Le 13 mai soutenons la mobilisation pour l’hôpital de Chinon

Les syndicat SUD, CGT, FO et CFDT, et les collectifs mobilisés Tours Psy et notre santé en danger souhaitent apporter tout leur soutien à nos collègues de Chinon. Ils se mobilisent actuellement contre le pire de ce que peuvent produire les restrictions budgétaires appliquées aux soins.

La diminution des moyens humains de psychiatrie publique signifie immanquablement une volonté de dégrader les conditions d'accueil et de soins. C'est toute la société qui est touchée, et en premier lieu les patient.e.s et leurs proches.

Or ce n'est pas n'importe quelle psychiatrie publique qui est attaquée à Chinon. Si nous n'en doutions pas, la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, a rendu public, suite à sa visite du service de Chinon début Mars, un rapport dithyrambique dont nos collègues peuvent être fier.e.s.

Dans ses conclusions, la CGLPL informait que «  Les contrôleurs ont relevé une prise en charge des patients de grande qualité et particulièrement respectueuse de leurs droits fondamentaux : maintien d'une liberté d'aller et venir maximale, forte implication des soignants, nombreuses activités, architecture des locaux parfaitement adaptée, etc. Il n'y a jamais de contention et les placements à l'isolement y sont exceptionnels. Cet établissement est l'un des seuls contrôlés par le CGLPL qui parvient à concilier l'ouverture des unités, l'absence de contention et un recours à l'isolement aussi faible. »

C'est d'autant plus remarquable que de par son rôle de défense des droits des patient.e.s en psychiatrie, de très nombreux rapports effectués suite à des visites donnent lieu à des dénonciations parfois sévères de conditions d'accueil et de soins très dégradées.

Comme la CGLPL l'a déjà formulé, notamment dans le rapport de 2020 «  Soins sans consentement et droits fondamentaux  », nous considérons aussi que les moyens humains sont une des conditions nécessaires à la qualité des soins en psychiatrie.

Nous soutenons entièrement nos collègues de Chinon dans leur mobilisation. Au CHU de , nous sommes actuellement en prise avec les mêmes logiques économiques et mortifères.

Bel exemple de leur pseudo «  démocratie sanitaire  » qui détruit le soin, et s'assoit en conséquence sur les droits des patientes.

Nous souhaitons pouvoir renforcer et solidariser nos luttes, en nous appuyant sur l’exemplarité des pratiques de nos collègues de Chinon, si salutairement relevée par la CGLPL.

Nous les soutiendrons lors de leur mobilisation du 13 mai à Chinon.

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Clocheville : Patrimoine historique de la ville

Evolution de l’hôpital

L’hôpital de Clocheville ouvre en 1881 avec 16 lits pour les enfants pauvres de tours de 4 à 14 ans

Après la mort de la comtesse, à la fin du XIX ième siècle l’hôpital comportait 60 lits, 6 religieuses, un couple de concierge, une fille de cuisine, quelques auxiliaires.

4 types de bâtiments

Sol + construction des legs : Jules Verne et Charles Perrault (côté actuelle rue de Courset)

Sol des legs + construction CHR : Jean de la Fontaine (1964?)

Sol CHR (hors legs) + construction et acquisition CHR (Andersen et Georges Sand et espace médico psychologique + espace de recueillement))

Maison des Parents (dont une partie sol des legs)

Le CHRU Gatien de Clocheville de nos jours

En 2016, l'hôpital Clocheville compte au total 213 lits, dont 115 en médecine générale, 80 en chirurgie, 5 en moyen-séjour, et 13 en long-séjour8. Il est équipé, entre autres, d'un scanner, d'une IRM et d'un tomographe9.

L'hôpital comprend au total dix services, dédiés à la pédiatrie :

  • Anesthésie-réanimation
  • Chirurgie orthopédique traumatologique
  • Chirurgie viscérale et plastique
  • Médecine
  • Neurologie et CRTLA (Centre de Référence des Troubles du Langage et des Apprentissages)
  • Pharmacie
  • Radiologie
  • Réanimation et médecine néonatale
  • Soins de suite pédiatrique
  • Urgences
  • L'hôpital Clocheville bénéficie également de l'intervention de nombreuses associations aidant les enfants à mieux supporter leur séjour à l'hôpital, telles que Les Blouses Roses, Le rire médecin ou encore Sapeurs-Lipopette. Elles interviennent régulièrement à l'hôpital en proposant aux patients des lectures de livres, des animations festives ou encore des ateliers cuisine.

Les bâtiments du CHRU sont nommés selon des personnages historiques. Ainsi, on trouve notamment les bâtiments C01 Charles Perrault, C06 Jules Verne ou encore C16 Jean de la Fontaine.

L'hôpital dispose aussi d'un bâtiment (le C09) destiné à accueillir les parents des enfants hospitalisés n'habitant pas dans la commune de Tours. La gestion de ce bâtiment est confiée à l'association La maison des parents. Elle propose un hébergement en pension complète pour la famille d'un patient, et peut aussi accueillir un patient en soin ambulatoire sous certaines conditions.

Conclusion

Ces recherches montrent que l’hôpital pédiatrique de Clocheville s’inscrit dans une longue histoire de la vie tourangelle.

Faisant l’objet d’un don à la ville de Tours suite au vœu avant sa mort en 1853 de Gatien de Clocheville pour les enfants pauvres et malades Il a été inauguré en 1881.

Il s’est développé, passant de 16 lits au moment de l’ouverture à 213 lits en 2016. Depuis ce temps, les tourangeaux ont bénéficié d’un hôpital dédié aux enfants leur permettant d’avoir un accueil spécifique et une sécurité dans leur prise en charge.

Il n’est pas pensable pour la majorité d’entre eux qu’il puisse disparaître pour des raisons financières, sachant que l’emplacement au centre ville suscite bien des appétits immobiliers! Peut-on sacrifier la santé des enfants pour ces intérêts financiers? Il est plus facile de détruire que de construire pas-à- pas un hôpital qui a un aura régional et même au-delà.

Les professionnels pédiatriques viennent s’y former. Le personnel a un savoir faire auprès des enfants. Quoi de plus précieux?

Ces éléments d’archive montrent qu’on ne peut pas extirper cette histoire au nom de projets immobiliers. Il faut garder un hôpital spécifique pour enfants

Une Partie ancienne de l’actuel bâtiment Jules Verne donnant sur l’actuelle rue de Courset qui à l’époque ne va pas jusqu’au boulevard Béranger, c’est une impasse qui sera complétée par un legs de Gaston Paillhou,