Procès du Médiator

Le collectif santé se réjouit des condamnations qui ont été prononcées contre les laboratoires Servier, l’Agence Nationale du Médicament et plusieurs consultants ayant travaillé pour le laboratoire qui produisait le Médiator.

Ce procès fleuve est le résultat de la détermination de la lanceuse d’alerte, Irène FRACHON, qui a mis en lumière les agissements criminels de ces « délinquants en col blanc » comme elle les appelle, responsables de centaines de morts et de handicapés. Il aura fallu 10 ans pour que comparaissent enfin devant la justice les responsables de ce scandale sanitaire. La tenue de ce procès résonne d’autant plus dans la période que nous traversons, où les scandales n’ont pas manqué : absence de protection (il n’était pas utile de mettre des masques et d’ailleurs, nous ne savions pas les mettre), absence de test, absence de lit de réanimation, de personnel qualifié, de matériels de réa, et maintenant de vaccin, avec toutes les conséquences sur l’accès général aux soins et les appels au secours des soignants qui voient arriver le moment où ils devront faire des choix entre les patients.

Ce procès vient donc rappeler que l’impunité ne doit plus être de mise en matière de santé publique et les petits arrangements entre amis, agence d’état et laboratoires privés, ne doivent plus être dissimulés.

Pour autant, tous les verrous n’ont pas sauté, et les « cols blancs » bénéficient encore d’une grande mansuétude de la justice, le laboratoire Servier poursuit ses petites affaires, de nombreux consultants s’en sortent avec des peines minimes et du sursis, les responsables politiques eux, n’ont pas été inquiété (dont Xavier BERTRAND, alors ministre de la santé), mais dans l’esprit de tout le monde, ils sont coupables. Avec les pressions qui ont été exercées et dans la crise sanitaire que nous vivons, ce procès est une victoire incontestable.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Manifestation remarquée à Chinon le 13 mai pour défendre l’hôpital

200 hospitalier.ères et des usager.ères ont ce 13 mai défilé pour crier leur colère et leur incompréhension devant ce nouveau plan de retour à l'équilibre. Comment comprendre avec la situation de souffrance des personnels dénoncée depuis des années, le déficit de moyens dans les hôpitaux que l'on prépare un plan de suppression de postes. Au CH de Chinon, ils sont prévus en psychiatrie, à l'EHPAD, en médecine, en SSR (soin de suite et rééducation) aux urgences... avec aussi la fermeture de la résidence EHPAD des Groussins avec 47 lits, sous prétexte de vétusté alors que de travaux auraient pu être entrepris depuis belle lurette? Malgré la situation inquiétante concernant leur avenir, les manifestants étaient combattifs. Traversant la belle ville de Chinon sous le soleil, la population applaudissait à leur passage.

Le cortège s'est terminé devant la mairie où les élus les attendaient avec leur écharpe en bandoulière. Après les interventions syndicales, FO et CGT, un médecin urgentiste a témoigné malgré son épuisement après ses 24 h de garde; il est venu dire son refus de continuer à voir se dégrader cet accueil des patients alors que l'activité est en hausse de 17% depuis 1 an. Il a annoncé que les médecins urgentistes arrêteraient de faire des heures supplémentaires à partir du 1er juin avec les conséquences que l'on peut prévoir. Des témoignages ont ensuite suivi. Un appel a été lancé pour une mobilisation le 30 mai lors de la négociation avec la direction du Chu de Tours qui dirige le GHT Groupement Hospitalier de Touraine.

Le collectif 37 notre santé en danger est venu apporter son soutien ainsi que le collectif psy 37 qui a lancé l'invitation pour la réunion publique sur la psy en Indre et Loire le 20 mai à Tours .

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Le ségur de la Santé une imposture

C'est ce qu'on voulu signifier les 200 manifestants, mardi 14 juillet à Tours, hospitaliers ou usagers, convaincus que la réforme Ségur n'allait pas résoudre les problèmes de casse et de marchandisation des hôpitaux, et qu'il faudrait continuer à se battre pour obtenir des moyens pour l’hôpital public.