Retour sur la grande manifestation contre les pesticides à Paris le 4 avril

Notre collectif a participé ce samedi 4 avril à la manifestation pour « un printemps bruyant », appelée par plus d’une centaine d’associations. Ce nom est une référence à l’ouvrage de Rachel CARSON «Printemps silencieux», paru en 1962, qui dénonçait déjà les méfaits des pesticides, en particulier le DDT, qui en détruisant les insectes, entraînait une forte diminution des oiseaux et attaquait les écosystèmes. Aujourd’hui c’est le retour de la loi Duplomb, qui provoque la colère, alors que d’autres alternatives existent pour une agriculture saine, pour la terre et les populations.

Notre collectif a participé ce samedi 4 avril à la manifestation pour « un printemps bruyant », appelée par plus d’une centaine d’associations. Ce nom est une référence à l’ouvrage de Rachel CARSON «Printemps silencieux», paru en 1962, qui dénonçait déjà les méfaits des pesticides, en particulier le DDT, qui en détruisant les insectes, entraînait une forte diminution des oiseaux et attaquait les écosystèmes. Aujourd’hui c’est le retour de la loi Duplomb, qui provoque la colère, alors que d’autres alternatives existent pour une agriculture saine, pour la terre et les populations.

Nous avons ainsi poursuivi notre soutien au COAADEP et à sa porte-parole Lilith, venue animer notre soirée CNP sur le chlordécone en janvier 2026 sur le thème: Le colonialisme nuit gravement à la santé

La manifestation très colorée, musicale et festive, est partie non loin du siège de BASF (grand groupe allemand de la chimie) pour se rendre porte de Clichy, devant le palais de justice de Paris, symbolisant l’idée d’amener ces grandes firmes polluantes au tribunal. Pour la 2ème année, l’utilisation massive des pesticides et leurs impacts sur la santé, l’environnement et tout le vivant, ont été dénoncé par les associations comme Extinction Rébellion, la LPO, les chercheurs et étudiants agronomes en lutte, Médecins du monde, Cancer Colère et bien sûr les représentants des Diasporas Solidaires avec les Victimes de l’Empoisonnement Colonial, de Guadeloupe et Martinique, où le chlordécone, pesticide interdit, a continué à être utilisé au profit des békés (descendants des colons esclavagistes) et de leur bananeraies, causant un empoisonnement de tous les écosystèmes et une contamination des populations qui se traduit par des taux records de cancer de la prostate par exemple, mais d’autres cancers ou pathologies sont malheureusement très communes chez les femmes et les enfants, en lien avec cet empoisonnement des sols, de l’eau et des cultures, qui pourrait durer encore 700 ans. Après plus de 20 ans de procédure ayant mené à un non-lieu en 2025, la Cour d’appel de Paris se prononcera le 22 juin sur une réouverture de l’enquête dans le procès du chlordécone.

C’était également l’occasion de dénoncer les liens entre les grandes familles de békés aux Antilles, en particulier la famille HAYOT, qui se sont enrichies et continuent de profiter de leur position dominante dans ces îles, (et dans toutes les colonies françaises et en Afrique), avec l’appui et l’aide des gouvernements successifs de Métropole.

Nous continuerons de faire connaître ce combat pour la santé des populations des anciennes colonies françaises, qui ont été exploitées et continuent de subir dans leur chair les conséquences cette exploitation.

RV le 26 avril pour le carnaval contre les pesticides !

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7 avril, journée mondiale de la santé : la lutte contre le COVID19 avant les intérêts privés !

Communiqué de la Coordination Nationale

Lure le 3 avril 2020

7 avril, journée mondiale de la santé : la lutte contre le COVID19 avant les intérêts privés !

La Coordination des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité est en colère ! Trois cent milliards d'euros promis aux entreprises, et pas uniquement aux plus petites, (les TPME, les artisans, les commerçants, les auto entrepreneurs ont vraiment besoin de soutien), et des miettes pour l'hôpital, des miettes pour la santé publique.

Dans une pétition lancée en 2017, nous disions « Stop à la catastrophe sanitaire annoncée. Exigeons l'accès aux soins pour toutes et tous. » Elle est toujours d'actualité et peut être signée sur https://www.mesopinions.com/petition/sante/stop-catastrophe-sanitaire-annoncee-exigeons-acces/37000.

La catastrophe sanitaire est là ! Les mesures d'économies sont venues à bout des réserves de masques. Les soignants, les personnels des EHPAD, des services d'aides à domicile se trouvent démunis. Les fermetures de lits, de services, le manque de matériel ont réduit les capacités de notre système de santé qui n’est plus en mesure de répondre à la crise.

Les remarques sur le respect du confinement se multiplient. Arrêtons de faire porter sur la population la responsabilité de la crise sanitaire ! La gestion de la crise est calamiteuse. Les mensonges et sous estimations permanents affaiblissent la confiance de la population, créent un espace aux fakenews, La vraie responsabilité est celle de nos gouvernants, des députés qui les soutiennent, qui ont limité les dépenses de santé et laminé les hôpitaux publics.

Les appels aux dons se multiplient. La vraie solidarité, c'est celle de la sécurité sociale. Le gouvernement doit arrêter de la mettre en difficulté à travers des exonérations de cotisations de plus en plus massives. La crise va coûter cher à la Sécurité Sociale (rien que pour l’Agence Nationale de Santé Publique, 4 milliards) : les assurés n’ont pas à en subir les répercussions.

La limitation des dépenses de santé par la loi de financement de la sécurité sociale et l'ONDAM (objectif national des dépenses d'assurance maladie) n’a plus lieu d'être. Les dépenses de santé doivent pouvoir répondre aux besoins exprimés par les soignants et les patients des territoires, aujourd'hui pour le Covid et demain pour nos vies. Pour cela il devient de plus en plus urgent de nous réapproprier la gestion de la Sécurité Sociale et de mettre en œuvre toutes les mesures pour augmenter ses recettes.

Car il faut rouvrir des lits, des services, créer des emplois à l'hôpital, revaloriser les salaires des personnels, condition pour que les postes soient pourvus.

La crise montre l'importance des hôpitaux de proximité, de la médecine de ville : il faudra en tenir compte. Et nous continuerons à lutter pour un hôpital public de proximité, alors qu’il semble que les ARS et l’hospitalisation privée profitent de la crise pour accélérer l’organisation de l’hospitalisation telle qu’annoncée par la loi « ma santé 2022 » avec des fermetures de services et la valorisation du secteur privé, avec tous les risques de dépassement d’honoraires et de frais administratifs.

Dans son discours guerrier en Anjou, le président de la République annonce, avec retard, des mesures de production industrielle pour la santé. Mais il ne semble toujours pas avoir compris que les matériels médicaux et les médicaments devraient être soustraits aux intérêts privés, que la recherche publique doit être démultipliée !

C'est la politique de santé conduite hier et poursuivie aujourd’hui qui augmente le nombre de nos drames et de nos morts.

L’après coronavirus commence dès maintenant : le 7 avril, journée mondiale de la santé, avec le Réseau Européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale, nous disons stop à la privatisation de la santé et de la protection sociale et en exigeons les moyens. Nous appelons la population à le revendiquer par toutes les formes compatibles avec le confinement actuel et à amplifier cette exigence par la suite.