La médecine du travail en danger, un enjeu collectif

La médecine du travail en danger, un enjeu collectif


Les nouvelles organisations du travail rendent malades de plus en plus de travailleurs.

Pourtant le droit d'alerte et de retrait des salariés est remis en cause par l'affaiblissement des prérogatives du CHSCT prévu par les dernières ordonnances sur le Code du Travail.

Presque à chaque fois on trouve à l’origine de la souffrance des salariés, une organisation provoquant la perte de sens du métier et le non-respect de ses valeurs; puis la négation des compétences, donc des individus, auxquels s’ajoute de plus en plus souvent la recherche effrénée de la productivité.

Les cadences sont de plus en plus élevées et les tâches désormais standardisées, normées, s’exécutent au mépris du corps et des esprits. Les psychopathologies du travail et les suicides se développent.

Le défaut d’obligation de sécurité de résultat des employeurs est en cause.

Les médecins ont une obligation de prévention médicale, de soins adaptés, de certificats pour ouvrir des droits médicaux sociaux. Pourtant, aujourd’hui, une coalition d’intérêts réactionnaires entre le patronat et l’ordre des médecins y fait obstacle via des plaintes d’employeurs devant l’ordre des médecins.

Elles sèment la peur auprès des médecins et font obstacle à leur devoir déontologique d'attester du lien santé-travail.

À la demande des entreprises mises en cause, le conseil de l’Ordre intimide les médecins du travail.
Sur cette base, à la demande d’employeurs, il multiplie intimidations et poursuites disciplinaires à l’encontre de praticiens spécialistes des risques psycho-sociaux, médecins du travail et psychiatres, pour avoir certifié à certains de leurs patients ce lien de causalité entre leurs conditions de travail et un trouble psychique.

Cela a été le cas, par exemple, pour:
Dans un prochain article, nous reviendrons sur le cas du docteur Huez

En attendant, voici quelques liens sur le sujet:

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés (Marie Pezé).

Pour une médecine du travail au service exclusif de la santé des travailleurs !

Médecine du travail : le Dr Huez condamné financièrement pour « résistance abusive »

La médecine du travail en danger

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Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

Par ex à l’EHPAD de Loches où il n’y a plus d’infirmière de nuit, un partenariat a été fait avec une HAD qui couvre 35 établissements. Si un résident a besoin d’antalgique type morphinique qui ne peut être donné par une aide-soignante il doit attendre de longues heures pour être calmé le temps qu’une infirmière puisse être disponible ou bien le renvoyer aux urgences.

Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Soirée débat : Quel avenir pour l’hôpital ?

NewImage Le 20 décembre, le Collectif 37 notre Santé en Danger présenté son film « Clocheville à vendre ? », dans le cadre d’une soirée débat, « Quel avenir pour l’hôpital ? », organisée au cinéma les « Studio » de Tours.

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NewImageLe débat était animé par la présidente du collectif Notre Santé en Danger et une infirmière de SUD du CHU dont il faut souligner le courage vu les menaces de la direction du CHU à l’encontre des salariés et syndicats pour qu’ils ne s’expriment pas publiquement sur les dangers concernant les plans de restructuration de l’hôpital.