CHU de Tours : les usagers ont le droit de savoir!

 

La direction de l’Hôpital ne veut pas que la population connaisse les conséquences des restructurations déjà engagées avec une diminution du nombre de lits et de personnels. Une cinquantaine de lits ont déjà été supprimés depuis le début de l'année; c'est maintenant au tour du service de pneumologie de subir la suppression de 8 lits supplémentaires avec des conséquences néfastes pour les patients.

C'est ce qui ressort d'un article de la Nouvelle République de ce jour: 

CHU de Tours : On ne doit pas dire ce qui se passe à l’hôpital,

dans lequel « Sud Santé dénonce l’"omerta" imposée par la direction ... Dans la plupart des services du CHU, le dialogue social s’est considérablement durci ces derniers mois. Pour preuve, ce récent courrier de la direction qui rappelle aux grévistes (réquisitionnés) qu’ils n’ont pas le droit d’afficher leurs revendications et leurs états d’âme en présence des patients ou du public. « Le personnel subit des pressions. L’encadrement cherche à culpabiliser les grévistes. La parole des médecins n’est pas prise en compte. On ne doit pas dire ce qui se passe à l’hôpital ; on veut nous imposer une véritable omerta. Tout cela est inacceptable », s’insurge François Baudry, délégué Sud-Santé » .

Les personnels en grève du CHU de Tours viendront à la rencontre des tourangeaux sur la place Jean-Jaurès à Tours, de 12 h 30 à 14 h 30, jeudi 17 mai.

Nous avons le droit de savoir.

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger appelle les usagers à venir nombreux ce jour-là pour échanger avec les hospitaliers et exprimer leur refus de ces restructurations qui vont diminuer l'offre et la qualité des soins.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Un débat animé sur les déserts médicaux le 28 mai à Tours

Le jeudi 28 mai, l'intersyndicale des retraité.es et le collectif santé ont présenté une soirée débat sur les déserts médicaux dans le cadres du CNP Cinéma national populaire aux Studio. 

>Ce sujet qui désespère rien qu'à l'évocation de son nom a pourtant suscité un riche débat et l’occasion de rappeler que la bataille pour la réponse aux besoins de santé peut être victorieuse.

Retour sur la grande manifestation contre les pesticides à Paris le 4 avril

Notre collectif a participé ce samedi 4 avril à la manifestation pour « un printemps bruyant », appelée par plus d’une centaine d’associations. Ce nom est une référence à l’ouvrage de Rachel CARSON «Printemps silencieux», paru en 1962, qui dénonçait déjà les méfaits des pesticides, en particulier le DDT, qui en détruisant les insectes, entraînait une forte diminution des oiseaux et attaquait les écosystèmes. Aujourd’hui c’est le retour de la loi Duplomb, qui provoque la colère, alors que d’autres alternatives existent pour une agriculture saine, pour la terre et les populations.