Soirée du 14 octobre au CNP/Collectif santé : « Santé on ne change pas une politique qui tue »

Avec cette soirée, notre Collectif poursuit son travail de fond d’information et de mobilisation de la population par rapport aux politiques constantes qui visent à la privatisation et la marchandisation de la santé. C’est bien sur l’hôpital public qui est touché de plein fouet par les incessantes restructurations et fermetures de lits. La projection du film documentaire allemand « le bon patient pour le marché dans l’usine de l’hôpital » a mis en évidence les reculs extrêmement nocifs amenés par la tarification à l’activité sur la qualité des soins. Il témoigne également de l’épuisement des soignants qui perdent le sens de leur travail. La situation en France n’est pas meilleure, c’est un constat qui a été partagé par toute la salle, malgré la crise sanitaire, rien ne change ! Sabrina Ali Benali, auteure du livre : La révolte d’une interne (2017), participait en visio-conférence à cette soirée débat. La syndicaliste SUD Santé de l’hôpital a illustré concrètement les impacts du plan de restructuration au CHRU de Tours. Le collectif santé a rappelé que c’est 300 milliards d’argent public dont bénéficient chaque année les grands monopoles tels que Total, Renault, etc… sous toutes formes, ce qui bien sûr, impose l’austérité à l’hôpital ! Ce sont bien des choix politiques au service des intérêts capitalistes qui sont faits, il y a donc urgence à se mobiliser !

Devant l’entrée de la salle une frise chronologique faite par le collectif santé exposait les différentes étapes de destruction de l’hôpital au fur et à mesure des lois prises par les gouvernements successifs

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Le personnel de l’Hôpital de Vierzon poursuit sa mobilisation

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La rencontre du 24 octobre 2018 entre le maire de Vierzon et l’intersyndicale avec l'ARS à Orléans soutenus par 150 manifestants venus en grande partie de Vierzon, n'a pas eu les résultats escomptés.

Depuis 136 jours de grève et 37 jours de campement dans la cour de l’Hôpital, ils demandaient :

  • le maintien de la maternité,
  • la rénovation du bloc opératoire et du service de chirurgie,
  • l'apurement de la dette,
  • la non fermeture de services et l’arrêt des suppressions de postes.

La directrice de l’ARS a confirmé le maintien de la maternité mais sans s’engager sur le reste, entre autre la rénovation du bloc ; or, si jamais le bloc ferme, la maternité ne pourra pas se maintenir.

Le personnel a donc décidé de continuer la lutte et 2 agents hospitaliers ont entamé une grève de la faim le dimanche 28 octobre.

Le Collectif Santé 37 : Notre Santé en Danger assure le personnel en lutte de son soutien.


Pierre et Olivier, deux agents de l'hôpital de Vierzon, ont décidé d'entamer une grève de la faim pour défendre le maintien de tous les services de l'établissement.