Manifestation remarquée à Chinon le 13 mai pour défendre l’hôpital

200 hospitalier.ères et des usager.ères ont ce 13 mai défilé pour crier leur colère et leur incompréhension devant ce nouveau plan de retour à l'équilibre. Comment comprendre avec la situation de souffrance des personnels dénoncée depuis des années, le déficit de moyens dans les hôpitaux que l'on prépare un plan de suppression de postes. Au CH de Chinon, ils sont prévus en psychiatrie, à l'EHPAD, en médecine, en SSR (soin de suite et rééducation) aux urgences... avec aussi la fermeture de la résidence EHPAD des Groussins avec 47 lits, sous prétexte de vétusté alors que de travaux auraient pu être entrepris depuis belle lurette? Malgré la situation inquiétante concernant leur avenir, les manifestants étaient combattifs. Traversant la belle ville de Chinon sous le soleil, la population applaudissait à leur passage.

Le cortège s'est terminé devant la mairie où les élus les attendaient avec leur écharpe en bandoulière. Après les interventions syndicales, FO et CGT, un médecin urgentiste a témoigné malgré son épuisement après ses 24 h de garde; il est venu dire son refus de continuer à voir se dégrader cet accueil des patients alors que l'activité est en hausse de 17% depuis 1 an. Il a annoncé que les médecins urgentistes arrêteraient de faire des heures supplémentaires à partir du 1er juin avec les conséquences que l'on peut prévoir. Des témoignages ont ensuite suivi. Un appel a été lancé pour une mobilisation le 30 mai lors de la négociation avec la direction du Chu de Tours qui dirige le GHT Groupement Hospitalier de Touraine.

Le collectif 37 notre santé en danger est venu apporter son soutien ainsi que le collectif psy 37 qui a lancé l'invitation pour la réunion publique sur la psy en Indre et Loire le 20 mai à Tours .

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

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Urgences : un decret assassin

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Lure le 14 juin 2018
Le gouvernement vient de modifier par décret l’organisation des urgences
( Décret n° 2018-427 du 31 mai 2018 modifiant l'article D. 6124-11 du code de la santé publique relatif à l'organisation de lignes de garde communes entre structure des urgences et structure mobile d'urgence et de réanimation)
Ce décret prévoit de maintenir, dans certains services d’urgence, la présence 24h/24 d’un seul médecin urgentiste pour assurer « l’accueil urgences » dans les murs et les sorties SMUR ; pendant la durée des départs en SMUR, il sera fait appel à un médecin d’astreinte, qui ne sera pas forcément un urgentiste, pour venir assurer la continuité du service dans un délai non précisé clairement par le décret.
La Coordination Nationale rappelle que l’organisation de l’accueil des urgences doit répondre à la nécessité d’assurer à chaque habitant 24 heures sur 24 une prise en charge en moins de 30 Minutes, par moyen terrestre, par des personnels formés à l’urgence et ne saurait être tributaire d’un quelconque volume d’activité.
La coordination se réjouit des réactions nombreuses et rapides des professionnels concernés (AMUF(urgentistes), SNPHARE(anesthésistes-réanimateurs), CGT santé.
Elle dénonce, par ailleurs la mise en œuvre par certaines Agences Régionales de Santé de ce décret avant même sa publication.
Afin d’assurer partout l’égalité d’accès aux soins d’urgences aux habitants, la coordination demande :
  • Le maintien (et la réouverture) des services d’urgence sur le territoire pour garantir l’accès en 30 mn
  • Le maintien dans chacun de ces services de deux lignes de garde de médecins qualifiés pour les urgences, du SMUR et des moyens techniques et humains qui lui sont réglementairement associés.
POUR EXIGER L’ACCÈS AUX SOINS DE TOUTES ET TOUS
PARTOUT, LA COORDINATION NATIONALE APPELLE AU
RASSEMBLEMENT LE 23 JUIN À PARIS,
PLACE DE LA REPUBLIQUE A 12H.
Image depuis Communiqué Urgences 14 06 2018 page 2
Image depuis Communiqué Urgences 14 06 2018 page 3

Mobilisation pour combattre les féminicides les violences sexistes et sexuelles

Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, nous appelons à nous mobiliser pour en finir avec les féminicides et les violences sexistes ou sexuelles.Deux initiatives sont prévues: une mobilisation sur les réseaux sociaux le samedi 21 novembre et un rassemblement le mercredi 25 novembre à 18h. À l'heure où nous écrivons cet appel, 83 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Elles furent 152 en 2019. Combien seront mortes au moment où nous marcherons ensemble ? Nous sommes des millions de femmes ou assimilées comme telles à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous tuent ou nous pourrissent la vie, que ce soit à la maison, au travail ou dans la rue.