Communiqué du SMG - Justice pour les soignant.e.s ! Non au tribunal d’exception de l'Ordre des médecins

SMG

Nous reproduisons ici le communiqué du 25 février 2020 du syndicat de la Médecine Générale appellant à rejoindre le rassemblement de soutien au Dr Nayt, psychiatre, ce mercredi 26 février à partir de 8h45 pour son procès en appel devant la chambre disciplinaire du Conseil national de l'Ordre des médecins. 

Le Collectif 37 : Notre Santé en Danger appelle à relayer très largement ce communiqué.

Le SMG, comme d'autres organisations (cf. le communiqué de presse interorganisations joint) appelle à rejoindre le rassemblement de soutien au Dr Nayt, psychiatre, ce mercredi 26 février à partir de 8h45 pour son procès en appel devant la chambre disciplinaire du Conseil national de l'Ordre des médecins.
 
Elle a été condamnée en première instance à 3 mois d'interdiction d'exercice dont 1 ferme pour avoir établi un lien de causalité entre l'état de santé d'un patient et ses conditions de travail au sein de l'entreprise Bouygues. Cette dernière, à l'origine de la plainte, a renoncé à toute procédure après sa condamnation par le Conseil des prud'hommes et la Cour d'appel de Versailles à verser au patient 25 000 € de dommages et intérêts, pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 3 000 € pour préjudice de santé. Mais le Conseil départemental de l'Ordre des médecins s'obstine lui à vouloir faire condamner le  Dr Nayt.
 
Il ne s'agit pas d'un phénomène isolé, mais bien d'une volonté explicite de l'Ordre des médecins, au profit des employeur.euse.s, de réduire au silence par une politique répressive visant à intimider des soignant.e.s qui ne font que leur travail dans le respect de leur éthique professionnelle. 
 
C'est pourquoi nous demandons :

  • l'abandon des poursuites contre Gaëlle Nayt en particulier,
  • l'interdiction de la recevabilité des plaintes des employeur.euse.s (tiers à la relation soignant.e-soigné.e) devant l'Ordre des médecins en général,
  • la suppression des chambres disciplinaires ordinales qui font encore une fois la preuve de leur nocivité.
  • initialement publié sur le site du Syndicat de la Médecine Général, le vendredi 25 février 2020.

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Suite à la grève du personnel de psychiatrie débutée le 6 octobre 2025 quelques postes qui devaient être supprimés ont été obtenus, mais on est encore loin du compte. La lutte continue; Le collectif Tours Psy fait le point ci-dessous. Il faut continuer à faire circuler largement la pétition de soutien contre les suppressions de postes https://c.org/NKSxd6wwrK.

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Clocheville : Patrimoine historique de la ville

Evolution de l’hôpital

L’hôpital de Clocheville ouvre en 1881 avec 16 lits pour les enfants pauvres de tours de 4 à 14 ans

Après la mort de la comtesse, à la fin du XIX ième siècle l’hôpital comportait 60 lits, 6 religieuses, un couple de concierge, une fille de cuisine, quelques auxiliaires.

4 types de bâtiments

Sol + construction des legs : Jules Verne et Charles Perrault (côté actuelle rue de Courset)

Sol des legs + construction CHR : Jean de la Fontaine (1964?)

Sol CHR (hors legs) + construction et acquisition CHR (Andersen et Georges Sand et espace médico psychologique + espace de recueillement))

Maison des Parents (dont une partie sol des legs)

Le CHRU Gatien de Clocheville de nos jours

En 2016, l'hôpital Clocheville compte au total 213 lits, dont 115 en médecine générale, 80 en chirurgie, 5 en moyen-séjour, et 13 en long-séjour8. Il est équipé, entre autres, d'un scanner, d'une IRM et d'un tomographe9.

L'hôpital comprend au total dix services, dédiés à la pédiatrie :

  • Anesthésie-réanimation
  • Chirurgie orthopédique traumatologique
  • Chirurgie viscérale et plastique
  • Médecine
  • Neurologie et CRTLA (Centre de Référence des Troubles du Langage et des Apprentissages)
  • Pharmacie
  • Radiologie
  • Réanimation et médecine néonatale
  • Soins de suite pédiatrique
  • Urgences
  • L'hôpital Clocheville bénéficie également de l'intervention de nombreuses associations aidant les enfants à mieux supporter leur séjour à l'hôpital, telles que Les Blouses Roses, Le rire médecin ou encore Sapeurs-Lipopette. Elles interviennent régulièrement à l'hôpital en proposant aux patients des lectures de livres, des animations festives ou encore des ateliers cuisine.

Les bâtiments du CHRU sont nommés selon des personnages historiques. Ainsi, on trouve notamment les bâtiments C01 Charles Perrault, C06 Jules Verne ou encore C16 Jean de la Fontaine.

L'hôpital dispose aussi d'un bâtiment (le C09) destiné à accueillir les parents des enfants hospitalisés n'habitant pas dans la commune de Tours. La gestion de ce bâtiment est confiée à l'association La maison des parents. Elle propose un hébergement en pension complète pour la famille d'un patient, et peut aussi accueillir un patient en soin ambulatoire sous certaines conditions.

Conclusion

Ces recherches montrent que l’hôpital pédiatrique de Clocheville s’inscrit dans une longue histoire de la vie tourangelle.

Faisant l’objet d’un don à la ville de Tours suite au vœu avant sa mort en 1853 de Gatien de Clocheville pour les enfants pauvres et malades Il a été inauguré en 1881.

Il s’est développé, passant de 16 lits au moment de l’ouverture à 213 lits en 2016. Depuis ce temps, les tourangeaux ont bénéficié d’un hôpital dédié aux enfants leur permettant d’avoir un accueil spécifique et une sécurité dans leur prise en charge.

Il n’est pas pensable pour la majorité d’entre eux qu’il puisse disparaître pour des raisons financières, sachant que l’emplacement au centre ville suscite bien des appétits immobiliers! Peut-on sacrifier la santé des enfants pour ces intérêts financiers? Il est plus facile de détruire que de construire pas-à- pas un hôpital qui a un aura régional et même au-delà.

Les professionnels pédiatriques viennent s’y former. Le personnel a un savoir faire auprès des enfants. Quoi de plus précieux?

Ces éléments d’archive montrent qu’on ne peut pas extirper cette histoire au nom de projets immobiliers. Il faut garder un hôpital spécifique pour enfants

Une Partie ancienne de l’actuel bâtiment Jules Verne donnant sur l’actuelle rue de Courset qui à l’époque ne va pas jusqu’au boulevard Béranger, c’est une impasse qui sera complétée par un legs de Gaston Paillhou,