Le 16 juin sera une journée historique de mobilisation dans la santé
après l’épidémie du coronavirus au début de laquelle
les personnels dans les hôpitaux, les EHPAD et les services à domicile ont pris soin des malades et des personnes dépendantes sans protection.
Rendez-vous le mardi 16 juin à 15H place Jean Jaurès
À l'occasion du 7 avril, journée mondiale de la santé, une banderole revendicative a été accrochée sur les grilles de l'hôpital Bretonneau (CHRU de Tours)
Le Collectif avait proposé cette initiative à l'intersyndicale, dans le cadre de la campagne pour exiger des protections et des tests pour tous les soignants.
Cette banderole a pu être mise face à celle de la direction de l'hôpital: "Merci pour vos Merci", celle-ci faisant dans le même temps appels aux dons pour soutenir les équipes du CHU. Sachant qu'avec le plan de restructuration COPERMO, c'est déjà 130 lits qui ont été supprimés ainsi que les postes correspondants, et que cette restructuration n'est pas terminée, au lieu de faire appel à la charité, nous appelons plutôt la population à défendre son hôpital public pour qu'il ait les moyens de soigner et d’accueillir toute la population.
Selon le baromètre 2026 de France Assos Santé quatre Français.e.s sur 10 ont un des difficultés pour obtenir un rendez-vous médical au cours des douze derniers mois écoulés. C’est encore moins bien que les années précédentes. Et quand un rendez-vous est obtenu, le délai en est trop long, ou encore il n’est obtenu qu’avec un praticien libéral pratiquant des dépassements d’ honoraires, de plus en plus fréquents y compris pour 50 % des malades en affection longue durée ( ALD ) dont le suivi et le traitement sont indispensables.
Le collectif 37 notre santé en danger appelait comme tous les ans à participer à la mobilisation du 1er mai.
La manifestation a réuni environ 2000 personnes venues particulièrement dénoncer les attaques indécentes du gouvernement contre ce jour férié chômé et payé, héritage historique des luttes ouvrières. La banderole de tête exigeait la paix entre les peuples.
Le film commence par un bilan sanitaire de la pollution d’origine agricole et raconte ensuite l’histoire du village de Barjac, dans le Gard, au pied des Cévennes, où le maire a décidé de faire face en faisant passer la cantine scolaire en Bio.
Les professeurs Charles Sultan, prix mondial d’endocrino-pédiatrie en 2011, responsable du groupe INSERM CHU de Montpellier (1, 2 et 3) et Dominique Belpomme, cancérologue et président de l’ECERI, l’Institut Européen de recherche sur le cancer et l’environnement (1), participent à ce bilan et dénoncent les effets des pesticides sur la santé. Tous les deux demandent, au nom de la survie de l’espèce, l’interdiction pure et simple des produits chimiques utilisés, en grande majorité, par l'agriculture productiviste.
Le film rappelle que :
- Chaque année en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement.
- Au moins 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation.
- Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
- En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme
- Le déclin spermatique, indice de la fécondité, est de 50% en 50 ans
Le débat qui suivit fut vif entre agriculteurs « dits conventionnels » et ceux « passés en bio », étant entendu que ce sont les premiers qui utilisent, au nom de la production, la très grande majorité des produits chimiques: pesticides (dont le tristement fameux glyphosate) et engrais (azote, phosphates, potasse et nitrates) qui polluent l’air, l’eau des nappes phréatiques et les sols et qui se retrouvent dans nos assiettes.
Il n'est pas question ici de faire le procès de ces agriculteurs productivistes, « dits conventionnels » qui sont souvent les premières victimes de leurs épandages. S'ils continuent à utiliser des produits qui nous empoissent mais qui les empoissent également, eux et leurs proches, c'est parce qu'ils sont devenus les otages d’un « agro-business » qui ne respecte rien.
Ils sont souvent lourdement endettés, très isolés et totalement dépendants de fortes subventions pour vivre.
Comment, en 70 ans, sommes-nous passés d’une production paysanne qui « faisait du bio sans le savoir » à l’agriculture productiviste actuelle ?
Cette dérive dramatique est racontée dans l'excellent livre de P. Bitoun & Y. Dupont, "le sacrifice des paysans".
Heureusement, de plus en plus d'agriculteurs en ont assez et décident de rompre avec ce mode de production « mortifère » en renonçant à l'usage des produits chimiques, dits « phytosanitaires », qui sont en réalité des poisons. Car des solutions existent, mais leur mise en oeuvre nécessite souvent beaucoup d'efforts, d'imagination et de courage. Heureusement, ceux qui s'engagent dans cette voie sont soutenus, au niveau régional, par des organisations professionnelles responsables telles que Terres de liens, pour l'achat et la redistribution des terres, Impac37 l'Adear37, le Gabbto, l'Alter'énergies, Atable, et la Confédération Paysanne pour l'aide à l'installation et le conseil. Mais ils sont surtout soutenus par une demande croissante des consommateurs qui doivent maintenant faire entendre leur voix.
Label énergies locales le film documentaire de Damien Mansion actuellement en préparation (et en cours de financement sur la plateforme Ulule) compte bien expliquer comment «Autour de l’installation de "nouveaux paysans" maraichers sur l’agglo de Tours, c’est toute une économie locale et collaborative qui se met en place »
Mais le lobby des pesticides « veille aux grains » ou plutôt à ses énormes intérêts en déployant les grands moyens pour nier la dangerosité de ses produits et faire croire que « les pesticides sont une assurance récolte pour les paysans ».
La suppression des aides au maintien de l'agriculture bio, après trois ans d'installation et cela dès 2018, est un nouveau coup dur porté à la filière par le gouvernement, en accord avec la FNSEA. En effet, la conversion en bio demande plusieurs années pour être rentable et au bout de trois ans, une telle exploitation est encore bien fragile.
Serait-ce une ultime manoeuvre de la FNSEA pour ramener les « brebis égarées au bercail »? et quid de l'environnement!
Mercredi 25 octobre 2017, la Commission Européenne n’est pourtant pas parvenue, une fois de plus, à rallier le nombre nécessaire de gouvernements européens pour renouveler l’autorisation du glyphosate. Mais la position du gouvernement français, est des plus confuses et la crédibilité de Nicolas Hulot en sort encore un peu plus affaiblie, alors: « que fait Nicolas Hulot dans ce gouvernement? »
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Et un grand MERCI !!!!