Intervention au conseil de surveillance du CHU de Tours

Ce matin, jeudi 22 juin 2018, une quarantaine de représentants du personnel des services en lutte de l’hôpital de Tours (pneumologie, urgences, réanimation médicale et kinés) avec les syndicats Sud et CGT et le soutien de FO sont intervenus au conseil de surveillance du CHU de Tours pour dénoncer leurs conditions de travail dégradées et aggravées par les restructurations. Ils ont exprimé leurs revendications en démontrant les conséquences, pour le personnel et les patients, des suppressions de personnel, du passage en 12h pour la réanimation et du manque de kinésithérapeutes.
Cette instance est consultative mais rassemble les décideurs administratifs et politiques de la région et du département : le maire de Tours (président du conseil de surveillance), la direction de l’hôpital, les représentants de l’Agence régionale de santé, du département et de la région.
Pour les usagers, le collectif 37 « Notre santé en danger » a remis, à cette occasion, sa pétition de défense de l’hôpital, contre les restructurations qui imposent les suppressions de postes, les fermetures de lits et de sites, avec à ce jour 1650 signatures, ainsi que sa lettre ouverte à la directrice qui avait refusé de les recevoir.
Pour l’instant ces revendications n'ont pas reçu de réponse sauf l’accord du Maire de recevoir le personnel et d'intervenir auprès de la ministre pour les kinés.
À l'occasion de la "Mêlée NEXEM", rencontre entre le NEXEM qui regroupe les employeurs de la convention collective 66 et les partenaires sociaux, plus de 200 représentants du personnel se sont retrouvés dehors à l'appel d'une intersyndicale de la profession pour manifester et défendre la reconnaissance de leur travail et les intérêts des personnes bénéficiaires. Ils venaient du département mais aussi de la région, le Cher, Orléans, mais aussi plus loin de Pau, de Nice.
Contre le racisme, le fascisme et les violences d'état à Tours comme dans de nombreux endroits en France.
À un moment où l'extrême droite est banalisée, et où le RN visait à rentrer au conseil municipal, 600 à 700 manifestant.es dont beaucoup de jeunes ont crié leur refus de l'exclusion des immigré.es, du fascisme, de l'impunité policière et leur solidarité avec les peuples opprimés. Des interventions ont été faites en solidarité avec le peuple palestinien pour le collectif de solidarité Palestine 37. Une autre du collectif de solidarité Kanaky 37 a lancé l'appel à la manifestation à Paris le 21 février.
La chorale la petite rouge de Touraine a entamé des chants antifascistes.
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Et un grand MERCI !!!!