Agnès et Edouard à Eaubonne : encore et toujours des paroles !


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Coordination Nationale, infos de la semaine

Notre système de prévention et de soins va mal. Il y a sans doute là dessus un vaste consensus à l’urgence de l’action. Ce sont sur les solutions que des divergences fortes apparaissent ! Même en plein été, le gouvernement agit ! De la communication, mais peut-être faut-il aussi lire entre les lignes !

Nos anciens valent bien plus que l'or gris

800 personnes défilaient dans les rues de Tours, mardi 30 janvier, usagers et soignants réunis, suivant l’appel national des syndicats pour dénoncer la situation dans les EHPAD qui fait souffrir les uns et les autres et exiger des moyens pour des conditions de vie dignes et respectueuses de nos ancien-nes. Et il en a été de même dans toute la France où la mobilisation a été très suivie.

Ehpad : “Les vieux n’intéressent pas et ils coûtent cher” titrait la Nouvelle République dans son bilan de la journée.
Ce titre provocateur reflète probablement le sentiment d’abandon que certains soignants peuvent ressentir devant le manque de moyens et des conditions de travail insupportables.
Il reflète aussi très certainement le sentiment de colère des familles qui n’ont pas les moyens d’héberger leurs parents chez eux et qui sont obligés de les confier aux EHPAD pour un montant qui dépasse souvent les 2000 euros par mois, ce qui est bien au-dessus du niveau des pensions à l’heure où une nouvelle « réforme » va encore s’attaquer aux retraites.
Il reflète enfin le discours de certains « acteurs »  qui jouent pleinement le jeu de l’économie néo-libérale tendant à faire de nous des individus sans mémoire et sans racine. Nous conseillons, à ceux-là, la lecture de l’article de Victor Ayoli.

Et pourtant, dans le même temps, l’exploitation de « l’or gris » est devenu un business très rentable pour les fonds d'investissements qui ont jeté leur dévolu sur des groupes privés qui gèrent les EHPAD comme des entreprises du cac 40 (voir article de Jean-Guy Trintignac).

Dans un entretien accordé à « là-bas si j’y suis » en juillet 2017, les salariés grévistes des Opalines à Foucherans déclaraient comment leur direction encaissait des subventions publiques en promettant des créations de postes qu’ils ne voyaient jamais. Cet entretien est rappelé dans un article du site, en accès libre, consacré à Anne-Sophie Pelletier, porte paroles des Opalines, qui vient d’être élue personnalité de l’année par les lecteurs des journaux Le Progrès et La Voix du Jura.

Pour l’instant, le gouvernement déclare, comme il le fait sur de nombreux dossiers, qu’il étudie la question. Il essaye, en attendant, de colmater les brèches avec des annonces de quelques millions supplémentaires concédés au secteur de la santé mais qui ne compensent même pas les ponctions réalisées l’an dernier dans ce même secteur, alors même que des milliards ont été donnés aux plus riches cet automne, comme le rappelait avant-hier François Ruffin dans son discours devant l’Assemblée Nationale.

Comme le signale la CGT dans son communiqué, la lutte des salariés des EHPAD va se poursuivre et leurs revendications, à commencer par l’exigence de la présence d’un agent pour un résident, doivent être soutenues. Elles posent une question politique essentielle : celle de la place que la société donne à toutes celles et à tous ceux qui en raison de leur âge, de leur handicap, ou pour toute autre cause, ne sont pas en état de produire.

Sont-ils des êtres « en trop » que l’on tolère en leur permettant de survivre ? Ou ont-ils le droit de vivre, dans les meilleures conditions possibles au sein d’une société accueillante pour tous ?

Manifestation remarquée à Chinon le 13 mai pour défendre l’hôpital

200 hospitalier.ères et des usager.ères ont ce 13 mai défilé pour crier leur colère et leur incompréhension devant ce nouveau plan de retour à l'équilibre. Comment comprendre avec la situation de souffrance des personnels dénoncée depuis des années, le déficit de moyens dans les hôpitaux que l'on prépare un plan de suppression de postes. Au CH de Chinon, ils sont prévus en psychiatrie, à l'EHPAD, en médecine, en SSR (soin de suite et rééducation) aux urgences... avec aussi la fermeture de la résidence EHPAD des Groussins avec 47 lits, sous prétexte de vétusté alors que de travaux auraient pu être entrepris depuis belle lurette? Malgré la situation inquiétante concernant leur avenir, les manifestants étaient combattifs. Traversant la belle ville de Chinon sous le soleil, la population applaudissait à leur passage.

Le cortège s'est terminé devant la mairie où les élus les attendaient avec leur écharpe en bandoulière. Après les interventions syndicales, FO et CGT, un médecin urgentiste a témoigné malgré son épuisement après ses 24 h de garde; il est venu dire son refus de continuer à voir se dégrader cet accueil des patients alors que l'activité est en hausse de 17% depuis 1 an. Il a annoncé que les médecins urgentistes arrêteraient de faire des heures supplémentaires à partir du 1er juin avec les conséquences que l'on peut prévoir. Des témoignages ont ensuite suivi. Un appel a été lancé pour une mobilisation le 30 mai lors de la négociation avec la direction du Chu de Tours qui dirige le GHT Groupement Hospitalier de Touraine.

Le collectif 37 notre santé en danger est venu apporter son soutien ainsi que le collectif psy 37 qui a lancé l'invitation pour la réunion publique sur la psy en Indre et Loire le 20 mai à Tours .

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com