Le colonialisme nuit gravement à la santé

C’est sous ce titre que s’est tenue à Tours la soirée organisée au CNP, Cinéma National Populaire, au cinéma les Studio, avec le collectif 37 Notre Santé en Danger et le Collectif de soutien au Peuple Kanak 37.

C’est sous ce titre que s’est tenue à Tours la soirée organisée au CNP, Cinéma National Populaire, au cinéma les Studio, avec le collectif 37 Notre Santé en Danger et le Collectif de soutien au Peuple Kanak 37.

La centaine de personnes présentes se rappellera longtemps de cette soirée, marquée par les témoignages poignants présentés aussi bien dans le film que par l’intervenante.

Celle-ci, Lilith, porte-parole du COAADEP, Collectif des Ouvriers Agricoles et de leur Ayant droits Empoisonnés par les Pesticides, a tordu le cou aux représentations idylliques de la Martinique vantées pour les touristes. Depuis 1635 où elle est devenue possession française, l’île a connu l’esclavage réglementé par le code noir en 1685, supprimé seulement en 1848. L’oppression coloniale a continué, mise en œuvre par les békés, grands propriétaires terriens de l’île et anciens propriétaires d’esclaves, qui ont amassé des fortunes considérables. Ils ont continué à exploiter sans vergogne les travailleurs-ses dans les plantations de sucre ou de bananes. L’utilisation de chlordécone, produit toxique pour lutter contre le charançon dans les bananeraies a été imposée aux ouvrier.ères sans moyens de protection même après qu’il soit interdit en France. Les îles sont polluées pour des centaines d’années car le produit est très stable, avec contamination de la population, de la terre et de l’eau.

La lutte se mène avec le COAADEP pour demander reconnaissance du préjudice, réparation et décontamination de l’environnement. Lilith a insisté sur le mépris particulier vis à vis de la population des Caraïbes avec plus de 90 % de Martiniquais et Guadeloupéens intoxiqués par le chlordécone. Malgré cela, la justice française a rendu un non lieu le 5 janvier 2023. Les parties civiles ont fait l’appel.La Cour de Paris se prononcera le 23 mars 2026 sur la réouverture de l’enquête.

Elle a appelé aussi à venir soutenir leur action à Paris le 4 avril prochain, dans la manifestation nationale contre les pesticides.

Une exposition dans le hall des Studio, expliquait le contexte de cette intoxication au chlordécone et aussi le même mépris de la colonisation française en Kanaky Nouvelle Calédonie, vis-à-vis de la population autochtone avec l’exemple de l’exploitation du nickel et de ses dégâts sur l’environnement.

Le film, Décolonisons l’écologie de Cannelle Fourdrinier peut-être vu sur You-tube :

https://www.youtube.com/watch?v=v9wBM4y-0l8

Photos de la soirée

Exposition sur la Kanaky Nouvelle Calédonie

Exposition sur le chlordecone

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