La soirée du 20 mai sur la psychiatrie en Indre et Loire, une réussite encourageante

Résultat d’une collaboration initiée par les professionnels du collectif Tours Psy 37 et soutenue par les syndicats SUD, CGT, FO, CFDT et le collectif 37 Notre santé en danger, la soirée « Quel avenir pour la psychiatrie en Indre et Loire ? » a apporté un souffle d’espoir et de confiance dans la cette lutte persévérante. La salle de 250 places était aux 3/4 pleine et le contenu des interventions captait l’attention aussi bien des professionnels impliqués que des usagers ou des non initiés. Bravo pour l‘organisation !

Pour ceux-ci il a été possible de se rendre compte à la fois des conséquences de l’abandon des soins si la fermeture des 120 lits de secteur adulte au CHU de Tours prévue avec le regroupement de toute la psychiatrie à Trousseau sur un espace restreint devenait effective. La création envisagée de 20 lits de gérontopsy et de 12 lits d’addictologie ne compenseront pas ces manques. Actuellement des lits sont déjà fermés du fait d’insuffisance de personnel médical et paramédical. Des patients sont en grande difficulté en attente de soins, ou doivent sortir prématurément et se mettent en danger. Un infirmier en a donné des exemples précis. Certains soirs de garde il n’y a plus 1 seul lit de libre dans le département ! Une patiente a exprimé son inquiétude de se retrouver à la rue.

Le virage ambulatoire voulu par le gouvernement va mettre les patients en dangers, car il faut des moyens pour l’extra hospitalier et l’intra hospitalier ; ces 2 modes de prise en charge sont complémentaires en fonction de l’état des patients et vouloir supprimer des lits alors qu’il n’y a pas d’encadrement suffisant au plus près de chez eux dans la cité, revient à les délaisser.

Le collectif santé a souligné les obstacles successifs à surmonter pour faire prendre en charge un patient. Comme pour les soins généraux, l’ambulatoire est présenté comme la solution miracle pour le bien-être des patients alors que ce n’est qu’un prétexte invoqué pour faire des économies, les plans d’austérité dans la santé se succédant depuis des décennies alors que les actionnaires engrangent des milliards de bénéfices....

Le slameur, Tolten après écoute des interventions, a créé un intermède en pointant avec humour les aberrations du système.

Les autres hôpitaux du département ont témoigné : Chinon avec son plan de retour à l’équilibre et ses suppressions d’1/4 de postes d’infirmiers de psy et des ASH; drôle de façon de remercier un service montré en exemple sur la France entière par le contrôleur général des lieux de privation de liberté pour son faible taux de recours à la chambre d’isolement:1,5 % contre 22 % sur le plan national !

Le CHIC de Château-Renault subit les contrecoups des manques du CHU de Tours car avec leurs 50 lits, ils sont appelés tous les jours pour avoir une place d’hospitalisation. Un psychiatre retraité faisait remarquer que depuis 40 ans on demandait de supprimer des lits et qu’il y avait un marché autour de la psychiatrie au profit des cliniques, sachant qu’avec leur objectif de rentabilité, elles ne peuvent pas assurer les soins jusqu’au bout ni pour tous.

Loches n’a pas de lits de psy sur place, mais 6 lits sont affectés pour le secteur en Psychiatrie B. que vont-ils devenir avec la restructuration ? La psychiatre du secteur partant à la retraite, en 2023, il risque de ne plus avoir de psychiatre pour le sud de la Touraine, l’offre libérale étant rare et coûteuse. A ce jour il y a 17 soignants pour 21 postes à pourvoir.

Un constat de plus donc de délaissement de la santé et de ce secteur en particulier ; mais aussi la volonté de se regrouper et de ne pas le laisser détruire.

Pour Tours un rassemblement est prévu le 30 mai à 10h devant la direction de Bretonneau

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

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Evolution de l’hôpital

L’hôpital de Clocheville ouvre en 1881 avec 16 lits pour les enfants pauvres de tours de 4 à 14 ans

Après la mort de la comtesse, à la fin du XIX ième siècle l’hôpital comportait 60 lits, 6 religieuses, un couple de concierge, une fille de cuisine, quelques auxiliaires.

4 types de bâtiments

Sol + construction des legs : Jules Verne et Charles Perrault (côté actuelle rue de Courset)

Sol des legs + construction CHR : Jean de la Fontaine (1964?)

Sol CHR (hors legs) + construction et acquisition CHR (Andersen et Georges Sand et espace médico psychologique + espace de recueillement))

Maison des Parents (dont une partie sol des legs)

Le CHRU Gatien de Clocheville de nos jours

En 2016, l'hôpital Clocheville compte au total 213 lits, dont 115 en médecine générale, 80 en chirurgie, 5 en moyen-séjour, et 13 en long-séjour8. Il est équipé, entre autres, d'un scanner, d'une IRM et d'un tomographe9.

L'hôpital comprend au total dix services, dédiés à la pédiatrie :

  • Anesthésie-réanimation
  • Chirurgie orthopédique traumatologique
  • Chirurgie viscérale et plastique
  • Médecine
  • Neurologie et CRTLA (Centre de Référence des Troubles du Langage et des Apprentissages)
  • Pharmacie
  • Radiologie
  • Réanimation et médecine néonatale
  • Soins de suite pédiatrique
  • Urgences
  • L'hôpital Clocheville bénéficie également de l'intervention de nombreuses associations aidant les enfants à mieux supporter leur séjour à l'hôpital, telles que Les Blouses Roses, Le rire médecin ou encore Sapeurs-Lipopette. Elles interviennent régulièrement à l'hôpital en proposant aux patients des lectures de livres, des animations festives ou encore des ateliers cuisine.

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Faisant l’objet d’un don à la ville de Tours suite au vœu avant sa mort en 1853 de Gatien de Clocheville pour les enfants pauvres et malades Il a été inauguré en 1881.

Il s’est développé, passant de 16 lits au moment de l’ouverture à 213 lits en 2016. Depuis ce temps, les tourangeaux ont bénéficié d’un hôpital dédié aux enfants leur permettant d’avoir un accueil spécifique et une sécurité dans leur prise en charge.

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Une Partie ancienne de l’actuel bâtiment Jules Verne donnant sur l’actuelle rue de Courset qui à l’époque ne va pas jusqu’au boulevard Béranger, c’est une impasse qui sera complétée par un legs de Gaston Paillhou,

Grève au CH de Luynes (37) le 5 décembre 23

Àprès 2 semaines de grève, les personnels du CH de Luynes faisaient un rassemblement ce 5 décembre à l’appel de FO et SUD devant l’établissement pour appuyer les négociations pour une amélioration des conditions de travail.

Depuis l’après covid les dégradations de condition de travail et de soins avec les absences non remplacées sont devenus au-delà de l’acceptabilité. A ce jour il y a 13,5 % d’absentéisme.

Le 22 novembre le personnel s’est mis en grève. 

Cet hôpital de 320 lits et 350 agent.es pour un service de SMR de 70 lits, un service de soins palliatifs de 10 lits et du médico social avec un EHPAD de 210 lits et un service de soins à domicile.

Une réunion de négociation devait avoir lieu le 6 décembre.

Les revendications concernent la dégradation des soins et des conditions de travail, le manque de matériel, la demande de fauteuils conformes, la demande de formation pour distribution des médicaments par les AS ( normalement une infirmière doit être présente), le refus du management autoritaire, le droit syndical...

La direction a commencé à reprocher aux grévistes de faire une entrave au service public par son rassemblement et de prendre en otage le personnel et les usagers ! Puis, devant les griefs exposés par les collègues elle a finalement proposé des réorganisations en disant que tout le monde était dans le même bateau et subissait la restriction des budgets, 2 millions pour le CH de Luynes. Ce à quoi le personnel a répondu qu’il ne tenait qu’à eux de soutenir les revendications du personnel auprès des instances de tutelle.

Le directeur a ensuite proposé des heures supplémentaires gérées par logiciel Hublo pour pallier aux absences ; ce système, déjà connu au CHRU de Tours, génère encore plus d’absences par épuisement.Une manifestante a répondu que quand elles reviennent sur leurs repos elles aimeraient pouvoir récupérer en repos et non se voir dire au 31 décembre que ce sera versé au CET Compte Épargne Temps ! Ce qu’il faut ce sont de vraies embauches pérennes donc mettre les moyens pour fidéliser le personnel.

Au total un rassemblement qui a permis au personnel en grève de s’exprimer, de montrer sa force de recevoir le soutien de familles qui passaient voir des résidents. Une étape importante dans la lutte pour la reconnaissance de ses revendications. Des chansons composées par le personnel ont ajouté une note d’enthousiasme dans cette lutte. Malgré tout, une aide-soignante qui travaille depuis plus de 30 ans dit que le sourire des résident.es est la meilleure des récompense et ne lui ferait pas lâcher le travail, ce qui n’empêche qu’elle se bat pour de meilleures conditions de travail et de lutte même s’il faut aussi résister à la culpabilisation des grévistes.

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interview d’1 ASH et 1 AS du SMR Soins Médicaux et Réadaptation

Depuis 1 an, nous avons des cas de plus en plus lourds sans personnel supplémentaire et sans matériel adapté.

Pour le planning, nous ne sommes pas prévenues des changements ; les temps partiels, 80 et 60 % ne sont pas respectés. Le SMR comprend 50 lits au rez de chaussée et 21 lits au 1er étage, secteur 3. Nous sommes 6 pour le rez-de chaussée . Avant les patients relevaient surtout de la suite d’orthopédie ; maintenant ils présentent des multi-pathologie, soins palliatifs, maladie d’Alzheimer, cas psychiatriques …

Il faudrait pour ce service 1 AS en plus le matin et 1 l’après-midi

interview d’une AS en EHPAD

60 résidents dont certain.es présentant la maladie d’Alzheimer beaucoup de grabataires ou jà stimuler

Il y a 8 agents le matin + 2 postes hôteliers et 2 IDE en théorie ; En réalité depuis l’après covid il manque 1 IDE et les 2 postes hôteliers . Les AS servent les petits déjeuners + aide aux médicaments.

L’AM 4 AS + 2 postes d’entretien et 1 IDE Maintenant il y a un poste d’entretien en moins qui aidait au goûter à la vaisselle…

Un nouveau poste K4 a été mis qui ne fait que du ménage à la suite de plainte de familles qui voyaient des moutons dans les chambres, sachant que le personnel en procédure dégradée privilégie les soins aux patient.es. Les chambres sont plus propres mais il y a moins de personnels pour les soins donc le problème n’est pas réglé. Parfois il n’y a pas d’IDE l’après-midi.

La nuit elles ne se retrouvent souvent que 4 pour faire le travail.

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com