Non la santé et l’offre de soins ne sont pas des marchandises

Non la santé et l’offre de soins ne sont pas des marchandises

Lorsque nous avons besoin de l’hôpital, pour nous ou ceux qui nous sont chers, nous sommes vulnérables et nous attendons que tout soit mis en œuvre pour nous (les) sauver ou nous (les) accompagner jusqu’au bout du chemin, dans les meilleures conditions.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui. 
Les personnels de santé ne supportent plus de ne plus avoir les moyens de nous soigner et les usagers ne supportent plus de ne pas avoir les moyens de se soigner et d’aider leur parents dépendants à vivre et mourir dans la dignité. 
Voici un témoignage qui l’atteste.


Rassemblons nous, le 20 novembre, à 14h30, à l'entrée de l'hôpital Bretonneau, pour dire ensemble:

"non à la marchandisation de l'offre de soins"

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Coordination Nationale, infos de la semaine

Hypocritement, le gouvernement ne touche pas aux franchises comme il s'y était engagé, mais en augmente le plafond : ce sont les plus malades qui vont devoir financer le « trou » de la sécu, ceux qui ont besoin de plusieurs médicaments, de consulter souvent, alors que le prétendu déficit de la sécu n’est du qu’à un manque de recettes. Comble de l'hypocrisie, la ministre de la santé explique que les "plus fragiles", parlant, entre autre, des bénéficiaires de la CMU, sont exonérés des franchises. C'est une très mauvaise excuse, c'est le genre de mesures qui reposent sur des seuils, qui fragmentent notre société ! Une vraie bonne mesure serait de supprimer les franchises !

Un débat animé sur les déserts médicaux le 28 mai à Tours

Le jeudi 28 mai, l'intersyndicale des retraité.es et le collectif santé ont présenté une soirée débat sur les déserts médicaux dans le cadres du CNP Cinéma national populaire aux Studio. 

>Ce sujet qui désespère rien qu'à l'évocation de son nom a pourtant suscité un riche débat et l’occasion de rappeler que la bataille pour la réponse aux besoins de santé peut être victorieuse.

Les déserts médicaux ont besoin de plus de 20 médecins supplémentaires dans la région centre

Le 21 mai la Nouvelle république annonçait en grand titre « Médecine : 20 places de plus à Tours  » laissant penser à un espoir pour résoudre la pénurie médicale dans la région.

Au regard des besoins, c’est un grain de poussière…

Il faut 10 ans pour former un médecin, la faculté de médecine de Tours est la seule de la région Centre Val de Loire et vu la liberté d’installation des médecins jamais remise en cause, tous ceux qui sont formés ne sont pas obligés de s’y installer.

La levée du numérus clausus, qui limitait l’entrée des étudiants en 2ème année de médecine à la suite d’un concours, est effective à partir de 2020 pour laisser les facultés déterminer en fonctions de leurs capacités, le nombre de places et théoriquement des besoins dans 10 à 15 ans fixés par l’ARS. En l’absence d’un vrai plan de financement des facultés de médecine, ce nombre total de 275 places en 2ème année au lieu de 255 est ridiculement bas compte tenu de la pénurie actuelle et à venir, .

Dans les 10 ans à venir, un généraliste sur deux devra être remplacé dans la région Centre Val de Loire, sachant que celle-ci est la 3ème région ayant le plus faible taux de recours aux soins dû au manque de médecins et à l’éloignement des structures. D’autre part le vieillissement de la population va augmenter la demande.

Ce sont en réalité les capacités de formation qui déterminent ce nombre plutôt que les besoins; pourtant ce ne sont pas les candidats qui manquent : sur 1500 étudiants qui vont passer l’examen de PACES (Première année commune des études de santé), 952 resteront sur le carreau! Les autres spécialités n’augmentent pas leur accès à la 2ème année: pharmacie, dentaire, sages-femmes, kiné, ergothérapie, psychomotricité, techniciens de labo, il y a 548 places. Pourtant certaines de ces professions sont aussi en tension, il est difficile de trouver un dentiste même dans l’agglomération tourangelle.

Le desserrement du numérus clausus n'était qu'un effet d'annonce si des moyens conséquents ne sont pas mis dans la formation.

Il y a fort à parier que dans le plan Ségur de la santé ce sont les glissements de tâche qui viendront compenser la pénurie médicale.

Le collectif 37 Notre santé en danger demande un réel plan de financement de la formation pour supprimer les déserts médicaux et donner des moyens à toutes les professions de santé d’être en nombre suffisant pour exercer dans de bonnes conditions.