Rassemblement du 25 juin pour la défense du droit à l'IVG.

Le 25 juin un rassemblement d'une centaine de personnes a eu lieu devant le conseil de l'ordre des médecins en réponse à un appel du réseau féministe 37 que le collectif 37 Notre santé en Danger a soutenu et relayé pour la défense du droit à l'IVG.

Aujourd’hui, alors que la question de l'IVG est remise en cause en Europe et par certains médecins en France, où l'accès à l'IVG est difficile dans certains déserts médicaux, un syndicat de gynécologues, le SYNGOF n'a rien trouvé de mieux pour faire pression sur le gouvernement que de menacer d'une grève des IVG. Défendre leurs intérêts particuliers pour une prise en charge par l'état des assurances en prenant le droit des femmes en otage! La secrétaire de ce syndicat, Dr Paganelli, a beau dire qu'elle a elle-même pratiqué des IVG, ce chantage contre un droit gagné de haute lutte par les femmes est
inadmissible!

Une féministe, Suzy Rojtman, avait porté plainte contre le Syngof auprès du conseil de l'ordre des médecins. Mme Paganelli, ne s'est pas présentée à la
tentative de conciliation. La procédure va donc se poursuivre devant les instances régionales du conseil de l'ordre à Orléans.

Le Collectif santé ne se fait aucune illusion sur le conseil de l'ordre qui ne défendait pas ce droit avant qu'il soit inclus dans la loi et qui adopte des positions réactionnaires mais cette manifestation était un moyen de montrer que nous ne laisserons pas remettre en cause ce droit

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Communiqué suite au drame de Reims

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger partage l’émotion ressentie par toute la communauté soignante après le décès d’une infirmière à l’hôpital de Reims. L’agression dont elle a été victime, ainsi que sa collègue secrétaire médicale, a été commise par un homme souffrant de troubles psychiatriques sévères, et suivi dans le service voisin de celui de ses victimes.

Malheureusement, les réactions suscitées par ce drame nous inquiètent, car il ne semble être analysé que d’un point de vue sécuritaire. F. Braun (ministre de la santé), s’empressant de proposer une réunion ce jeudi sur la « sécurité » dans le secteur de la santé.

Mais un problème de fond n’est pas abordé : celui du délaissement des patients en psychiatrie, lié aux multiples fermetures de lits partout en France. Rappelons qu’à Tours, c’est 84 lits qui vont disparaitre avec le regroupement des psychiatries sur Trousseau au sein du NHP (Nouvel Hôpital Psychiatrique). Les soins en psychiatrie nécessitent un personnel formé, qualifié et nombreux La prise en charge de toute la population à travers le travail de secteur ne peut plus être assurée par manque de moyen. Des patients qui auraient besoin de soins sont abandonnés et livrés à eux-mêmes.

Les propositions sécuritaires ne sauraient répondre aux problèmes, c’est tout l’hôpital qui a besoin de moyens, en lits et en personnel, pour répondre aux besoins de santé de la population.

pour rappel voici la vidéo faite sur la psychiatrie à Tours en 2022 à l'occasion de la lutte contre les suppressions de lits et le regroupement des psychiatries sur le CHU de Tours que nous avions déjà publiée dans notre article du 21 juin dernier.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com