Annonce de la fermeture du service des urgences du CHC de Chinon les 18,19 et 20 août.

par le collectif Sauvons l’Hôpital de Chinon

Nous apprenons par voie de presse le 18 août 2023 (La Nouvelle République) que la direction du Centre Hospitalier du Chinonais a décidé de fermer temporairement le service des urgences les nuits de vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 août, de 16 h à 7 h du matin. En raison d’« un contexte d’absentéisme du personnel paramédical »

Depuis bientôt un an, notre collectif se fait le porte-voix des souhaits de la population ; à savoir la nécessité d’un personnel formé en nombre suffisant pour assurer un bon fonctionnement de tous les services du CHC et notamment celui des urgences.

À l’été 2023 le CHC peine encore à répondre à ces besoins. Et il est impensable que la population s’habitue à voir se réitérer ce genre d’incident, déjà survenu à l’été 2022. Nos souhaits pour l’avenir de l’hôpital sont plus que d’actualité et à l’heure où se travaille le Plan Régional de Santé pour les prochaines années et à la veille du débat parlementaire sur le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024, nous enjoignons la direction de l’hôpital à agir au plus vite pour remédier aux difficultés du CHC. Nous l’encourageons également à ne pas jeter l’éponge. Le territoire a besoin de son hôpital, il a besoin d’un service des urgences efficace.

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Hypocritement, le gouvernement ne touche pas aux franchises comme il s'y était engagé, mais en augmente le plafond : ce sont les plus malades qui vont devoir financer le « trou » de la sécu, ceux qui ont besoin de plusieurs médicaments, de consulter souvent, alors que le prétendu déficit de la sécu n’est du qu’à un manque de recettes. Comble de l'hypocrisie, la ministre de la santé explique que les "plus fragiles", parlant, entre autre, des bénéficiaires de la CMU, sont exonérés des franchises. C'est une très mauvaise excuse, c'est le genre de mesures qui reposent sur des seuils, qui fragmentent notre société ! Une vraie bonne mesure serait de supprimer les franchises !

Les déserts médicaux ont besoin de plus de 20 médecins supplémentaires dans la région centre

Le 21 mai la Nouvelle république annonçait en grand titre « Médecine : 20 places de plus à Tours  » laissant penser à un espoir pour résoudre la pénurie médicale dans la région.

Au regard des besoins, c’est un grain de poussière…

Il faut 10 ans pour former un médecin, la faculté de médecine de Tours est la seule de la région Centre Val de Loire et vu la liberté d’installation des médecins jamais remise en cause, tous ceux qui sont formés ne sont pas obligés de s’y installer.

La levée du numérus clausus, qui limitait l’entrée des étudiants en 2ème année de médecine à la suite d’un concours, est effective à partir de 2020 pour laisser les facultés déterminer en fonctions de leurs capacités, le nombre de places et théoriquement des besoins dans 10 à 15 ans fixés par l’ARS. En l’absence d’un vrai plan de financement des facultés de médecine, ce nombre total de 275 places en 2ème année au lieu de 255 est ridiculement bas compte tenu de la pénurie actuelle et à venir, .

Dans les 10 ans à venir, un généraliste sur deux devra être remplacé dans la région Centre Val de Loire, sachant que celle-ci est la 3ème région ayant le plus faible taux de recours aux soins dû au manque de médecins et à l’éloignement des structures. D’autre part le vieillissement de la population va augmenter la demande.

Ce sont en réalité les capacités de formation qui déterminent ce nombre plutôt que les besoins; pourtant ce ne sont pas les candidats qui manquent : sur 1500 étudiants qui vont passer l’examen de PACES (Première année commune des études de santé), 952 resteront sur le carreau! Les autres spécialités n’augmentent pas leur accès à la 2ème année: pharmacie, dentaire, sages-femmes, kiné, ergothérapie, psychomotricité, techniciens de labo, il y a 548 places. Pourtant certaines de ces professions sont aussi en tension, il est difficile de trouver un dentiste même dans l’agglomération tourangelle.

Le desserrement du numérus clausus n'était qu'un effet d'annonce si des moyens conséquents ne sont pas mis dans la formation.

Il y a fort à parier que dans le plan Ségur de la santé ce sont les glissements de tâche qui viendront compenser la pénurie médicale.

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Les thèmes des problèmes de l'accès aux soins en particulier pour les enfants étaient mis en avant ainsi que ceux pour la défense de l'AME, l'Aide Médicale d'Etat et la situation scandaleuse faite aux médecins étrangers, les PADHUE. Ces médecins praticiens à diplôme hors union européenne, sont maintenus dans une situation précaire et largement exploités. Nous faisions signer la pétition de la CGT, l'AMUF, le SNMH FO et l'intercollectif PADHUE (voir en pièce jointe) que nous invitons à télécharger, signer et faire signer.

La pétition contre les restes à charge, initiée par Convergence et la Coordination avait du succès. Bien sûr, il ne faudra pas se contenter d'une pétition devant ce problème de reste à charge exponentiel pour les patient.es.

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