Communiqué de soutien aux mobilisations

Lure, le 11 Mai 2018.


15 mai, Marche Blanche des Hôpitaux en lutte
22 mai, journée de grève des fonctionnaires
26 mai, Convergence des luttes
23 juin, Initiative Nationale de la Coordination Nationale des mobilisations grandissantes pour les services publics du XXI ème siècle

Les mobilisations pour la défense des services publics et notamment hospitaliers sont en cours ou en devenir.
Face aux attaques sans précédent contre les hôpitaux, la SNCF, la fonction publique, les personnels, les élus, les usagers refusent de laisser faire.
Dans le secteur hospitalier, à Clamecy, Decize, Gray, Saint Claude, en Bretagne, à Ruffec, Creil, dans toute la France des mobilisations convergentes résistent à cette politique régressive et quelquefois en remportant des succès comme en Bourgogne Franche-Comté ou dans le Grand Est.
Partout ailleurs des mobilisations massives sont en cours à la SNCF, dans les universités, dans la fonction publique d’une façon générale.
Loin d’être dépassé, le service public est une idée d’avenir pour renforcer les solidarités et la cohérence territoriale dans le pays, répondre aux défis sociaux de notre temps.
Chaque lutte réaffirme la place essentielle des services publics dans notre société.
Ces luttes traduisent le malaise, les insatisfactions, les souffrances des personnels, de la population et l'écart entre les besoins et les décisions gouvernementales .
La Coordination Nationale soutient ces mouvements et appelle ses comités à être présents dans ces mobilisations pour :
  • des services publics de santé de proximité
  • une politique de santé élaborée démocratiquement
  • la fin des fermetures de services et de lits dans les hôpitaux
  • une véritable politique de protection sociale
  • des solutions efficaces et pérennes pour solutionner les déserts médicaux, ruraux , dans les quartiers et hospitaliers
  • la remise en cause du numérus clausus et la régulation des installations des professionnels de santé
Le CA de la Coordination Nationale


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Le 16 mai rassemblement pour les EHPAD à Tours

Une 60ne de personnels et usager.es se sont rassemblés le 16 mai devant l’ARS départemental de Tours à l’appel des organisations syndicales, FO , CFE CGC acteurs santé, SUD santé sociaux et le collectif 37 Notre Santé en Danger.

Un rendez-vous avait lieu avec la directrice départementale de l’ARS et son adjointe pour exiger des conditions de travail décentes et des prises.

Le collectif santé a demandé des précisions sur le budget alloué aux département sachant qu’il y a des annonces contradictoires : 10 milliards + 10 milliards d’économies prévues en 2024 sur les services publics, les hôpitaux, la sécu les collectivités locales et d’un autre 650 millions d’€ annoncés le 23 avril pour les EHPAD et la loi bien vieillir du 8 avril 2024 qui fait beaucoup de promesses.

 La loi bien vieillir notamment qui prétend lutter contre les maltraitances dédouane à bon compte le gouvernement en favorisant les signalements, alors qu’il faudrait d’abord mettre fin à la maltraitance institutionnelle qui oblige le personnel à courir pour s’occuper des résidents. Comment accueillir des animaux quand il y a déjà du manque de personnel?

Rien n'est dit sur le nombre de personnels par résident, la formation de ce personnel, l'encadrement des bénéfices des EHPAD privés ; comment éviter la maltraitance institutionnelle dans ces conditions?

Le prix des EHPAD est tel qu'une partie de la population ne peut même pas envisager d'y aller.

La directrice a répondu que c’était trop tôt ou trop tard mais qu’elle ne pouvait nous dire les moyens alloués aux départements.

 Par contre, elle met tous les dysfonctionnements sur le dos des directions d’établissements qui ne gèrent pas bien les moyens alloués.

Par ex à l’EHPAD de Loches où il n’y a plus d’infirmière de nuit, un partenariat a été fait avec une HAD qui couvre 35 établissements. Si un résident a besoin d’antalgique type morphinique qui ne peut être donné par une aide-soignante il doit attendre de longues heures pour être calmé le temps qu’une infirmière puisse être disponible ou bien le renvoyer aux urgences.

Quand on réduit les fonds des services publics, des collectivités locales comment permettre aux EHPAD de fonctionner correctement ?

Les personnels ont décrit leurs conditions de travail et la perte de sens qui leur fait pour une partie quitter ce travail.

Au total, plus d’une soixantaine de personnes des différentes EHPAD du département est venue pour exiger de meilleures conditions de travail et de soins avec l’intersyndicale. L’épuisement du personnel rend difficiles aussi les conditions de lutte, c’est pourquoi il est important d’élargir le soutien. A noter qu’aux côtés du collectif santé une délégation d’étudiant.es de la FSE est venue soutenir cette lutte.

Cette mobilisation est une étape pour aller plus loin en prévision de nouvelles initiatives

Collectif 37 Notre santé en danger
collectifsante37@gmail.com

Soirée débat : Quel avenir pour l’hôpital ?

NewImage Le 20 décembre, le Collectif 37 notre Santé en Danger présenté son film « Clocheville à vendre ? », dans le cadre d’une soirée débat, « Quel avenir pour l’hôpital ? », organisée au cinéma les « Studio » de Tours.

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NewImageLe débat était animé par la présidente du collectif Notre Santé en Danger et une infirmière de SUD du CHU dont il faut souligner le courage vu les menaces de la direction du CHU à l’encontre des salariés et syndicats pour qu’ils ne s’expriment pas publiquement sur les dangers concernant les plans de restructuration de l’hôpital.