La température monte à Clocheville

Mardi 16 juin à 14h, le personnel de l’hôpital pédiatrique de Clocheville avec l’intersyndicale CGT, SUD et CFDT ont tenu une assemblée générale dans la cour de l’établissement et marqué une heure de grève, avec le mot d’ordre : « Ça suffit, les enfants méritent mieux, les professionnels aussi »

Mardi 16 juin à 14h, le personnel de l’hôpital pédiatrique de Clocheville avec l’intersyndicale CGT, SUD et CFDT ont tenu une assemblée générale dans la cour de l’établissement et marqué une heure de grève, avec le mot d’ordre : « Ça suffit, les enfants méritent mieux, les professionnels aussi »

La population Tourangelle était appelée à venir soutenir leurs revendications et notre Collectif y a répondu. Au cœur de celles-ci, les conditions de travail. Déjà dénoncées par le passé, elles ne cessent de se dégrader, dans cet hôpital de référence de la région Centre.

Dernièrement, les températures dans les chambres ont pu atteindre, voire dépasser les 30°. Ce qui est déjà compliqué pour les soignant.es et les familles, et peut s’avérer bien plus grave pour les enfants et les bébés malades hospitalisés. Les travaux promis depuis 2022 n’ont toujours pas été réalisé, alors que le déménagement un temps envisagé dans le Nouvel Hôpital Trousseau, a été abandonné. Résultat : trop froid l’hiver, trop chaud l’été, et les températures doivent battre de nouveaux records dans les jours et semaines à venir… En attendant, c’est le système « D » : on colle des couvertures de survie sur les fenêtres, pour un résultat dérisoire. (Voir également en bas dans l’article d’ICI, le témoignage d’une maman dont le bébé a été hospitalisé fin avril et qui a subit inondation et canicule).

Pourtant une enveloppe de 12 millions d’€ a été annoncée par la direction, mais pour l’instant, elle reste invisible. Sans doute faut-il faire avant des « économies d’échelle » substantielles en termes de personnel. Celui-ci doit en effet faire face aux « réorganisations », qui consistent essentiellement à supprimer des lits et des postes. Les services de chirurgie viscérale et orthopédique ont été regroupés, avec au passage une réduction de personnel d’au moins 2 postes d’IDE et 2 d’AS.

Le manque de lits se traduit aussi par l’hébergement des enfants dans des services qui ne sont pas forcément appropriés à leur pathologie : on va là où il y a de la place ! De même, le personnel peut se retrouver du jour au lendemain, dans un service qu’il ne connait pas, comme si tout était interchangeable : les enfants, les pathologies, les soins…Les équipes sont déstabilisées, en souffrance et épuisées. A l’approche de l’été, beaucoup de congés ne sont toujours pas validés, faute de personnel, le sous-effectif est en fait, chronique.

Au terme de cette mobilisation, la direction a bien proposé une rencontre à l’intersyndicale, mais sans la présence des personnels concernés, ce qui a été refusé par les représentants syndicaux. Le collectif santé a rappelé l’importance de soutenir les soignant.es qui font tenir l’hôpital et dénoncé les milliards mis pour le budget de l’armée, alors que les besoins sont immenses pour soigner et protéger les enfants. Le collectif Enfantiste 37, qui se mobilise contre les violences faites aux enfants et aux adolescents, était également présent, et ce sont bien des violences qui sont faites aux jeunes patients et à leur familles, à travers ces conditions de prises en charge indignes

Des conditions "épouvantables" à l'hôpital Clocheville à Tours : une mère lance un "appel au secours pour les soignants" - ICI

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