Manifestation du 14 novembre pour la défense de l'Hôpital public et notre Système de santé

Les manifestations de la santé se suivent mais ne se ressemblent pas ; après les rassemblement conjoints avec les pompiers sur les revendications des moyens pour les urgences, ce sont les étudiant-es en médecine et les étudiant-es orthophonistes qui ont renforcé la mobilisation des hospitalier-ères et des EHPAD. Ils ont apporté aussi une joyeuse animation avec une fanfare entraînante.

La manifestation de plus de 500 personnes comprenait aussi un nombre non négligeable d’usager-ères qui se sentent concerné-es pour défendre leur santé. Un arrêt s’est fait devant l’ARS. La manifestation a demandé à la direction de l’ARS de descendre écouter les revendications.

Les témoignages se sont succédé, du personnel soignant, des orthophonistes, des syndicats ( CGT, CFDT, FO, SUD), le collectif inter urgences et le collectif 37 Notre Santé en Danger et des usagers. A noter que la FSU a interrompu son assemblée générale pour venir participer à la manifestation.

Une militante du collectif santé a donné son expérience de l’hôpital en saluant le dévouement du personnel malgré les conditions de travail dont elle a constaté qu’elles se dégradaient au fil des années ; elle a dénoncé aussi les conséquences de l ‘ambulatoire qui augmente l’angoisse des patients et reporte sur les familles la surveillance des malades.

Un dying spectaculaire a matérialisé les conséquences de la dégradation des conditions de travail et de soins « qui nous tuent ».

La manifestation s’est terminée par un goûter sur la place Jean-Jaurès pour continuer à échanger avec la population. 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Communiqué suite au drame de Reims

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger partage l’émotion ressentie par toute la communauté soignante après le décès d’une infirmière à l’hôpital de Reims. L’agression dont elle a été victime, ainsi que sa collègue secrétaire médicale, a été commise par un homme souffrant de troubles psychiatriques sévères, et suivi dans le service voisin de celui de ses victimes.

Malheureusement, les réactions suscitées par ce drame nous inquiètent, car il ne semble être analysé que d’un point de vue sécuritaire. F. Braun (ministre de la santé), s’empressant de proposer une réunion ce jeudi sur la « sécurité » dans le secteur de la santé.

Mais un problème de fond n’est pas abordé : celui du délaissement des patients en psychiatrie, lié aux multiples fermetures de lits partout en France. Rappelons qu’à Tours, c’est 84 lits qui vont disparaitre avec le regroupement des psychiatries sur Trousseau au sein du NHP (Nouvel Hôpital Psychiatrique). Les soins en psychiatrie nécessitent un personnel formé, qualifié et nombreux La prise en charge de toute la population à travers le travail de secteur ne peut plus être assurée par manque de moyen. Des patients qui auraient besoin de soins sont abandonnés et livrés à eux-mêmes.

Les propositions sécuritaires ne sauraient répondre aux problèmes, c’est tout l’hôpital qui a besoin de moyens, en lits et en personnel, pour répondre aux besoins de santé de la population.

pour rappel voici la vidéo faite sur la psychiatrie à Tours en 2022 à l'occasion de la lutte contre les suppressions de lits et le regroupement des psychiatries sur le CHU de Tours que nous avions déjà publiée dans notre article du 21 juin dernier.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com