Rencontre nationale des maires et des comités de défense des hôpitaux à Vierzon

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En présence de l’Inter-Syndicale de l’Hôpital de Vierzon en lutte et à l’invitation du maire de Vierzon, 26 représentants élus ou membres de comité de soutien issus de 13 territoires :
Vierzon, Le Blanc, Châteaudun, Tours, Nantes, Châtellerault-Loudun, Saint-Claude, Vire, Pithiviers, Montluçon, Thouars, Decize, Feurs,
se sont réunis le 23 octobre 2018, date du débat du projet de loi de financement de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale, pour échanger sur les menaces pesant sur les services des hôpitaux publics de ces territoires.

22 autres comités de soutien appartenant à la Coordination des Hôpitaux et Maternités de Proximité de: Creil, Concarneau, Decazeville, Privas, Saint-Agrève, Aubenas, Sarlat, Saint-Affrique, Ruffec, Avranches et Granville, Remiremont, Apt, Auch et Gers, Alès, Laval et Mayenne, Moûtiers, Douarnenez, Die, Brioude, Montceau-les-Mines, Gisors, Bernay.

n'ayant pas pu se déplacer ont apporté leur soutien à cette initiative.

Les participants ont décidé de lancer un appel sur change.org : https://chn.ge/2OLC7i9

Ils ont également décidé de 4 autres actions :

  • une adresse aux maires lors du congrès des maires de France le 21 novembre prochain
  • une demande d'audience auprès de la ministre de la santé avant le vote du projet de loi santé
  • une mobilisation le 1er décembre sur tout le territoire sous des formes décidées localement
  • l'organisation de référendums d'initiative locale sur chaque territoire les 26 et 27 janvier 2019

Cette mobilisation en faveur de l'hôpital public sur tout le territoire de la République se fédère pour faire respecter l'Égalité.

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Le 23 octobre 2018, notre Collectif 37 Notre Santé en Danger s’est rendu au « camp gaulois » tenu par l’intersyndicale depuis 36 jours dans la cour du CH de Vierzon pour résister au démantèlement de l'Hôpital.
La grève dure elle, depuis 135 jours.

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Les déserts médicaux ont besoin de plus de 20 médecins supplémentaires dans la région centre

Le 21 mai la Nouvelle république annonçait en grand titre « Médecine : 20 places de plus à Tours  » laissant penser à un espoir pour résoudre la pénurie médicale dans la région.

Au regard des besoins, c’est un grain de poussière…

Il faut 10 ans pour former un médecin, la faculté de médecine de Tours est la seule de la région Centre Val de Loire et vu la liberté d’installation des médecins jamais remise en cause, tous ceux qui sont formés ne sont pas obligés de s’y installer.

La levée du numérus clausus, qui limitait l’entrée des étudiants en 2ème année de médecine à la suite d’un concours, est effective à partir de 2020 pour laisser les facultés déterminer en fonctions de leurs capacités, le nombre de places et théoriquement des besoins dans 10 à 15 ans fixés par l’ARS. En l’absence d’un vrai plan de financement des facultés de médecine, ce nombre total de 275 places en 2ème année au lieu de 255 est ridiculement bas compte tenu de la pénurie actuelle et à venir, .

Dans les 10 ans à venir, un généraliste sur deux devra être remplacé dans la région Centre Val de Loire, sachant que celle-ci est la 3ème région ayant le plus faible taux de recours aux soins dû au manque de médecins et à l’éloignement des structures. D’autre part le vieillissement de la population va augmenter la demande.

Ce sont en réalité les capacités de formation qui déterminent ce nombre plutôt que les besoins; pourtant ce ne sont pas les candidats qui manquent : sur 1500 étudiants qui vont passer l’examen de PACES (Première année commune des études de santé), 952 resteront sur le carreau! Les autres spécialités n’augmentent pas leur accès à la 2ème année: pharmacie, dentaire, sages-femmes, kiné, ergothérapie, psychomotricité, techniciens de labo, il y a 548 places. Pourtant certaines de ces professions sont aussi en tension, il est difficile de trouver un dentiste même dans l’agglomération tourangelle.

Le desserrement du numérus clausus n'était qu'un effet d'annonce si des moyens conséquents ne sont pas mis dans la formation.

Il y a fort à parier que dans le plan Ségur de la santé ce sont les glissements de tâche qui viendront compenser la pénurie médicale.

Le collectif 37 Notre santé en danger demande un réel plan de financement de la formation pour supprimer les déserts médicaux et donner des moyens à toutes les professions de santé d’être en nombre suffisant pour exercer dans de bonnes conditions.