Restructuration de la psychiatrie à Tours: les premiers couacs
Le 5 juin, les personnels de psychiatrie D étaient rassemblés devant la direction du CHRU de Tours. En cause, l'installation de la géronto-psychiatrie depuis le 2 juin au sein de la psychiatrie classique adulte au sein de l'unité Gauguin. Depuis ce jour, le personnel est en grève à l'appel de la CGT et de SUD.
La reconfiguration de cette unité pose des problèmes car les personnes âgées atteintes de troubles psychiques de plus de 65 ans demandent plus de soins somatiques et les locaux ne sont pas adaptés: pas d'accès aux salles de bain en fauteuil roulant, pas de sonnettes dans les chambre. De plus, au passage la direction transforme un poste d'infirmier.ère en poste d'aide-soignant.e.
La création d'un service qui répondrait aux besoins des personnes âgées de psychiatrie n'est pas en cause, mais pas si elle se fait aux détriments des autres patient.es et dans de mauvaises conditions pour les personnes accueillies et pour les autres.
Cette restructuration rentre dans le cadre d'un regroupement des psychiatries adultes d'ici la fin de l'année avec à la clé 84 lits supprimés. Ce n'est donc pas un progrès, ni pour les patient.es ni pour les soignant.es; c'est pourquoi notre collectif est venu soutenir la lutte du personnel de psychiatrie et leur proposer d'intervenir à la soirée-débat après le film "Sauve qui peut" qui passait le soir aux Studio
Contre le racisme, le fascisme et les violences d'état à Tours comme dans de nombreux endroits en France.
À un moment où l'extrême droite est banalisée, et où le RN visait à rentrer au conseil municipal, 600 à 700 manifestant.es dont beaucoup de jeunes ont crié leur refus de l'exclusion des immigré.es, du fascisme, de l'impunité policière et leur solidarité avec les peuples opprimés. Des interventions ont été faites en solidarité avec le peuple palestinien pour le collectif de solidarité Palestine 37. Une autre du collectif de solidarité Kanaky 37 a lancé l'appel à la manifestation à Paris le 21 février.
La chorale la petite rouge de Touraine a entamé des chants antifascistes.
À l'occasion de la "Mêlée NEXEM", rencontre entre le NEXEM qui regroupe les employeurs de la convention collective 66 et les partenaires sociaux, plus de 200 représentants du personnel se sont retrouvés dehors à l'appel d'une intersyndicale de la profession pour manifester et défendre la reconnaissance de leur travail et les intérêts des personnes bénéficiaires. Ils venaient du département mais aussi de la région, le Cher, Orléans, mais aussi plus loin de Pau, de Nice.
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Voilà : c'est fait.
Et un grand MERCI !!!!