La psychiatrie en ébullition au CHRU de Tours

Ce 18 mars, l'appel à la grève du collectif de psychiatrie soutenu par la CGT et SUD a été entendu massivement par le personnel avec 24 % de grévistes et 80 personnes rassemblées devant la direction à Bretonneau. La mobilisation grandit, c'est le 2ème jour de grève en un mois et les grévistes sont encore plus nombreux-ses que la première fois.

Les conditions de travail, déjà difficiles ont été encore aggravées par la période COVID. Elles sont sources de souffrance majeure pour le personnel et les usagers. Le manque d'écoute et d'effectifs conduit les personnels au burn-out. En effet, ils pratiquent l'auto-remplacement, c'est à dire qu'ils viennent travailler sur leurs jours de repos. Ils doivent former les intérimaires en un jour. C'est une expérience violente pour les étudiants. "C'est un métier d'écoute, d'acceptation, de compréhension auprès des patients mais aussi auprès des collègues et de soi-même" dit Charlie . Ils demandent 60 temps pleins pour les services adultes.

Ils n'ont rien obtenu pour l'instant, ils continuent la mobilisation !........

L'AG qui a fait suite au rassemblement avec 40 personnes a cherché des moyens d'actions pour étendre la mobilisation.

Un appel a été lancé pour la mobilisation nationale du 8 avril.

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Communiqué suite au drame de Reims

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger partage l’émotion ressentie par toute la communauté soignante après le décès d’une infirmière à l’hôpital de Reims. L’agression dont elle a été victime, ainsi que sa collègue secrétaire médicale, a été commise par un homme souffrant de troubles psychiatriques sévères, et suivi dans le service voisin de celui de ses victimes.

Malheureusement, les réactions suscitées par ce drame nous inquiètent, car il ne semble être analysé que d’un point de vue sécuritaire. F. Braun (ministre de la santé), s’empressant de proposer une réunion ce jeudi sur la « sécurité » dans le secteur de la santé.

Mais un problème de fond n’est pas abordé : celui du délaissement des patients en psychiatrie, lié aux multiples fermetures de lits partout en France. Rappelons qu’à Tours, c’est 84 lits qui vont disparaitre avec le regroupement des psychiatries sur Trousseau au sein du NHP (Nouvel Hôpital Psychiatrique). Les soins en psychiatrie nécessitent un personnel formé, qualifié et nombreux La prise en charge de toute la population à travers le travail de secteur ne peut plus être assurée par manque de moyen. Des patients qui auraient besoin de soins sont abandonnés et livrés à eux-mêmes.

Les propositions sécuritaires ne sauraient répondre aux problèmes, c’est tout l’hôpital qui a besoin de moyens, en lits et en personnel, pour répondre aux besoins de santé de la population.

pour rappel voici la vidéo faite sur la psychiatrie à Tours en 2022 à l'occasion de la lutte contre les suppressions de lits et le regroupement des psychiatries sur le CHU de Tours que nous avions déjà publiée dans notre article du 21 juin dernier.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com