Collecte de fond pour la réalisation du film: Mon hôpital, j'y tiens, je le défends

L’annonce de la décision de supprimer l’hôpital pédiatrique Clocheville a fait l’effet d’une bombe pour la population de la région qui en reste incrédule.

Certaines familles avaient même déménagé pour s’installer à Tours afin de se rapprocher de cet hôpital
pour enfants ! C’est dire son importance !

DSCFinalC’est pourquoi nous avons décidé de réaliser un film  à partir de témoignages de patients, familles et soignants donnant leur expérience de cet hôpital et insistant sur l'importance de garder un hôpital spécifique pour les enfants, le seul de la région. A partir de cet exemple, ce documentaire montrera les conséquences  de toute la restructuration de l’Hôpital de Tours sur la prise en charge des patients.

Il sera présenté le 20 décembre 2018  à 20h au cinéma les Studio à Tours dans le cadre du CNP (Cinéma National Populaire) suivi d'un débat.

En attendant, nous avons besoin  de votre aide. Pour cela, nous avons organiser, avec HellosAsso, une collecte de fonds qui servira à financer partiellement le film, dont le tournage commencé en octobre 2017 s'est terminé en octobre 2018. Réalisé par Franck Lecardonnel et Félix Blondel du collectif Sans Canal Fixe, le film est en cours de montage depuis l'été 2018.

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Coordination Nationale, infos de la semaine

Il y a le feu ! L’expression est véritablement appropriée à la période. Pas seulement pour les catastrophes cinégéniques dont les écrans nous abreuvent. La gravité de la situation n’a d’équivalence que l’aveuglement volontaire des dirigeant.e.s qui, du gouvernement, au MEDEF ou la FNSEA, continuent, voir accélèrent une politique à l’origine des catastrophes

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C’est tous ensemble que nous devons défendre notre hôpital


Des fermetures insupportable

Communiqué de la Coordination Nationale

Lure le 23 Juillet 2019

Des fermetures insupportables

Le Président de la République a annoncé ne fermer aucun hôpital ! En réalité il en vide certains, en ferme d’autres, ainsi que des maternités. Depuis un mois, les mauvaises nouvelles se multiplient : la fermeture définitive des maternités de Bar Le Duc, de Thann, d'Altkirch, celles temporaires mais sans garantie de réouverture de Dinan et de Privas, la fermeture des urgences de nuit à Sisteron, des suppressions de lignes de SMUR et même une fermeture totale temporaire à Lens. Où demain ?

Le dossier de presse de l'ARS Grand Est annonçant les fermetures des maternités alsaciennes est caricatural, s'appuyant sur une tribune d'"experts", personnalités certes assurément très compétentes dans leur domaine spécialisé, mais sans doute très éloignés des besoins des femmes enceintes et de leurs familles, des besoins globaux, qui seraient mieux connus par une concertation démocratique, incluant les professionnels de proximité et les populations. La gradation des soins sert précisément à prévoir ce qui sort du physiologique, pour permettre d'y rester dans les 85% de grossesses qui ne présentent pas de complications.

Le manque de professionnels de santé, en particulier de médecins, est aggravé par la politique actuelle. L'hôpital public ne fidélise plus ses personnels et les fait fuir, vers le privé ou vers une totale réorientation professionnelle. L'absence de véritable réponse de la Ministre de la Santé à la grève des personnels des urgences, qui gagne de plus en plus d'hôpitaux malgré la période estivale, traduit le désengagement du gouvernement pour l'hôpital public. C'est une stratégie assumée pour favoriser le secteur privé et les profits de ses actionnaires au détriment du service public, au détriment de la sécurité sociale et laissant de côté toute une partie de la population, en difficulté pour accéder aux soins, pour des raisons géographiques ou financières. Qui va payer les hôtels annoncés pour permettre aux femmes enceintes de passer les derniers jours de leur grossesse à proximité d'une maternité ou les dépassements d’honoraires lorsqu’il n’y aura plus d’autre choix que le privé pour les soins ?

Alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de faire savoir qu'il était impératif de réduire le trafic routier, la ministre de la santé met les femmes enceintes, les malades et leurs familles sur les routes !

Cela est insupportable ! Notre pays n'en peut plus, et les gilets jaunes l'ont largement exprimé, de ces politiques où l'on réduit chaque jour davantage les dépenses publiques pour enrichir quelques-uns. L'hôpital public est notre bien commun, financé par NOS cotisations, sa proximité la garante de la sécurité pour les populations. La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité apporte son soutien à tous ses comités dans l'action pour défendre et développer le service public hospitalier, à tous les élu. e. s, à tous les citoyen. ne. s, à tous les personnels hospitaliers qui revendiquent une politique de santé répondant aux besoins des populations. Ici et là, les mobilisations permettent de faire reculer la casse organisée, comme à Remiremont ou à Gérardmer. Tous ensemble, nous arriverons à être entendus !