Nous voulons des moyens pour la santé et un accès aux soins pour tous et toutes

Le collectif 37 Notre Santé en danger demande des moyens pour la santé et un accès aux soins pour tous et toutes.

Le 6 juillet, Edouard Philippe a annoncé des mesures qui rendent plus difficile l'accès aux soins pour les étrangers : une période de carence de trois mois sera appliquée pour les demandeurs d’asile, alors qu'ils peuvent aujourd’hui accéder à la Sécurité sociale de base (PUMa) dès le dépôt de leur demande et des restrictions pour bénéficier de l'AME sont mises en place,comme l'accord préalable de la Sécurité Sociale pour les soins non urgents. Cette Aide Médicale d'Etat est  initialement destinée à permettre l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière, sous conditions de résidence et de ressources. Les étrangers sans-papiers ainsi que les personnes déboutées de leur demande d’asile ne pourront prochainement bénéficier d’un maintien de leur protection maladie que pendant six mois au lieu de douze auparavant.

Ces délais de prise en charge peuvent être graves aussi bien pour la personne que pour la santé publique, des maladies comme la tuberculose demandent à être soignées le plus tôt possible.

Derrière ces attaques contre les plus vulnérables, le gouvernement veut faire croire que ce sont ces prises en charge qui sont responsables du "déficit de la sécurité sociale" et non l'asséchement des ressources dues aux exonérations de cotisations patronales ou les dépenses faramineuses de médicaments qui augmentent les profits des industries pharmaceutiques.

Il remet en cause  le principe de l'accès aux soins pour tous et toutes, qui représente déjà une difficulté pour des raisons financières ou de désertification médicale et il fait le lit de l'extrême droite en opposant une partie de la population contre l'autre.

Avec les fermetures de lits, de services et même d’hôpitaux et l'insuffisance de moyens matériels et humains, c'est une grande partie de la population qui éprouve des difficultés pour accéder aux soins.

Le collectif santé réaffirme sa volonté de défendre un accès aux soins pour toutes et tous avec ou sans papiers et appelle à  participer à la manifestation pour la santé le 14 novembre à 15h place Jean Jaurès aux côtés des professionnel-les de santé. Les usagers et les usagères doivent prendre leur droit à la santé en mains!

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Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

Par ex à l’EHPAD de Loches où il n’y a plus d’infirmière de nuit, un partenariat a été fait avec une HAD qui couvre 35 établissements. Si un résident a besoin d’antalgique type morphinique qui ne peut être donné par une aide-soignante il doit attendre de longues heures pour être calmé le temps qu’une infirmière puisse être disponible ou bien le renvoyer aux urgences.

Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Soirée débat : Quel avenir pour l’hôpital ?

NewImage Le 20 décembre, le Collectif 37 notre Santé en Danger présenté son film « Clocheville à vendre ? », dans le cadre d’une soirée débat, « Quel avenir pour l’hôpital ? », organisée au cinéma les « Studio » de Tours.

140 personnes s'étaient déplacées, un succès pour une période très proche des fêtes.

NewImageLe débat était animé par la présidente du collectif Notre Santé en Danger et une infirmière de SUD du CHU dont il faut souligner le courage vu les menaces de la direction du CHU à l’encontre des salariés et syndicats pour qu’ils ne s’expriment pas publiquement sur les dangers concernant les plans de restructuration de l’hôpital.