Le personnel de l’Hôpital de Vierzon poursuit sa mobilisation

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La rencontre du 24 octobre 2018 entre le maire de Vierzon et l’intersyndicale avec l'ARS à Orléans soutenus par 150 manifestants venus en grande partie de Vierzon, n'a pas eu les résultats escomptés.

Depuis 136 jours de grève et 37 jours de campement dans la cour de l’Hôpital, ils demandaient :

  • le maintien de la maternité,
  • la rénovation du bloc opératoire et du service de chirurgie,
  • l'apurement de la dette,
  • la non fermeture de services et l’arrêt des suppressions de postes.

La directrice de l’ARS a confirmé le maintien de la maternité mais sans s’engager sur le reste, entre autre la rénovation du bloc ; or, si jamais le bloc ferme, la maternité ne pourra pas se maintenir.

Le personnel a donc décidé de continuer la lutte et 2 agents hospitaliers ont entamé une grève de la faim le dimanche 28 octobre.

Le Collectif Santé 37 : Notre Santé en Danger assure le personnel en lutte de son soutien.


Pierre et Olivier, deux agents de l'hôpital de Vierzon, ont décidé d'entamer une grève de la faim pour défendre le maintien de tous les services de l'établissement.

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SMG

Nous reproduisons ici le communiqué du 25 février 2020 du syndicat de la Médecine Générale appellant à rejoindre le rassemblement de soutien au Dr Nayt, psychiatre, ce mercredi 26 février à partir de 8h45 pour son procès en appel devant la chambre disciplinaire du Conseil national de l'Ordre des médecins. 

Le Collectif 37 : Notre Santé en Danger appelle à relayer très largement ce communiqué.

Le SMG, comme d'autres organisations (cf. le communiqué de presse interorganisations joint) appelle à rejoindre le rassemblement de soutien au Dr Nayt, psychiatre, ce mercredi 26 février à partir de 8h45 pour son procès en appel devant la chambre disciplinaire du Conseil national de l'Ordre des médecins.
 
Elle a été condamnée en première instance à 3 mois d'interdiction d'exercice dont 1 ferme pour avoir établi un lien de causalité entre l'état de santé d'un patient et ses conditions de travail au sein de l'entreprise Bouygues. Cette dernière, à l'origine de la plainte, a renoncé à toute procédure après sa condamnation par le Conseil des prud'hommes et la Cour d'appel de Versailles à verser au patient 25 000 € de dommages et intérêts, pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 3 000 € pour préjudice de santé. Mais le Conseil départemental de l'Ordre des médecins s'obstine lui à vouloir faire condamner le  Dr Nayt.
 
Il ne s'agit pas d'un phénomène isolé, mais bien d'une volonté explicite de l'Ordre des médecins, au profit des employeur.euse.s, de réduire au silence par une politique répressive visant à intimider des soignant.e.s qui ne font que leur travail dans le respect de leur éthique professionnelle. 
 
C'est pourquoi nous demandons :

  • l'abandon des poursuites contre Gaëlle Nayt en particulier,
  • l'interdiction de la recevabilité des plaintes des employeur.euse.s (tiers à la relation soignant.e-soigné.e) devant l'Ordre des médecins en général,
  • la suppression des chambres disciplinaires ordinales qui font encore une fois la preuve de leur nocivité.
  • initialement publié sur le site du Syndicat de la Médecine Général, le vendredi 25 février 2020.