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Affichage des articles associés au libellé Médias

Annonce de la fermeture du service des urgences du CHC de Chinon les 18,19 et 20 août.

par le collectif Sauvons l’Hôpital de Chinon

Nous apprenons par voie de presse le 18 août 2023 (La Nouvelle République) que la direction du Centre Hospitalier du Chinonais a décidé de fermer temporairement le service des urgences les nuits de vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 août, de 16 h à 7 h du matin. En raison d’« un contexte d’absentéisme du personnel paramédical »

La lettre ouverte des professionnels de pédiatrie

« Monsieur le Président, votre silence est assourdissant », la lettre de 10 000 soignants de pédiatrie à Emmanuel Macron

collectif de professionnels de santé

Alertant sur la situation de l’hôpital face à l’épidémie de bronchiolite, un collectif de professionnels de santé, dont 400 chefs de service et l’ensemble des sociétés savantes de pédiatrie, appelle le chef de l’Etat à intervenir sans délai.

(Lire la suite dans l'article du Monde daté du 30 novembre 2022)

Et voici cinq affiches réalisées par Marie-Pierre Martin pour illustrer cette lettre. 

Elles seront présentées au Festival des solidarités le 11 décembre prochain.

Refusons l’Espace Numérique de Santé, une atteinte aux libertés.

La mise en place de l’Espace numérique de santé (ENS), appelé aussi « Mon espace santé », a pour objectif de stocker et de partager nos documents et nos données de santé afin d’être mieux soignés et suivis. Cet « espace santé » sera automatiquement ouvert après six semaines suivant la date d’envoi d’un courrier électronique, sauf manifestation d’un refus de notre part.

Ils nous soignent nous ou notre famille, soutenons-les !

La 2ème vague d’épidémie est descendante et l’on se prend à espérer enfin souffler pour reprendre une vie sociale et familiale, sortir du confinement et de ses coercitions insupportables. Mais en même temps, nous nous inquiétons de l’insuffisance de prise en compte des personnes âgées, et des personnes qui les soignent comme si elles étaient quantité négligeable. C’est un phénomène qui date de dizaines d’années et qui apparaît plus évident pendant cette crise.

Dans cette deuxième vague, les patients reçus en réanimation sont plus jeunes, 50 - 60 ans, ce qui n’empêche pas ces services d’être en tension par manque de personnel formé. La période entre les 2 pics n’a pas permis de former des personnels pour la réanimation parce que les effectifs étaient tendus pendant les vacances avec aussi la nécessité de rattraper le temps perdu pour les soins qui ont été reportés.

La réanimation n’est pas adaptée pour les personnes âgées, nous dit-on, c’est un argument qui peut s’entendre mais alors qu’on donne les moyens à ces lieux de vie de les soigner et non de mettre en difficulté le personnel en lui demandant de faire l’impossible. Que ce soit pour leur donner une chance de passer le cap ou de les accompagner dans leurs derniers moments, il faut du personnel qualifié et qui ne passe pas son temps à courir ! 

Dans notre département, de nombreux EHPAD ont été touchés notamment les plus gros : Puygibault à Loches (144 résidents positifs sur 207) a eu 23 décès, la résidence Debrou à Joué les Tours (32 cas le 16 novembre sur 234 résidents) a eu 9 décès, la Maison de Beaune à Ballan a eu 65 patients positifs sur 116 résidents et 13 décès sans compter les soignants dont un certain nombre ont été atteints par la maladie, à la Vasselière à Monts 29 résidents positifs sur 120 et 5 décès .

Certains facteurs structurels favorisent l’ampleur de cette crise et de la contamination comme l’augmentation de la taille des établissements pour économiser sur les coûts qui favorise la concentration.

Autre facteur favorisant, les quotas de personnel scandaleusement insuffisants par rapport aux patients, dénoncés depuis plusieurs années. Ils sont tels qu’après un gros effort avec la première vague, le personnel n’en peut plus et fuit les métiers du soin, les écoles ont du mal à recruter.

Le manque de personnel pérenne amène un turn-over d’intérimaires ou de personnels de tous bords et pas forcément avec la qualification adéquate. Les agences d’intérim n’ont jamais été autant sollicitées. Les personnels appelés à la rescousse viennent de tous les horizons, intérim, élèves, autres services et pas forcément avec la formation adéquate. Pour y pallier, la DGOS Direction Générale des Soins en octobre a proposé une formation d’aide-soignant "en 15 jours" pour toute personne non-soignante qui le désirerait pour combler les trous… ce qui a fait bondir les professionnel.les

Avec la pénurie, les personnels positifs asymptomatiques ont pu être encouragés à venir travailler. Les jours de carence pour maladie ont été remis depuis le 18 juillet, encourageant à venir travailler même avec de petits signes.

Que ce soit dans les EHPAD ou à l’hôpital, la vision à court-terme empêche de prendre en charge une telle crise sanitaire. Il est impossible de favoriser une politique libérale et de prévoir en même temps des services publics avec des moyens pérennes en lits et en personnel pour les éventuelles crises. Non, il faut toujours éviter les coûts dits superflus pour permettre de rentabiliser et de faire du profit. Les conséquences humaines et économiques ne peuvent être anticipées dans un système qui ne voit qu’en terme de coûts et profits.

La crise de COVID n’a fait qu’accélérer des problèmes qui existaient et les fonds mis pendant la pandémie ne servent pas à inverser la tendance. Les mesures du SEGUR en termes de revalorisation salariale ne suffisent pas pour empêcher la fuite des professionnels du soin.

Nous n’acceptons pas qu’une partie de la population soit délaissée et le personnel avec. Il est urgent de reconsidérer la prise en charge des personnes âgées en mettant des moyens pérennes et de respecter le personnel qui s’en occupe, en EHPAD, à domicile, à l’hôpital.

Nous soutenons la demande des personnels pour une revalorisation salariale qui permettrait aussi de faciliter les recrutements.

Un rassemblement aura lieu le jeudi 3 décembre à 15h,
devant la préfecture, pour réclamer les 183 € de revalorisation pour les exclus du Ségur dans le social et médico-social, les soins à domicile.
Nous appelons la population à venir les soutenir.
Ils nous soignent nous ou notre famille, soutenons-les !

Collectif 37 Notre santé en danger le 2 décembre 2020

Communiqué de presse du Collectif 37 Notre santé en danger

Dépassement d’honoraires = renoncements aux soins

pour nous c’est non !

en 2019 30 % des Français a déjà renoncé aux soins pour des raisons financières et 18 % a eu des difficultés pour payer ses frais de santé.

Les dépassements d'honoraires en sont une des raisons principales ; ils détournent de plus en plus de monde de l'accès aux soins en même temps que les services publics et la sécurité sociale se désengagent. Les dépassements se banalisent et ces chiffres ne peuvent qu'augmenter si on ne réagit pas.
On répète qu'en France tout va bien mais les inégalités d'accès aux soins augmentent. Individuellement c'est difficile de réagir. C'est pourquoi le collectif 37 Notre Santé en danger, lance une campagne pour refuser collectivement cette pratique. Dans un premier temps nous lançons un appel à témoignages et à nous rejoindre dans cette démarche.

Le comité de Bordeaux « La santé, un droit pour tous », membre de la Coordination Nationale de défense hôpitaux et maternités de proximité a déjà mené cette campagne avec des succès

Merci de nous contacter sur collectifsante37@gmail.com ou au 06 81 94 46 00

Message de soutien du Collectif Santé à Irène Frachon !

Le 23 septembre va s'ouvrir le procès du Médiator. Si le laboratoire Servier et l'agence nationale du médicament se retrouvent sur le banc des accusés c'est grâce à la ténacité d'une pneumologue, Irène Frachon qui n'acceptait pas de voir ses effets délétères sur ses patientes. Le Médiator, donné comme coupe-faim,provoquait des lésions graves des valves cardiaques. 1200 à 2000 patients sont morts.  La lutte de ce médecin, pour obtenir d'abord l'interdiction de ce médicament et ensuite pour obtenir justice et réparation pour les victimes, a été très longue et ardue. Elle est relatée dans le film "La fille de Brest", passé en avant première à Tours le 28 octobre 2016 au Cinéma les Studio, à l'initiative du collectif 37 Notre Santé en Danger. Le retrait de ce médicament n'a eu lieu qu'en 2009 après 30 ans d'utilisation.

Communiqué des personnels du CHU de Tours des services en grève soutenus par CGT FO SUD

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Dans un contexte difficile au CHU dû aux suppressions de postes et lits en pneumologie, à l’engorgement du service des urgences, à la pénurie de masseurs kinésithérapeutes à l’hôpital public et au projet de passage en 12h en réanimation publique, aujourd’hui, vendredi 22 juin 2018, une délégation de plus de 40 agents des services en grève et du collectif des usagers a interrompu et envahi le conseil de surveillance.

En effet, depuis le 2 juin la demande de rendez-vous faite au président du conseil de surveillance était restée lettre morte malgré plusieurs relances.

Les services sont les uns après autres intervenus (voir déclaration ci-jointe)

Le président a essayé de nous faire croire que son avis et celui du Conseil de surveillance n’avaient pas de poids sur les restructurations en cours et les revendications des équipes !!

Aucun membre du conseil n’a osé dans ce face à face nier la légitimité des demandes !

Le personnel a argumenté face à la gravité de la situation en rappelant que tous les membres de ce conseil doivent prendre leur responsabilité, Ils doivent assumer une position et appuyer ces demandes, d’autres conseils de surveillance le font, ils doivent intervenir auprès du ministère !

Le président du conseil de surveillance et maire de Tours , Mr Bouchet, a été contraint de prendre l’engagement de recevoir le personnel avant la tenue des instances (CHSCT 28 juin CTE 2 juillet)

Nous attendons de lui et de l’ensemble des membres de ce conseil de surveillance des réponses claires et rapides, un soutien à ces demandes précises, vitales pour la qualité des soins, la sécurité des patients, des soignants et l’amélioration des conditions de travail.

Adresse du personnel en lutte du CHU de Tours aux usagers

Ils ne pensent quaux sous

SAUVEZ VOTRE SYSTEME DE SANTE !

Nous sommes : Agents de services hospitalier,
Agents administratifs,
Agents de sécurité,
Aides soignant(e)s,
Infirmier(e)s,
Kinésithérapeutes
…

Nous exerçons nos métiers au sein de la fonction publique hospitalière parce que nous croyons que les idéaux qui en sont les fondements sont justes.

Nous protégeons, lavons, changeons, soignons, rééduquons vos parents, vos enfants et vos amis sans distinction d'origine géographique, ethnique ou socio-économique parce que nous croyons que chaque membre d'une communauté a le droit de recevoir des soins de qualité.

Depuis des années déjà, ces idéaux sont remis en question à grands coups de politiques comptables et d'audits faits sur des tableurs informatiques. (Loi santé...)

On vous explique, à vous usager(e)s, sur la base de ces chiffres, que ces idéaux vous coûtent trop cher et qu'il est dans votre intérêt de diminuer les moyens alloués à votre santé.

Nous, soignants, nous efforçons de compenser ces coupes budgétaires au prix de notre propre santé physique et morale pour continuer à vous soigner selon des critères de qualité que, selon nous, vous méritez.

Aujourd'hui, nous arrivons à un point de rupture.

Nous ne sommes plus capables de pallier à la diminution de nos moyens matériels ainsi qu’humains et voyons avec écœurement la qualité des soins, que nous prodiguons, baisser.

Malgré cela toujours plus de lits d'hospitalisation sont fermés et toujours plus de postes sont supprimés.

Les politiques de recrutements précarisent toujours plus de jeunes soignants et on tente d'imposer à certains agents de travailler sur des roulements de 12 heures au mépris des dangers connus pour leur santé et pour la qualité des prises en charge.

C'est pourquoi, aujourd'hui, nous appelons tous les professionnels de santé de France ainsi que vous, usager(e)s, à se regrouper pour lutter contre la destruction de notre système de santé.

Si comme nous, vous croyez que la qualité des soins reçus par un(e) patient(e) ne doit pas dépendre de ses moyens et qu'un service rendu dans l'intérêt du plus grand nombre ne doit pas être transformé en entreprise à but lucratif employant les méthodes de management les plus agressives.

Si vous pensez que le contrat moral qui lie les agents de la fonction publique hospitalière à l'ensemble de la société a de la valeur et doit être sauvé, et qu'il est du devoir d'un état de proposer à ses citoyens un système de soins égalitaire et digne de ce nom :

Alors rassemblons-nous ! Nos forces résident dans notre nombre et dans les valeurs portées par nos convictions.

Professionnels de santé, organisons nous !

Usager(e)s, aidez-nous à rendre ce combat, qui est aussi le vôtre, visible ! Soutenez-le si vous le pensez juste afin de nous permettre d'en prouver la légitimité.

Par tous les moyens à notre disposition : médias, réseaux sociaux, lettres et courriers électroniques à nos représentants politiques, révoltons nous face à ce qui se passe aujourd'hui dans nos hôpitaux et faisons savoir en quel avenir nous croyons pour eux.

Le personnel en lutte du CHU de Tours

(soutenus par les syndicats CGT,FO et SUD)

CHU de Tours : les usagers ont le droit de savoir!

 

La direction de l’Hôpital ne veut pas que la population connaisse les conséquences des restructurations déjà engagées avec une diminution du nombre de lits et de personnels. Une cinquantaine de lits ont déjà été supprimés depuis le début de l'année; c'est maintenant au tour du service de pneumologie de subir la suppression de 8 lits supplémentaires avec des conséquences néfastes pour les patients.

C'est ce qui ressort d'un article de la Nouvelle République de ce jour: 

CHU de Tours : On ne doit pas dire ce qui se passe à l’hôpital,

dans lequel « Sud Santé dénonce l’"omerta" imposée par la direction ... Dans la plupart des services du CHU, le dialogue social s’est considérablement durci ces derniers mois. Pour preuve, ce récent courrier de la direction qui rappelle aux grévistes (réquisitionnés) qu’ils n’ont pas le droit d’afficher leurs revendications et leurs états d’âme en présence des patients ou du public. « Le personnel subit des pressions. L’encadrement cherche à culpabiliser les grévistes. La parole des médecins n’est pas prise en compte. On ne doit pas dire ce qui se passe à l’hôpital ; on veut nous imposer une véritable omerta. Tout cela est inacceptable », s’insurge François Baudry, délégué Sud-Santé » .

Les personnels en grève du CHU de Tours viendront à la rencontre des tourangeaux sur la place Jean-Jaurès à Tours, de 12 h 30 à 14 h 30, jeudi 17 mai.

Nous avons le droit de savoir.

Le Collectif 37 Notre Santé en Danger appelle les usagers à venir nombreux ce jour-là pour échanger avec les hospitaliers et exprimer leur refus de ces restructurations qui vont diminuer l'offre et la qualité des soins.

Des voeux en forme de manifeste

Merci à la Nouvelle République qui relaye notre action dans cet article paru le 9 janvier.



A lire dans le Diplo. du mois de janvier: "Vaccinations obligatoires, le débat confisqué"





Le site la-bas si j'y suis propose chaque mois une émission "Autour du Monde Diplomatique" dans laquelle les auteurs présentent le contenu de leurs articles publiés dans le numéro du mois.

A tous ceux qui pensent que les économies faites sur la santé des citoyens sont une fatalité


Voici les voeux de l’écrivain Pierre Lemaitre.

Invité par France Inter, l’écrivain (prix Goncourt 2013 pour Au revoir là-haut) a profité de l’occasion pour adresser ses meilleurs vœux aux riches.



A Tours c'est au nom de la réduction du déficit que l'hôpital supprime des postes et des lits. Mais de quoi parle t'on. Dans un article du 4 janvier, intitulé "CHU 2026 : la restructuration débute dans la grogne", la Nouvelle République rappelait qu'en 2016, le  "déficit" du CHU de Tours était de 8,8 millions d’euros, soit 665.109.633 € de dépenses, pour 656.319.495 € de recettes".
Il est donc ici question d'un déficit de quelques millions, inférieur à 1,4% du budget total, qui plus est, organisé de façon nationale, par des dotations budgétaires insuffisantes.
Cela n'a rien à voir avec les milliards donnés aux riches dont parle Pierre Lemaitre et cela justifie-t'il la désorganisation de l'hôpital public et sa privatisation?


Dans son JT de 20 Heures du mercredi 22 novembre 2017 France 2 signalait que depuis 2010, les coupes dans les dépenses du système de santé britannique auraient causé
120 000 décès supplémentaires. En cause : le manque d'infirmiers, qui entraînerait 100 décès de plus par jour.
L'épidémie annuelle de grippe continue de saturer le système de santé britannique, le NHS (National Health Service). Au bord de l'explosion, le NHS avait déjà annoncé il y a quelques jours qu'il allait devoir annuler et reporter au mois prochain près de 55 000 opérations chirurgicales non urgentes. Au point que la Première ministre Theresa May a dû présenter des excuses télévisées.

Là où les gouvernements réduisent les dépenses de santé au nom de la promotion de « l’efficacité » et de la « réduction des coûts », au motif qu’il n’y a « pas d’argent » - alors que l'oligarchie financière s'enrichit - la conséquence en est la mort prématurée de nombreuses personnes.

Nous pensons que c'est un choix politique et non une fatalité.

Nos enfants le valent bien


Soutenons le maintien de l'offre de soins de proximité en nous opposant fermement à la fermeture de la périnatalité d'Ambroise.

T2A : à l'hôpital public, une situation "intenable" pour les soignants


La tarification à l'activité, ou T2A, a des effets délétères qui sont, en ce moment, au coeur de toutes les discussions sur l'hôpital.

Voici un article de Marianne.fr qui explique, à travers plusieurs témoignages, pourquoi cette tarification à l'activité a dégradé le fonctionnement de notre système de santé.


Cet article est signé Patricia Nevez et date du 15/04/2017.
Il complète notre publication du 29 octobre à ce sujet.



T2A : à l'hôpital public, une situation "intenable" pour les soignants

Communiqué de l’Association Nationale Jean-Louis Mégnien

Cette triste information est publiée sur la page Facebook des "Lanceurs d'alerte / Passeur d'alertes" ...

COMMUNIQUÉ suite au suicide d'un médecin de 36 ans au CHU de Grenoble : "L’association nationale Jean-Louis Mégnien de lutte contre la maltraitance et le harcèlement au sein de l'hôpital public vient d’apprendre avec tristesse le suicide d’un neurochirurgien du CHU de Grenoble survenu ce jeudi 2 novembre sur son lieu de travail...

L'hôpital public coûte-t-il trop cher ?

La chasse aux économies est lancée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui veut réduire de 3 milliards d'euros le déficit global de la Sécurité sociale en 2018. Alors que l'Assemblée nationale entame l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS), elle pointe du doigt l'hôpital public, qui coûte trop cher. Alors, faut-il mettre les hôpitaux à la diète ? - Pour en parler: Dr Carole Poupon, chef du service immunologie à l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise), déléguée générale de la Confédération des praticiens des hôpitaux. Et Pr Laurent Lantieri, chirurgien plasticien, chef de service à l'hôpital européen Georges Pompidou. - BFM Story, du mardi 24 octobre 2017, présenté par Olivier Truchot, sur BFMTV.

La réforme de l'hôpital public, un management sans ménagement

Aujourd'hui, nous vous proposons un article du site La vie des IDEES.fr

La réforme de l'hôpital public, un management sans ménagement



il date du 5 avril 2016

témoignage d'une infirmière


témoignage d'une infirmière

La soirée du 20 octobre pour la « défense de l’Hôpital » a été l’occasion de multiples échanges entre usagers et personnels de l’hôpital. Voici le témoignage d’une infirmière lu au cours de la soirée et publié sur le site de la Rotative:

Mesdames, messieurs,
Comme vous le savez le CHU de Tours va être le théâtre d’un vaste plan de restructuration. Notre direction a d’ailleurs largement communiqué sur ce plan : nouveau bâtiment, meilleur accueil pour les patients. Mais sous couvert de modernisation ce sont bien toutes les catégories de personnel qui vont être touchées par un plan social déguisé. Bien sur, il n’y aura pas de licenciement sec mais des départs non remplacés, des contrats non renouvelés et pour la population moins de lits, des délais d’attente plus long pour leur prise en charge.
En tant qu’infirmière, je fais partie du personnel soignant.
Ce métier comme la plupart de mes collègues je l’ai choisi car comme on nous l’a enseigné lors de nos différents cursus, il permet d’appréhender la globalité d’un ou d’une patiente. Les soins, pour en rappeler la définition du Larousse, se sont : « des actes par lesquels on veille au bien être de quelqu’un, des actes thérapeutiques qui visent à la santé de quelqu’un, de son corps » mais aussi «des actes d’hygiène, de cosmétiques qui visent à conserver ou à améliorer l’état de la peau, des ongles, des cheveux..». En l’occurrence, ses soins que nous prodiguons à nos patients sont le cœur de notre métier, ils sont le moyen de conserver voir d'améliorer l’état de santé de nos patients, ils englobent des soins techniques en collaboration avec l’équipe médicale ou relevant de notre rôle propre mais aussi des soins relationnels.
De plus pour la plupart d’entre nous, nous avons choisi d'exercer notre métier au sein du secteur public, pensant éloigner la notion de « merchandising » du soin et par conséquent pouvoir prodiguer des soins sans souci de rentabilité.
Aujourd’hui nous avons bien compris que l’hôpital outre sa fonction de service public doit aussi se comporter comme une entreprise générant des profits et afin de recueillir ses dits profits, il faut rentabiliser la prise en charge non plus des patients et patientes mais des clients et clientes. Et nous comprenons bien que pour des gestionnaires, écouter, tenir une main, rassurer, parfois essuyer des larmes et même accompagner les derniers souffles ne rapportent n'en d’un point de vue financier. Mais pour nous, tout cela c’est notre quotidien.
Aujourd’hui les restructurations que l’on veut nous imposer, attaquent le cœur de notre métier, elles remettent en cause nos valeurs, ces valeurs qui font que pour satisfaire nos patients, nous sommes capables de sacrifier nos repos pour remplacer un collègue absent, de ne pas manger ou boire, tout cela, c’est un comble, au détriment de notre propre santé.
On nous demande d'être toujours plus efficaces, toujours plus rapides ou mieux organisés. Mais certains soins demandent du temps. L’exécution d’une toilette de patient alité est, selon les protocoles de soins, estimé entre 45 et 60 minutes. Faute de personnel suffisant, nous n’aurons plus le temps d'effectuer ce soin correctement entraînant un risque pour l’état cutané de nos patients, un risque d'augmentation des infections nosocomiales.
On nous demande de ne plus changer les draps aussi souvent, qui accepterait de se reposer dans des draps souillés?
Par la diminution au sein de nos effectifs, on nous contraint à effectuer plus de tâches sur notre temps de vacation au risque pour nous de devenir maltraitants, au risque de commettre des erreurs mettant en jeu la santé de nos patients, mettant en jeu notre diplôme.
Ce manque de temps à accorder à nos patients entraînera indéniablement une augmentation de leur angoisse, de leur agressivité ainsi que celle de leur famille mettant en difficulté voir en insécurité nos collègues. Comment assurer une éducation thérapeutique de qualité à nos patients en courant d'une chambre à l’autre?
Comment encadrer les personnels de demain, quand nous même, vous nous obligez par manque de temps, manque de moyens, manque d’effectifs à ne plus respecter scrupuleusement les protocoles de soins et d’hygiène.
Toutes ces interrogations sont pour nous source de stress, de malaise, de mal-être, d’insécurité au sein de notre travail. Nous nous soucions de la qualité de prise en charge de nos patients, nous demandons droit à travailler dans de bonnes conditions et en sécurité. Et pour cela, nous demandons des moyens humains pour le faire.
Nous ne pouvons pas accepter de faire «payer» à nos patients des politiques de santé qui mènent à la deshumanisation de l’hôpital, nous ne pouvons pas accepter de devenir seulement des techniciens du soin. Nous vous réclamons le droit de pouvoir rentrer chez nous en se disant nous avons fait notre travail correctement, tout simplement nous vous réclamons le droit d’être fier d'être des soignants.


Comme si c'était hier!

Voici un article de la Rotative pubiblié le 26 octobre ... 2014, mais toujours d'actualité:

CHRU de Tours : « On assiste à un démantèlement de l’hôpital public »

Comme si c'était hier!
L’une est infirmière, l’autre est aide-soignante dans l’un des services du CHRU de Tours où des postes vont être supprimés. Elles sont toutes deux militantes au syndicat SUD Santé Sociaux 37, et sont mobilisées contre le nouveau plan de la direction de l’hôpital qui consiste à fermer des lits dans les spécialités d’ORL, d’Ophtalmologie, d’Orthopédie et de Gynécologie. Un plan qui affectera tant les usagers que les personnels.

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La formation d’aide-soignant(e) de Loches en danger

La formation d’aide-soignant(e) de Loches pourrait fermer en 2018. Un non sens économique selon le maire de Ligueil qui donne l’alerte (voir la Nouvelle République du 15 octobre).