Coordination Nationale, infos de la semaine

Une histoire d’eau «enrichissante »

Certains affirment à l’envi que les précaires, les bénéficiaires du RSA, de la CMU ou des allocations familiales, les retraités, les chômeurs, les patients, tous potentiellement fraudeurs, sont à l’origine des déséquilibres de nos finances publiques.

  • Semaines: 07
  • Dates: du 12 au 18 fév. 2024

Ne pas supprimer !

Édito : 

Une histoire d’eau «enrichissante »

Certains affirment à l’envi que les précaires, les bénéficiaires du RSA, de la CMU ou des allocations familiales, les retraités, les chômeurs, les patients, tous potentiellement fraudeurs, sont à l’origine des déséquilibres de nos finances publiques. 

La réalité n’est peut-être pas aussi simple.

Si le déficit public s'établit à 124,9 milliards d'euros en 2022, après 162 milliards d'euros en 2021 et même 208,2 milliards d'euros en 2020, la dette, elle, dépasse désormais les 3 000 milliards d'euros.

À la fin du troisième trimestre 2023, la dette publique s'établit à 3 088,2 Md€ - insee.fr, 22 décembre 2023 soit presque 120 % du PIB.

La dette publique à trois composantes : la dette provenant de la Sécurité Sociale, celle provenant des collectivités locales et celle provenant de l’administration (Etat et organismes divers d’administration centrale).

La part provenant de la Sécurité Sociale (9,2 %) correspond à un sous-financement délibéré des besoins de santé, orchestré pour peser à la baisse sur les barèmes de remboursement des soins, alourdir les prélèvements et les restes à charge et faire le lit des mutuelles et des assurances santé.

La part provenant des collectivités locales (8,3 %) correspond exclusivement au financement de leurs investissements puisqu’elles sont tenues d’équilibrer leurs budgets de fonctionnement. Elle donne lieu par ailleurs à des remboursements qui, dans la durée, atténue son poids. 

Les organismes divers d’administration centrale (ODAC), comme par exemple Météo France, Pôle emploi ou les universités n’y contribuent que de façon marginale (2,5 %). L’essentiel de la dette (80 %) relève donc de l’Etat c’est-à-dire de la responsabilité de nos gouvernants.

Les déficits publics que nos gouvernants déclarent vouloir réduire, se renouvellent, année après année, comme le montre le premier graphique, et provoquent un accroissement constant de la dette publique.

Pour quelle raison ?

Incompétence de nos dirigeants ? Choix délibéré de leur part ?

Réponse dans le lien ci-dessous 

Comprendre la+dette+publique

Rolland Vachon

Sommaire :

L’écho des comités :

AUBENAS

Le service des urgences du centre hospitalier d'Aubenas ferme ses portes pour quatre nuits du 13 au 17 février 2024.

L’article

BERNAY

L’assemblée générale décide d’une nouvelle manifestation pour la défense de la chirurgie orthopédique.

L’article

DOLE

Le comité s’efforce de recueillir les priorités de santé des habitants et les difficultés qu’ils rencontrent en matière d'accès aux soins

Vos thèmes prioritaires

GUINGAMP

« C’est fou de noter qu’aujourd’hui, un pays étranger comme Cuba répond plus vite à nos sollicitations que l’Agence Régionale de Santé »

Des médecins cubains pour sauver l’hôpital de Guingamp, notamment ses urgences et sa maternité ?

Cette idée, qui peut paraître étonnante au premier abord, pourrait bien se réaliser dans les mois à venir.

Vendredi 16 février 2024, l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Frias, sera présent en Argoat, pour répondre à l’invitation de Vincent Le Meaux, président de Guingamp Paimpol Agglomération.

L’article

MANOSQUE – Convergence Urgence santé sud 04

La convergence fait la synthèse des récentes avancées, suite aux multiples RV de ces dernières semaines, et annonce les actions qu elle va engager dans les jours et semaines à venir.

Elle fait le bilan ce mercredi 14 février des rencontres avec les autorités et élus de ces derniers mois. Un bilan positif puisque certaines de leurs propositions ont été entendues et appelle à la mobilisation début mars.

Les documents

SARLAT

Manifestation le 13 février pour dénoncer les menaces qui pèsent sur l’avenir de la maternité du fait de l’ARS et de la direction de l’hôpital.

L’allocution

L’article

VIRE

Le Collectif « Touche pas à ma Santé à mon Hosto » du Bocage virois donne rendez-vous à tous les volontaires mardi 20 février à 13h15
Place du Champ de Foire au niveau du covoiturage.

Nous irons porter les lettres (nous en avons plus de 800 à ce jour) remplies par les habitants qui n'ont plus de médecins traitants dans le Bocage, à l'Agence Régionale de Santé (ARS).

Nous rappelons que nos demandes de rdv sont restées lettre morte.

Autres infos locales :

EAUBONNE (95)

Admise vers minuit parce que ses jambes avaient doublé de volume et qu'elle avait du mal à respirer, elle a attendu plus de 10 heures avant d'être vue par un médecin. A 11h40, ses enfants apprennent qu'elle est décédée. Ils ont déposé plainte pour ''non-assistance à personne en danger".

L’article

TOULOUSE

Un malade se suicide aux urgences psychiatriques d'un hôpital après 10 jours passés sur un brancard, les syndicats dénoncent une maltraitance.

L’article

METZ

Soupçonné d'escroquerie au préjudice de la Sécurité sociale et des patients, le centre "Opthtalmologie Express" de Metz, un des dix centres de cette structure de droit privé, est temporairement fermé. Interviewée par une de nos équipes, une ex-secrétaire médicale témoigne de son quotidien "effroyable".

L’article

Ile-de-Ré

La fermeture du seul EHPAD public de l’ile mettrait le groupe Korian en situation de monopole. Le Collectif Citoyen Sauvons le seul Ehpad public de l’île de Ré adresse une lettre ouverte aux élus.

La lettre

Pontivy

Le sénateur socialiste du Morbihan, Simon Uzenat, a interpellé la ministre Aurore Bergé sur l'avenir du Centre hospitalier du Centre-Bretagne. Dialogue de sourds !

L’article

SAINT - BRIEUC

À Saint-Brieuc, il faudra appeler le 15 avant d’aller aux urgences pédiatriques.

Comme ailleurs, quand les capacités de réponse ses services d’urgences sont insuffisantes les autorités sanitaires transfèrent les demandes des patients chargés de les filtrer, voire de les refouler.

L’article

LE HAVRE

"Une fois de plus les urgences adultes du groupe hospitalier du Havre (GHH) à Jacques Monod sont débordées et engorgées", ont alerté les syndicats CGT et SUD dans un message à la presse.

 L’article

SAINT-MAURICE – 94

La direction de l'hôpital (ensemble Paris Est Val de Marne) en collaboration avec l’ARS projette de céder 26 000 m² de bâtiments datant du 19ème siècle, classés au patrimoine national. Ces lieux, construit à flanc de colline et historiquement pensés par le psychiatre humaniste Esquirol pour être des lieux de soins pour les personnes en souffrance psychique et/ou psychiatrique, seraient alors transformés pour des activités à usage lucratif sans aucun lien avec la santé. Le comité de défense lance une pétition.

La pétition

Dossiers :

PSYCHIATRIE

D’un côté une demande de plus en plus forte : Plus de 2 millions de personnes soignées par le service public de psychiatrie. Un chiffre qui a déjà doublé en à peine

20 ans. Plus de 18 millions d’actes en ambulatoire chaque année. Plus de 3000 centres médico-psychologiques répartis sur tout le territoire.

De l’autre un sous-financement : « Victime » de son succès, la psychiatrie publique souffre de ne pas être financée à la hauteur des enjeux qu’elle porte. 

Le communiqué intersyndical

Médecins à diplôme étranger

Après plus d’un mois de lutte, le ministère a reculé sur les fins de contrats des PADHUEs stagiaires associés ! Il était temps mais comme nombreux d’entre eux échappent à cette prolongation ils seront à nouveau dans la rue le jeudi 15 février devant le ministère de la Santé.

Le Communiqué

Complémentaires santé

Alors que les tarifs des organismes complémentaires augmentent de 10 %, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM)3, hors crise sanitaire, affiche une croissance de seulement 3 %. L’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) pour 2024 est, lui aussi, en hausse de 3,2 % seulement, selon les prévisions du gouvernement incluses dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024

L’article

Pédiatrie

Le Conseil National Professionnel de la Pédiatrie interpelle le nouveau ministre de la santé et de la prévention.

La lettre

Hôpitaux

Le gouvernement a annoncé, vendredi 16 février, débloquer une "aide exceptionnelle" de 500 millions d'euros pour "soutenir" les établissements de santé en difficulté financière et "restituer" par ailleurs 470 millions de crédits inscrits au budget de la Sécurité sociale pour 2023 et "non consommés".

L’article

Culture et santé :

Un bon éclairage permet d’y voir plus clair !

la Sécurité sociale a-t-elle besoin d'être sauvée ?


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(Fondée à Saint Affrique en avril 2004)

Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE

Adresse postale : Chez JL Landas - 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes

SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00025

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Site : http://coordination-defense-sante.org/ Facebook https://www.facebook.com/Coordinationdefensesante

Contact :cda12550@coordination-defense-sante.org

Présidente : Michèle LEFLON michele.leflon@orange.fr

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Secrétaire : Rosine LEVERRIER boudchoum@wanadoo.fr

Adresse : 5 Rue Barbey d'Aurévilly - 14500 VIRE - Tél 02 31 67 07 54 - 06 41 29 08 02

Trésorier : Jean-Luc LANDAS jeanluc.landas@sfr.fr

Adresse : 26 rue Gambetta - Avenue Mich - 44000 Nantes - Tél : 07 50 45 06 87

@ Lettres précédentes

 

Commentaires

  1. voici l'aboutissement d' une politique d’austérité .C est une honte .Faire une politique de rentabilité vis a vis de vie humaine .Au cour de ma carrière, j'ai vu tout ce changement a partir du moment ou il a ete instauré prix de journée ,prestation à l'acte ,notion de client ,projet seraphin ,etc

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  2. il faut beaucoup plus prendre en cote que le personnel infirmier est confronté à de nombreux risques professionnels, biologiques , mais aussi physiques, psychologiques enfin par côtoiement constant de nos jours avec la violence aux urgences ! Ces risques sont aggravés par des conditions de travail stressantes, comme le travail de nuit : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-biologique/la-prevention-des-risques-des-soins-infirmiers-risques-professionnels-infirmieres

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Posts les plus consultés de ce blog

Participons massivement à la manifestation du jeudi 22 mars à Tours, pour la défense de nos services publics


Le 15 mars 2018 nous avons appelé à rejoindre les salarié-es des EHPAD et de l’aide à domicile. Nous partageons leurs préoccupations et soutenons leurs revendications :plus de moyens pour du personnel bien traité, qualifié, correctement rémunéré et en nombre suffisant pour qu’il puisse prendre en charge humainement et dignement les résident-es.

Nous sommes également solidaires des salarié-es des hôpitaux qui subissent la même politique de restrictions et de restructurations qui aboutissent à des centaines de suppressions de postes et de lits, comme au CHU de Tours. En plus de rendre les conditions de travail de plus en plus insupportables pour les hospitalier-ères, cette dégradation du service public est dramatique pour les usager-ères qui voient l’offre publique de soins se restreindre a au profit des cliniques privées lucratives qui pratiquent des dépassements d’honoraires totalement injustifiés.

C’est pourquoi nous organisons le 15 avril un concert pour la défense de l’hôpital public.

Globalement nous sommes attachés aux services publics dans leur ensemble, car ils sont la condition pour permettre un accès égalitaire pour tous et toutes à des droits élémentaires, comme la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau, les transports, etc. Ils permettent de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts financiers. Depuis 30 ans ces services publics n’ont cessé d’être attaqués, démantelés, privatisés.

Nous soutenons donc également la lutte des cheminot-es qui résistent à ce gouvernement qui veut parachever la privatisation du transport ferroviaire.

C’est pourquoi nous appelons la population à participer massivement à la manifestation du jeudi 22 mars à Tours, à 10h00 place de la Liberté.

Celle ci se déroulera dans le cadre de la journée de grève appelée par les organisations syndicales dans les trois fonctions publiques, contre la perspective des 120000 suppressions de postes de fonctionnaires, synonymes de casse accrue des services publics.


Rejoignons les salariés des EHPAD et Soins à Domicile dans la rue le 15 mars 2018


Suite au succès de la journée d’action du 30 janvier, les organisations syndicales appellent à élargir et amplifier la mobilisation.

Une manifestation unitaire est organisée à Tours le 15 mars.

Les employés des Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et de Soins à domicile, soutenus par leurs syndicats, manifesteront leur ras-le-bol pour la deuxième fois de l’année : des sous-effectifs chroniques épuisent les soignants. Quant aux personnes résidentes, elles peuvent mourir en silence d’un manque de vigilance médicale et de présence humaine.

Partout en France, des grèves ont mis en lumière les conséquences de la précarité des personnels et du manque d’effectifs : repas donnés à la hâte, toilettes rapides, manque d’activités, qui transforment les EHPAD en mouroirs. Cette « maltraitance institutionnelle », les personnels ne la supportent plus alors que, dans le même temps, l’exploitation de « l’or gris » est devenue un business très rentable pour les fonds d'investissements qui ont jeté leur dévolu sur des groupes privés qui gèrent les EHPAD comme des entreprises du cac 40 et au mépris de toute humanité.

« Certains résidents préféraient mourir » titre Paris Match dans un article en date du 6 mars 2018, relatant le témoignage accablant de Julie, aide-soignante qui a exercé dix ans dans un groupe international.

Et les EHPAD publics ne sont pas en reste comme le montrent cette « lettre ouverte à Emmanuel Macron et Agnès Buzin » ainsi que les nombreux témoignages relayés depuis quelques temps par les réseaux sociaux, notamment Twitter, avec le « hashtag » #BalanceTonEHPAD

L’Aide, l’Accompagnement et les Soins à domicile de plus en plus sollicités par le développement présent et à venir de l’Ambulatoire, sont un secteur également sinistré qui concerne 226 000 salariés dont 95 % de femmes, avec 20 % qui ont plus de 50 ans, 41 % non qualifiés, avec un salaire brut moyen de 972€ mensuels et 15 ans d’ancienneté.

Les annonces de la ministre de la santé Agnes Byzyn comme celle de 150 millions (100 + 50 de "prime" !) pour les EHPAD ne sont que des miettes quand c'est en milliards qu'il faudrait investir pour pouvoir prendre soin dignement de nos personnes âgées. En ce qui concerne le personnel, le « ratio » d’un agent pour une personne résidente est un minimum à atteindre pour réellement faire évoluer l’accueil en Ehpad (aujourd’hui il est de 0,6).

A Tours, avec la restructuration du CHRU, la fermeture annoncée du site de l’Ermitage ajoute aux inquiétudes actuelles pour les patient-es et les salarié-es (voir notre article). 

Nos revendications mises en avant le 30 janvier sont plus que jamais d’actualité.

Il faut des moyens pour du personnel bien traité, qualifié, correctement rémunéré et en nombre suffisant pour qu’il puisse prendre en charge humainement et dignement les personnes âgées.

Soyons aux côtés des salariés des EHPAD, de l’Aide, l’Accompagnement et les Soins à Domicile, le 15 mars à 10h place Jean Jaures à Tours, et après, pour exiger des moyens pour des conditions de vie dignes et respectueuses de nos anciens