Appel à mobilisation pour le vendredi 5 janvier


En cette nouvelle année, le collectif 37 Notre santé en danger vous souhaite ses meilleurs vœux et, pour garantir les droits à la santé, encourage tous les usagers à résister aux attaques contre la prise en charge collective de la santé pour tous, les attaques contre les services publics de santé, la sécurité sociale... avec les augmentations du reste à charge.
A Tours, le plan COPERMO prévoit la suppression de 400 postes et 400 lits au CHU;  la disparition des sites de Clocheville, l'Ermitage, la Clinique psychiatrique universitaire est programmée. La direction procède service par service pour éviter l'électrochoc!
Le service de neurochirugie est le premier de ce plan à subir la restructuration avec la suppression de 12 postes et 6 lits et la fermeture de l’hôpital de semaine à partir du 1er février (voir notre compte rendu pour plus de détails).
Les personnels se sont mis en grève depuis le 28 décembre 2017, soutenus par les syndicats CGT et SUD. Ils n'acceptent pas les nouvelles conditions de travail qui, outre une usure plus grande pour eux, ne leur permettront pas  de répondre correctement aux besoins de dépendance, à la douleur des malades ou à leurs angoisses.
Ils organisent une mobilisation le vendredi 5 janvier de 10h à 16h devant l’entrée principale de l’hôpital Bretonneau
Pour les usagers, la fermeture de l’hôpital de semaine aura aussi des conséquences sur la prise en charge notamment des bilans neurologiques pré ou post opératoires  qui permettent aux patients de bénéficier d’un regroupement d’examens effectués par des professionnels variés comme l’orthophoniste, l’ophtalmo, le kiné, l’endocrinologue, le neurologue, le neurochirurgien et la coordination de toutes les spécialités sur ce temps d’hospitalisation de 2 à 3 jours ce qui est essentiel pour des décisions éclairées ? Ces bilans regroupés en un même temps et lieu sont aussi un gain de temps et un évitement de fatigue pour les patients ; faudra-t-il qu’ils se débrouillent pour obtenir des rendez-vous multiples, sur des lieux dispersés et avec d'éventuels dépassements d'honoraires? et combien d’abandon de soins cela va-t-il entraîner?
Le collectif 37 Notre santé en danger appelle les usagers à venir les rencontrer, les soutenir et défendre l’hôpital, il sera présent avec une pétition.
La prochaine réunion du collectif aura lieu le lundi 8 janvier à 18h dans une salle du passage Chabrier à côté de la mairie de St Pierre des Corps

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Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

Par ex à l’EHPAD de Loches où il n’y a plus d’infirmière de nuit, un partenariat a été fait avec une HAD qui couvre 35 établissements. Si un résident a besoin d’antalgique type morphinique qui ne peut être donné par une aide-soignante il doit attendre de longues heures pour être calmé le temps qu’une infirmière puisse être disponible ou bien le renvoyer aux urgences.

Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Soirée débat : Quel avenir pour l’hôpital ?

NewImage Le 20 décembre, le Collectif 37 notre Santé en Danger présenté son film « Clocheville à vendre ? », dans le cadre d’une soirée débat, « Quel avenir pour l’hôpital ? », organisée au cinéma les « Studio » de Tours.

140 personnes s'étaient déplacées, un succès pour une période très proche des fêtes.

NewImageLe débat était animé par la présidente du collectif Notre Santé en Danger et une infirmière de SUD du CHU dont il faut souligner le courage vu les menaces de la direction du CHU à l’encontre des salariés et syndicats pour qu’ils ne s’expriment pas publiquement sur les dangers concernant les plans de restructuration de l’hôpital.