Manif de soutien aux grévistes de l'ADMR le 18 février à Blois

Merci à Pascal Vallée pour ses photos artistiques en noir et blanc.

Après bientôt 2 mois de grèves, "les femmes debout" de l'ADMR de Blois avaient organisé avec leur syndicat CGT un rassemblement de soutien devant le conseil départemental qui s'est transformé en manifestation d'une centaine de personnes jusqu'au siège de l'ADMR. Elles ont été rejointes par les ouvriers de Tecalemit en grève contre le plan social qui touche leur entreprise. 

Le collectif 37 Notre Santé en Danger qui  fait connaître cette lutte depuis le début, est venu manifester son soutien avec une belle banderole.

Ana, représentante des grévistes de l'ADMR, a dénoncé le mépris que leur renvoient leurs dirigeants, renforçant leur colère. 

Leur banderole, "Celles qui prennent soin de nos chers Papis et Mamis doivent être augmentées" témoignait de leurs liens avec les usagers dont elles s'occupent et de l'engagement qu'elles mettent dans leur métier. 

La représentante de la fédération nationale CGT des organisme sociaux a apporté son soutien à cette lutte.

Une féministe a rappelé la lutte du 8 mars et d'autres luttes de travailleuses, victorieuses en Espagne après un long face à face.

Leur lutte doit être soutenue pour les droits des travailleurs.ses et les droits des femmes qui ne veulent plus être méprisées et invisibles. 

La manifestation s'est terminée par un moment convivial de partage de bon gâteaux préparés par les grévistes.

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Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

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Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Soirée débat : Quel avenir pour l’hôpital ?

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NewImageLe débat était animé par la présidente du collectif Notre Santé en Danger et une infirmière de SUD du CHU dont il faut souligner le courage vu les menaces de la direction du CHU à l’encontre des salariés et syndicats pour qu’ils ne s’expriment pas publiquement sur les dangers concernant les plans de restructuration de l’hôpital.