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Situation dans les urgences cet été

Podcast à voir et lire sur le site de France Inter :
« En Mayenne, dans le Vaucluse ou en Meurthe-et-Moselle : des services d'urgences fermés partout en France »

Sachant que la situation touche aussi l'Indre et Loire et en particulier les hôpitaux périphériques de Loches et Chinon dont les urgences sont régulièrement fermées par manque de personnel médical et paramédical...

Personne à la rue

Face au scandale de l’augmentation du nombre de personnes à la rue, le Réseau Accueil Sans Frontière en Touraine appelait samedi 11 novembre à une manifestation pour le droit au logement. Notre Collectif était également signataire de cet appel « Personne à la rue », et a participé à cette initiative pour y défendre en particulier l’Aide Médicale d’Etat dont le Sénat vient de voter la suppression. Nous avons pris la parole pour dénoncer ce vote scandaleux : 

Communiqué suite au drame de Reims

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger partage l’émotion ressentie par toute la communauté soignante après le décès d’une infirmière à l’hôpital de Reims. L’agression dont elle a été victime, ainsi que sa collègue secrétaire médicale, a été commise par un homme souffrant de troubles psychiatriques sévères, et suivi dans le service voisin de celui de ses victimes.

Malheureusement, les réactions suscitées par ce drame nous inquiètent, car il ne semble être analysé que d’un point de vue sécuritaire. F. Braun (ministre de la santé), s’empressant de proposer une réunion ce jeudi sur la « sécurité » dans le secteur de la santé.

Mais un problème de fond n’est pas abordé : celui du délaissement des patients en psychiatrie, lié aux multiples fermetures de lits partout en France. Rappelons qu’à Tours, c’est 84 lits qui vont disparaitre avec le regroupement des psychiatries sur Trousseau au sein du NHP (Nouvel Hôpital Psychiatrique). Les soins en psychiatrie nécessitent un personnel formé, qualifié et nombreux La prise en charge de toute la population à travers le travail de secteur ne peut plus être assurée par manque de moyen. Des patients qui auraient besoin de soins sont abandonnés et livrés à eux-mêmes.

Les propositions sécuritaires ne sauraient répondre aux problèmes, c’est tout l’hôpital qui a besoin de moyens, en lits et en personnel, pour répondre aux besoins de santé de la population.

pour rappel voici la vidéo faite sur la psychiatrie à Tours en 2022 à l'occasion de la lutte contre les suppressions de lits et le regroupement des psychiatries sur le CHU de Tours que nous avions déjà publiée dans notre article du 21 juin dernier.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Projet de loi asile et immigration

Communiqué de la Coordination Nationale

le 18 avril 2023

PROJET DE LOI « ASILE ET IMMIGRATION » :

UN RECUL INADMISSIBLE POUR LES PERSONNES ÉTRANGÈRES

GRAVEMENT MALADES

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce avec force le nouveau projet de loi sur l’asile et l’immigration intitulé « projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en cours de préparation au Parlement.

Cette loi s’inscrit dans la lignée de toutes celles mises en œuvre depuis 40 ans, visant à stigmatiser et réprimer toujours plus durement les personnes exilées.

La commission des lois du Sénat a ainsi voté la restriction du droit au séjour et au regroupement familial. Elle a aussi voté le durcissement des critères de protection contre les expulsions pour raisons médicales, ainsi que de la protection des personnes étrangères malades qui saisissent le tribunal administratif suite à une décision défavorable de la préfecture. La suppression du critère dit « de bénéfice effectif des soins » empêchera les personnes étrangères d’accéder aux prises en charge médicales rendues urgentes et vitales, en raison du coût des traitements ou de l’éloignement des structures de soins.

L’Aide médicale d’État est supprimée, remplacée par une « aide médicale d’urgence » dont nous mesurons bien le caractère inique.

Ces dispositions sont en violation des droits humains et de la charte de la Cour Européenne des droits de l’homme. L’expulsion, le bannissement et le refus de soins dans toutes ses dimensions font le déshonneur de notre pays et du gouvernement.

A une époque où la pandémie a démontré la nécessité de penser la santé comme un bien de l’humanité à défendre ensemble, ces reculs ne sont pas des réponses de santé, mais des outils de ségrégation pour entretenir et flatter les peurs de l’autre.

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce ces propositions qui visent en réalité à réduire drastiquement l’accès aux soins urgents et essentiels et d’exposer les femmes, les hommes et les enfants les plus fragiles aux risques de santé. Elle appelle à rejeter ce projet de loi répressif et à soutenir une politique migratoire fondée sur l’accueil et la solidarité, le respect des droits et de la dignité des personnes.

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

(Fondée à Saint Affrique en avril 2004)

Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE

Adresse postale : Chez JL Landas - 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes

SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025

Association agréée - Arrêté du 06/06/2018 - N2017RN0146

Site : http://coordination-defense-sante.org/ Facebook https://www.facebook.com/Coordinationdefensesante

Contact :cda12550@coordination-defense-sante.org

Présidente : Michèle LEFLON michele.leflon@orange.fr

Adresse : 34 Rue de la Porte de Bourgogne - 08000 Charleville-Mézières - Tél 06 08 93 84 93

Secrétaire : Rosine LEVERRIER boudchoum@wanadoo.fr

Adresse : 5 Rue Barbey d'Aurévilly - 14500 VIRE - Tél 02 31 67 07 54 - 06 41 29 08 02

Trésorier : Jean-Luc LANDAS jeanluc.landas@sfr.fr

Adresse : 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes - Tél : 07 50 45 06 87

Un drame qui n’est pas dû au hasard

Le 26 décembre 2022, une femme d'une soixantaine d'années en détresse respiratoire a été refusée par les urgences de la clinique de l'Alliance, ELLE EST MORTE. Elle est retournée chez elle, a respecté la procédure, son mari a fait le 15, ELLE EST MORTE avant l'arrivée des secours. Une enquête est diligentée par l'ARS. Les restrictions qui frappent l'hôpital public entraînent la suppression d'une partie de son activité ou son transfert vers le privé sachant que c'est le public qui prend en charge la majeure partie des crises sanitaires. Qui décide de la fermeture des urgences privées ? ELLE EST MORTE

Plus d'hôpital, moins de capital !

Une quinzaine de personnes du syndicat SUD Santé et du Collectif Santé devant les bureaux de la direction du CHRU ce soir à l'hôpital Bretonneau, pour répondre aux "voeux" de la directrice, organisés en visioconférence.

Plan blanc - Colère noire

Communiqué du collectif santé 15 décembre 21

Suite aux annonces du CHRU du déclenchement du plan blanc et de sa reconnaissance de ne pas pouvoir assurer tous les soins par manque de personnel le Collectif 37 Notre santé en Danger veut faire part de sa colère et de son indignation.

Santé : on ne change pas une politique qui tue !

Soirée film & débat
Jeudi 14 octobre à 20h

Le C.N.P. aux Cinémas STUDIO
2 rue des Ursulines, 37000 Tours

La pandémie a mis en évidence à grande échelle les défaillances d’un système de santé soumis aux exigences de rentabilité capitalistes. Les conséquences sont immenses dans toute la société. Un «pognon de dingue» a pourtant été déversé mais pour qui ? Pour autant, les leçons ont-elles été tirées ? L’hôpital public craque de partout, principal recours pour les soins aux patient·es du Covid, avec la politique du flux tendu,  il ne peut pas répondre pleinement à ses missions sans mettre à mal le personnel et l’accès aux soins. La crise a donné raison aux soignant·es qui lançaient  le signal d’alarme depuis longtemps. Leur cri était justifié avant,

il l’est encore plus maintenant.

Rassemblement et manifestation le jeudi 19 août 2021, RDV à 10h30 devant l’ARS, au Champs Girault à Tours

Face à la loi sur le pass sanitaire

Mobilisons nous pour le droit à la santé pour tous

Cette loi, du 5 août 2021, n’a pas seulement des conséquences sur les droits des salarié.es qu’elle divise et culpabilise pour éviter le débat public sur les politiques de santé et la désagrégation de l’hôpital public. Elle risque aussi de faire fuir les personnels des hôpitaux, des EHPAD, du domicile, déjà en difficulté de recrutement. Elle met à mal également l’égalité d’accès aux soins pour tou-tes les usager.es en le conditionnant à l’obligation de présenter le pass sanitaire ; elle remet ainsi en cause le principe de droit à la santé pour chacun. Déjà, la prise en charge de nombreuses pathologies, comme les cancers, a été reculée avec la crise du COVID, faut-il remettre des barrières pour l’accès aux soins ? D’après la loi, il faudrait justifier que la demande est urgente pour accéder aux soins sans le pass sanitaire ? Mais qui, sinon un médecin après examen, peut décider qu’une demande est urgente ou pas? Les notions d’urgence sont elle-mêmes très relatives, une douleur, une angoisse… peuvent prendre des proportions plus importantes sans accès aux soins, sachant que la médecine de ville est elle-même très réduite pendant l’été. Même si le barrage n’est pas complètement appliqué en fonction des situations, ce pass reste un frein psychologique et stressant pour les patients qui viennent en consultation pour un suivi de maladie chronique.

Le Covid19 percute notre service public de santé, fragilisé par la politique du gouvernement et de ses prédécesseurs !

Partie d’un marché aux animaux en Chine, l’épidémie de coronavirus Covid19 est devenue une pandémie qui touche tous les continents. L’évolution dramatique, en quelques jours seulement, dans un pays comme l’Italie, au cœur de l’Europe, laisse présager de ce qui peut arriver à très court terme en France.

La responsabilité du gouvernement

Bien que les spécialistes en tous genres dans les grands médias, que nos gouvernants, aient essayé de nous rassurer en déclarant sur tous les tons que nous avions un système de santé bien supérieur à celui de l’Italie, personne n’est dupe.

Après avoir dégradé depuis des décennies notre service public de santé (fermeture de plus de 100 000 lits en 20 ans, suppressions de postes, manque de matériel, baisse des crédits et des moyens pour la recherche notamment pour celle sur la famille des coronavirus) il paraît évident que nous ne sommes pas mieux armés que l’Italie.

La France dispose de 5000 lits de réanimation et de 7000 lits de soins intensifs.

12 000 lits, c’est bien loin de suffire pour faire face à une épidémie de l’ampleur que nous connaissons aujourd’hui, d’autant qu’il faut bien sûr continuer à s’occuper de toutes les autres pathologies qui nécessitent d’être traitées dans les services de réanimation et les soins intensifs. 

La politique de flux tendu à l’hôpital, comme à l’usine, ne peut pas permettre de faire face aux crises.

Les équipes médicales seront-elles obligées, comme en Italie, de faire un tri parmi les malades à soigner ? Le comité d’éthique est déjà saisi de cette question pour conseiller les équipes au cas où…c’est la preuve qu’ils se préparent à cette éventualité !

L’hypocrisie du gouvernement

La fermeture des petits hôpitaux, avec des populations entières qui ne trouvent déjà pas de médecin généraliste en temps normal et n’ont pas accès aux soins nécessaires près de chez eux augmentent ces difficultés pour faire face à cette épidémie !

Depuis plus d’un an ce gouvernement, qui aujourd’hui découvre la nécessité d’un tissu hospitalier public performant en cas de crise, méprise les personnels et refuse de répondre à leurs revendications. Il est plus qu’hypocrite aujourd’hui de leur tresser des lauriers et de les encenser pour leur dévouement. Va-t-il enfin répondre aux exigences des personnels et usagers de la santé qu’il a refusé d’entendre jusqu’à présent ?

Des milliards pour les entreprises et les banques, la stigmatisation pour la population !

Les solutions proposées par ce gouvernement ne sont pas à la hauteur de la crise : au lieu de dégager des crédits pour renforcer les équipes, rouvrir des lits, acheter du matériel, il fait appel aux « jeunes » retraitées, supprime les congés, les repos et prône la généralisation des consultations par télémédecine.

Les crédits dégagés permettent avant tout aux entreprises de continuer à tourner, pour garantir leurs prêts bancaires en leur versant des milliards (donc nos impôts et nos cotisations), alors que quasiment rien n’est prévu pour protéger les salarié-es, la population.

On a même vu la ministre du travail déclarer qu’il n’y avait pas matière à procéder à des droits de retraits (c'est-à-dire quitter le travail) de la part des salarié-es qui s’estimaient exposé-es au virus.

Pourtant, Macron et son gouvernement nous font la leçon et renvoient à la responsabilité individuelle la propagation du virus.

Cette crise sanitaire au niveau mondial est intrinsèquement une conséquence du système économique actuel, qui privilégie les profits à court terme au détriment des écosystèmes, des services publics et - par extension - de notre santé. Les mesures efficaces et responsables à prendre pour lutter contre le Covid19 ne peuvent l’être qu’en remettant en cause cette logique et en remettant l’intérêt général au centre de nos préoccupations.

Le collectif 37 « Notre santé en danger » appelle bien sûr la population à respecter scrupuleusement les mesures barrières pour freiner la progression du Covid19 (lavage de mains, prise de distance, confinement, port de masque, etc.).

Des mesures d’ampleur et collectives qui doivent être prises !

  • Pourquoi ne pas avoir dès le début organisé et orienté la production des masques et du gel hydroalcoolique, (quitte à réquisitionner des entreprises) afin de les distribuer massivement et gratuitement ? Ils sont devenus introuvables rapidement par une grande partie de la population y compris pour des professionnels de la santé ou de l’assistance à la personne. D’autant plus que maintenant, vu le nombre de cas, il n’est plus possible de procéder aux tests de dépistage systématique.
  • Pourquoi ne pas stopper la production non indispensable afin de protéger les salarié-es ?
  • Pourquoi ne pas augmenter immédiatement les budgets hospitaliers pour ouvrir des lits, procéder à des recrutements massifs en CDI dans un premier temps et revaloriser les salaires ?
  • Pourquoi ne pas réquisitionner sans contreparties les cliniques privées pour assurer momentanément des missions de service public ?

Au lieu de ça, on assiste à des mesures contradictoires et incohérentes, à tout et son contraire : des familles confinées et des centres d'appel ouverts, comme à Tauxigny (800 personnes en open-space sans masque ni gant), des aides à domicile sans protection, SKF à St Cyr toujours en fonctionnement …

De quoi décourager les soignant-es et se demander comment, dans ces conditions, on pourra vaincre l'épidémie.

Santé : Changement de ministre mais pas de changement de cap

Les vicissitudes du candidat LREM Benjamin GRIVEAUX ont amené le président MACRON à jouer les DRH et à envoyer bon gré, mal gré, A BUZIN à la conquête de la mairie de Paris.

Son remplaçant Olivier VERAN, s’est dit « prêt depuis longtemps ». Il  s’est déjà illustré dans la mise en œuvre de la politique de casse de l’hôpital public.

Le Premier Ministre ne répond pas à la gravité de la situation

Paris, le 20 novembre 2019<

Communiqué

Les collectifs : Inter-Blocs, Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux et les associations : Printemps de la Psychiatrie et Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et des Hôpitaux de Proximité ainsi que les organisations syndicales représentatives médicales et paramédicales : AMUF, APH, CFE-CGC, CFTC, CFDT, CGT, SUD, UNSA, réagissent ensemble aux annonces faites ce matin par le Premier Ministre.

Ils notent que pour la première fois le gouvernement à son plus haut niveau réagit à une mobilisation qui a débuté il y a plusieurs mois dans les services d’urgence et qui s’est étendue à l’ensemble de l’hôpital et des établissements médicosociaux et sociaux, touchant l’ensemble des catégories professionnelles.

Elles considèrent que ces annonces sont très loin de répondre aux attentes des personnels dont nous rappelons les revendications :

  • Renforcement des moyens financiers significativement pour les établissements, ce qui passe par une revalorisation de l’ONDAM d’au moins 4 % dans le cadre du projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale.
  • Recrutement de professionnel.le.s supplémentaires immédiatement et plan de formation pluridisciplinaire.
  • Revalorisation générale des salaires et reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s.
  • Arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services. Réouvertures de lits là où cela est nécessaire, à la hauteur des besoins de la population. Réouvertures des structures ambulatoires pour la Psychiatrie.
  • De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de prise en charge pour la population surtout le territoire.

Nous exigeons de véritables négociations et d’être reçus par le Président de la République et le Premier Ministre pour sortir de la crise actuelle.

Nous poursuivons ensemble la mobilisation et réaffirmons aujourd’hui notre volonté et détermination d’avancer tous ensemble dans le but commun de défendre les conditions de travail de nos collègues et d’assurer la qualité et la sécurité des soins de nos patients.

  • Le samedi 30 novembre 2019 autour d’initiatives et d’action de sensibilisation des

    PROFESSIONNELS, DES PATIENTS ET DE LEURS FAMILLES DANS ET AUTOUR DES ÉTABLISSEMENTS.

  • Le mardi 17 décembre 2019 pour une journée nationale de grève et de manifestations.

Salarié(es) et usager(ères) des EHPAD et des hôpitaux, ensemble défendons notre système de santé, le jeudi 14 novembre 2019 !

Le 14 novembre, ne laissons pas les professionnels de santé seuls dans la rue défendre les hôpitaux, les EHPAD , les usagers doivent aussi se mobiliser pour garantir des moyens pour la santé et l'accès aux soins pour tous.
Les conditions de travail des professionnel(les) et la qualité de prise en charge de la population dans les établissements de la santé s’aggravent depuis des années suite aux politiques d’austérité imposées par les gouvernements. De nombreuses luttes s’enracinent et font tache d’huile : les EHPAD, les urgences, le collectif inter-urgences, le collectif inter-hôpitaux, le printemps de la Psychiatrie. Ce sont bien tous les services, tous les établissements qui sont concernés.
Le 14 novembre, soyons toutes et tous ensemble dans la rue.

Le 14 novembre, ne laissons pas les professionnels de santé seuls dans la rue pour défendre les hôpitaux et les EHPAD. Les usagers doivent aussi se mobiliser pour garantir des moyens pour la santé et l'accès aux soins pour tous.

NOTRE SANTÉ EN GRAND DANGER : Les usagers dans l’action le 14 Novembre

Communiqué de la Coordination Nationale

Lure le 28 octobre 2019

NOTRE SANTÉ EN GRAND DANGER :
Les usagers dans l’action le 14 Novembre

Le refus du gouvernement de prendre en compte les besoins des hôpitaux et des EHPAD dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2020 mène à une véritable catastrophe sanitaire.

La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité témoigne de son soutien à tous les personnels en lutte, à leurs organisations syndicales, à leurs collectifs (Collectif Inter Urgences, Collectif Inter Hôpitaux, Collectif inter-blocs), au printemps de la psychiatrie... Ces luttes sont celles des usagers qui ont besoin d'un service public hospitalier et d'EHPAD (Établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes) publics répondant à leurs besoins. Cela passe par l'arrêt des fermetures de lits, services et SMUR et des réouvertures, des embauches de personnels et une reconnaissance et revalorisation des métiers.

La Coordination Nationale est partie prenante de la journée d'action du 14 novembre. Elle appelle ses comités à organiser une participation massive à la manifestation parisienne et à contribuer à la mobilisation de toutes celles et ceux qui ne pourraient se rendre à Paris en prenant contact avec toutes les organisations des personnels dans leur territoire et toutes les organisations signataires de l'appel "Madame Buzyn, il faut donner plus de moyens pour notre santé".

Des fermetures insupportable

Communiqué de la Coordination Nationale

Lure le 23 Juillet 2019

Des fermetures insupportables

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités. Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d'Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?

Le dossier de presse de l'ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s'appuyant sur une tribune d'"experts", personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d'y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.

Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L'hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L'absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d'hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l'hôpital public. C'est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d'une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?

Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu'il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !

Cela est insupportable ! Notre pays n'en peut plus, et les gilets jaunes l'ont largement exprimé, de ces politiques où l'on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques-uns. L'hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l'action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élu. e. s, à tous les citoyen. ne. s, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !

Un enfant est mort-né le 18 février dernier à Die.

Lure le 19 Juillet 2019

Un enfant est mort-né le 18 février dernier à Die.

L'Agence Régionale de Santé d'Auvergne Rhône Alpes vient de faire connaître les résultats de son enquête, refusant de reconnaître que la fermeture de la maternité de Die ait pu jouer un rôle dans ce drame au prix d'arguments très discutables.

Voici le courrier que Michèle Leflon, Présidente la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité vient de lui adresser.

télécharger la lettre

Bal Folk du samedi 6 juillet

C’est par une très agréable soirée que le collectif santé a commencé l’été le 6 juillet à St Pierre des corps.

Celle-ci a débuté par la projection de notre film « Clocheville à vendre », devant une trentaine de personnes. Le débat qui suivit a porté surtout sur l’actualité des luttes à l’hôpital; dans notre département, le mouvement des urgences touche Clocheville, Trousseau pour Tours, mais aussi Amboise, Chinon et Loches. Concernant l'avancée de la lutte que nous menons, le succès de la réalisation et du financement du film dont le budget était de 5200 € est déjà une victoire qui montre que de nombreuses personnes sont prêtes à nous soutenir.

Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour que les usagers se joignent, plus nombreux, à la mobilisation. Nous avons insisté sur la nécessité de soutenir la lutte des hospitaliers et de renforcer le collectif santé en lui donnant les moyens de prendre de nouvelles initiatives plus importantes.

La version finale du film peut être téléchargée gratuitement sur Private video on Vimeo, tout le monde peut l’utiliser pour faire connaître cette lutte beaucoup plus largement.

La soirée s’est ensuite poursuivie, dans la convivialité, par une restauration « maison » très appréciée.

Les groupes qui ont animé la soirée
(cliquer pour plus de détails)
  • Holder

    Une cinquantaine de personnes ont finalement participé au bal folk animé par « Les croches et les étoiles »  et Dominique Hamon avec son Nickelharpe, c’est une participation tout à fait satisfaisante, compte tenu de la chaleur et des départs en vacances.

    Pour ceux qui étaient présents, c’était une très bonne façon de commencer l’été.

    + 5 photos

    Urgences : Le 2 juillet les usagers étaient aux côtés du personnel dans la rue


    Le 2 juillet une cinquantaine de manifestant-es se sont rassemblé-es place Jean-Jaurès à l’appel de l’intersyndicale de l’hôpital CGT, FO et SUD en lien avec le mouvement des urgences.
    Le collectif santé avait appelé les usagers à soutenir cette manifestation.
    Le rassemblement interpelait la population avec notamment un « dying » associé au discours sur les conditions de travail des soignants : «ça nous tue !… », le stand intersyndical avec le mot d’ordre « ça déborde aux urgences » a reçu un bon accueil, médiatisé.
    Le personnel ne se satisfait pas des 100 € de prime accordés au personnel des urgences et continue le mouvement.
    Les manques de personnel et de lits ne sont pas résolus, aggravant ainsi les conditions de travail.
    Le collectif santé avait appelé à soutenir la lutte des hospitalier-es ; à cette occasion, il arborait sa banderole et le drapeau de la coordination des hôpitaux et maternités de proximité. Sa présidente, Marie-Pierre Martin, a lu le communiqué de l’appel du 2 juillet de la coordination avec des précisions locales notamment sur les fermetures de lits faute de personnel : un scandale étant donné leurs conséquences pour les patient-es.
    La solution de la direction qui est de fermer des lits contredit son discours :
    Le déplacement de la réa néonatale de Clocheville sur Bretonneau a été justifié par la nécessité d’avoir les enfants au plus près de leur mère ! En attendant, 2 lits ont déjà été fermés et cela pourrait aller jusqu’à 4 lits en fin de semaine par manque de personnel, les nouveaux-nés pouvant être envoyés à Angers, Orléans, Nantes ou Paris ! C’est nettement plus loin que la distance entre Bretonneau et Clocheville !
    Le collectif santé a également distribué son flyer d’appel pour le bal folk du 6 juillet qui se tiendra à la Salle de la Médaille de St Pierre des Corps et qui sera précédé de la projection du film « Clocheville à vendre »
    À Loches, l’ensemble des services du Centre Hospitalier étaient mobilisés pour un pique-nique en lien avec le mouvement. À Chinon des rassemblements du personnel des différents services ont eu lieu renforcés par la présence de Gilets Jaunes.