Rassemblement du 11 février devant la MDPH d'Indre et Loire

Rassemblement devant les MDPH pour un meilleur accès au droit des personnes handicapées le 11 février à l’occasion de l’intervention de Macron à la conférence du Handicap, 15 ans après la loi du 11 février 2005

Le collectif santé avait répondu à cet appel mais n’avait pas pu mobiliser largement car l’avait appris tardivement.

Avec des militants de Solidaires présents au rassemblement, nous avons été reçu.es par la directrice de la MDPH Maison Départementale des Personnes Handicapées, Mme Laetitia Chevalier.

Nous avons posé le problème de l’inclusion à tout prix sans moyens en face et qui permet de diminuer les moyens des structures spécialisées.

Avec des exemples concrets nous avons posé

le problème pour les jeunes

  • à partir de 18 ans le manque de structures d’accueil adaptés après les IME instituts médico éducatifs amène à imposer aux jeunes et aux parents par exemple des foyers de vie loin de la famille avec les drames que cela peut provoquer ; malgré l’amendement Creton [1] qui impose aux IME de garder les jeunes jusqu’à 25 ans s’il n’y a rien de proposé, il peut y avoir des pressions sur les jeunes pour accepter des solutions non satisfaisantes au regard de leur situation pour libérer des places.

  • Dans les écoles, les AESH, Accompagnants d’enfants en situation de handicap, ne sont pas suffisamment reconnus dans leur statut, souvent précaires manquant de formation qu’ils sont parfois obligés de se payer eux-mêmes pour être à même d’ assumer leur travail correctement ! Avec l'expérimentation des Pôle Inclusifs d'accompagnement localisé (PIAL) les moyens en AEVS sont mutualisés et ceux-ci se trouvent avec 3 ou 4 enfants à accompagner ce qui ne leur permet pas une bonne prise en charge. Les volumes d’heures attribuées à l’enfant ne correspondent pas forcément à ses besoins réels. Il reste aussi encore beaucoup de jeunes sans accompagnement : 250 sur le département.

Pour les adultes

  • Même quand ils sont intégrés dans une entreprise au titre des 6 % de personnes en situation de handicap, ils peuvent être au même titre que les autres salariés soumis aux pressions de productivité et étant fragilisés peuvent être plus sujets au burn-out. La médecine du travail est insuffisante dans les entreprises.

  • Pour ceux qui sont en CAT ( centres d’aide par le travail ) maintenant appelés ESAT établissements ou services d’aide par le travail, ils ne sont pas suffisamment rémunérés.

  • Il n’y a pas suffisamment de structures de ce type

La directrice nous a parlé de pistes, de béquilles que pouvait apporter la MDPH avec les conseillers d’autonomie, des dispositif d’emploi accompagné et elle a parlé de la création de nouvelles structures d’accueil dans le département. Il est question de rapatrier des jeunes envoyés en Belgique. Elle n’a pas voulu entendre qu’il n’y avait pas suffisamment de moyens, c’est pourtant de cela qu’il s’agit et qui touche l’ensemble de la santé et du médico social professionnel et usagers compris avec les drames que cela engendre.

Nous lançons un appel à participer à l’action nationale pour la santé et l’action sociale le vendredi 14 février Rassemblement à 10 h devant l’ARS à Tours au 38 rue Edouard Vaillant, Cité administrative Champ Girault

Références

  1. Suite aux problèmes posés par le manque de places dans les établissements pour adultes handicapés, un amendement dit « Creton » a été pris : il vise le cas des personnes handicapées de plus de 20 ans qui ne peuvent être immédiatement admises dans un établissement pour adultes handicapés. La mise en place de cet amendement est issue de l’idée que la prise en charge la plus précoce possible est nécessaire et qu’elle doit pouvoir se poursuivre tant que l'état de la personne handicapée le justifie et sans limite d'âge ou de durée.

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Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

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