, le directeur de l’ARS, les professionnels, les députés et les usagers. Il pense qu’il faut faire de la prospective pour les 20 à 30 prochaines années.

Il propose une visite des services de psy avec des députés.

Cette intervention au conseil de surveillance a permis de faire bouger les lignes. Il faut continuer et élargir le mouvement

Une pétition est mise en ligne par le personnel mobilisé; il faut la faire tourner massivement sur tous les réseaux possibles et inimaginables ! pour donner du poids à la mobilisation, n'hésitez pas à la signer et à la faire signer.

Plan blanc - Colère noire

Communiqué du collectif santé 15 décembre 21

Suite aux annonces du CHRU du déclenchement du plan blanc et de sa reconnaissance de ne pas pouvoir assurer tous les soins par manque de personnel le Collectif 37 Notre santé en Danger veut faire part de sa colère et de son indignation.

Le 4 déc journée d'action importante pour la défense de l’hôpital

Un bus est parti de Tours à l'appel de FO, SUD et le collectif 37 Notre santé en danger avec 22 soignant-es et usager-es (voir la photo au départ). La CGT appelait nationalement à y participer.

Communiqué après la venue de J Castex et O. Véran à Tours

On ne fait pas un cadeau avec des policiers pour se protéger

Comité d'"accueil" pour la visite des ministres Castex et Véran.

Les syndicats CGT, FO ET SUD avec le collectif santé ont organisé un comité "d'accueil " à l'occasion de la venue du premier ministre et  du ministre de la santé au  CHU de Tours. Ils venaient visiter la réanimation, la pneumo et le centre de vaccination. Le rassemblement syndical a été bloqué par les policiers venus en grand nombre investir l’hôpital pendant la visite.

Une délégation syndicale avec CGT, SUD et FO a été reçue par un conseiller. Les syndicats n'ont pas manqué de faire savoir qu'avec 10 % d'absentéisme sur l’hôpital dû aux mauvaises conditions de travail,  la situation était tendue pour le personnel. Il était donc scandaleux de demander encore un effort supplémentaire alors que rien n'avait été fait après la première vague. Les 50 % de déprogrammation faites par l’hôpital pour accueillir les patients atteints du COVID se font au détriment des autres patients. Le conseiller sous-entendait que le personnel avait été entendu avec le Ségur de la santé; rien n'est plus faux car en échange d'une coup de pouce sur les salaires bien insuffisant, les conditions de travail continuent à se dégrader et  les restructurations continuent avec les suppressions de lits.

Pour le CHRU, Les ministres ont annoncé mettre 165 millions d'€ sur la table en validant le plan de  restructuration du CHU mais celles-ci s'accompagnent de 38 lits en moins avec les postes correspondants, s'ajoutant aux 120 qui l'ont déjà été depuis 2018.  C'est donc une mauvaise nouvelle pour les patients et le personnel."

Procès du Médiator

Le collectif santé se réjouit des condamnations qui ont été prononcées contre les laboratoires Servier, l’Agence Nationale du Médicament et plusieurs consultants ayant travaillé pour le laboratoire qui produisait le Médiator.

Rassemblement mardi 5 janvier à l'occasion de la venue de Macron à Tours

Demain5 janvier, à 11h place Jean Jaurès à Tours, à l'occasion de la venue de Macron, un rassemblement aura lieu avec la venue d'une délégation de salariées de l'ADMR de Blois en grève depuis le 21 décembre. Elles défendent leurs conditions de travail et la revalorisation de de leur salaire. Nous les avions rencontrées sur leur piquet de grève, le 28 décembre dernier.

En décembre c'était aussi la lutte des exclus du Ségur pour les 183 €, une occasion de remettre en lumière ces revendications.

15 décembre 2020 journée nationale de lutte des exclus du Ségur pour exiger les 183 € de revalorisation salariale

 Compte-rendu faite par la délégation à Tours auprès du cabinet du préfet

Une vingtaine était partie de Tours rejoindre le rassemblement national Parisien qui a réuni environ 600 personnes dans une ambiance festive et déterminée.

À Tours, une quinzaine s’est retrouvée devant la préfecture d’Indre et Loire. Une délégation a été reçue par Charles FOURMEAUX, le directeur du cabinet de la préfète et une cheffe de bureau.

La délégation était composée de Laurence Le Goff, aide-soignante, salariée de la fonction publique hospitalière au SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) de Semblançay, Delphine Lemettre, CGT, éducatrice spécialisée à l’ADAPEI (Association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales) et Geneviève Guibert retraitée du collectif 37 Notre Santé En Danger pour représenter les usagers.

Après avoir présenté les spécificités et la diversité du travail dans le médico-social, et les difficultés de ce secteur, les professionnelles ont insisté sur l’injustice ressentie de n’avoir pas été revalorisées contrairement aux salariées des hôpitaux, des EHPAD et des cliniques. Il s’ajoute aussi l’interrogation sur ce que va devenir ce secteur avec les difficultés de recrutement déjà existantes, et qui seront augmentées par cette inégalité salariale.

Concernant le domicile, la distinction a été faite entre les différents intervenants : l’infirmière assure les soins techniques tels que pose de perfusion, prise de sang, pansement complexe ; sous sa responsabilité, l’aide-soignant.e prodigue les soins d’hygiène et de confort, ce sont souvent les premier.ères à découvrir ce qui ne va pas. Leur rôle est aussi d’observer et de transmettre, afin d’éviter une hospitalisation, ils et elles peuvent également faire prendre les médicaments, il y a de plus en plus de délégation de tâches, ce qui veut dire qu’il faut une formation solide. Les aides à domicile font le ménage, les courses, les repas. Tous et toutes sont les maillons d’une chaîne qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées, handicapées, des personnes atteintes d’une pathologie évolutive (sclérose en plaques, cancer, Parkinson), ou simplement de rester chez soi quand on a besoin d’une aide pour sa toilette durant quelques semaines après un accident. A l’heure où l’ambulatoire est en plein développement, ces professionnel.les sont indispensables et doivent être revalorisé.es pour assurer la pérennité de ces métiers, où le recrutement est déjà devenu très difficile.

Dans le secteur du handicap comme l’ADAPEI, la faiblesse des salaires amène de grosses difficultés de recrutement aussi bien des infirmière.es, des aides-soignant.es, des AES, Aides éducatif.ve.s et Sociaux-ales, des éducateurs.trices. Le manque de personnel est énorme dans ces secteurs qui travaillent en pluridisciplinarité dans des MAS, Maisons d’Accueil Spécialisée, ou des FAM Foyers d’Accueil Médicalisés. Les conséquences sur le travail et le moral des agents entraînant de la démotivation, des dépressions, et des démissions. Cela fragilise la prise en charge.

A la Mutualité par exemple, des salarié.es qui font le même travail avec un même employeur, dans des établissements situés dans la même rue, ont, ou pas les 183 € suivant qu’ils ou elles travaillent au centre de Soins de Suite et de Rééducation cardiovasculaire de Bois Gibert ou à l’IEM Institut d’Education Motrice ou bien au MAS/FAM de la Grande Maison. C’est le principe légal : à travail égal, salaire égal qui est remis en cause.

Les conséquences pour les usagers ont été soulignées et le collectif santé a insisté sur le fait que le sort des usagers et des salariés étaient liés. Quand les salarié.es des soins à domicile n’avaient pas de protection, comment pouvait-on imaginer qu’ils pouvaient se protéger et protéger les patients ? Il y a eu des secteurs où tout le personnel a été contaminé comme au Centre de Santé Municipal de St Pierre des Corps. Le manque de personnel retentit forcément sur les prises en charge, c’est pourquoi le collectif santé soutient cette revendication du personnel pour les 183 €.

Comme à Paris le représentant de l’État a bien sûr dit qu’il transmettrait aux autorités compétentes... ; une raison de plus pour continuer cette lutte jusqu’à obtenir satisfaction.

La prochaine grande date de mobilisation de la santé le 21 janvier sera l’ occasion de mettre cette revendication en avant, ce qui n’empêche pas toute initiative avant.